Le programme d’activités de votre ESI

C’est le document par rapport auquel la CNMV vérifie tout le reste : services, instruments, type de clientèle, organisation, moyens et externalisations. Nous le rédigeons en cohérence avec votre activité réelle et prêt pour ses modifications futures.

Vous préparez ou modifiez un programme d’activités ?

Dites-nous quels services vous souhaitez fournir et nous vous indiquons comment les formuler sans déclencher d’exigences inutiles.

  • +50 entités conseillées
  • Réponse sous 24 h
  • Sans engagement
Capital des EAF et des sociétés de gestion
75 000 €
Capital d’une agencia de valores
150 000 €
Capital d’une sociedad de valores
750 000 €
Texte de référence
Loi 6/2023

Qui nous demande un programme d’activités

Quatre situations réelles dans lesquelles ce document décide du sort du dossier ou de l’entité déjà agréée.

Promoteur d’EAF

Le fondateur qui dépose son premier dossier

« Mon business plan était très clair, mais en le traduisant en programme d’activités, nous avons découvert que mon application faisait des choses relevant d’un autre statut. Mieux vaut le voir avant qu’au moment d’une demande d’informations. »

ESI en expansion

L’agencia de valores qui veut ajouter des services

« Nous voulons ajouter le placement d’émissions à notre activité. Cela ne s’improvise pas : c’est une modification du programme à déposer auprès de la CNMV, avec de nouveaux moyens et de nouveaux contrôles. »

Compliance

Le responsable qui repère des écarts

« Lors de la revue annuelle, nous avons constaté que l’activité réelle ne correspondait plus au programme approuvé. La régulariser à temps nous a évité d’arriver à une inspection avec cet écart ouvert. »

Société de gestion

L’équipe issue de la gestion discrétionnaire

« Pour monter la société de gestion de portefeuille, on nous a demandé de décrire nos moyens techniques et humains avec un niveau de détail que nous n’attendions pas. Le programme est ce qui nous a épargné le plus de demandes d’informations. »

Les trois défauts qui condamnent un programme d’activités

Presque toutes les demandes d’informations de la CNMV sur ce document répondent aux mêmes schémas. Les repérer avant le dépôt évite des séries entières de régularisations.

Incohérence interne : le plan financier projette des revenus d’un service que le programme ne prévoit pas, ou l’organigramme attribue des fonctions à des personnes que la section sur les moyens ne mentionne pas. La CNMV recoupe tous les documents entre eux.

Programme maximaliste : demander des services « au cas où » relève le statut requis, le capital et les contrôles exigés. Chaque activité déclarée doit s’accompagner de moyens réels pour l’exercer.

Opérer hors du programme : lancer un service ou un instrument non prévu sans avoir déposé au préalable la modification laisse l’entité exercer une activité sans couverture, avec des conséquences en matière de supervision et de sanctions.

Les trois blocs du programme d’activités où se joue l’agrément
Bloc du programme Ce qu’il doit refléter Erreur typique
Services, instruments et clientèle Les services d’investissement et services auxiliaires exacts, les instruments sur lesquels ils seront fournis et le type de clientèle (non professionnelle, professionnelle, contrepartie éligible), alignés sur le business plan. Déclarer des services qui ne seront pas fournis « pour avoir de la marge » : ils font grimper capital, organisation et exigences sans revenus pour les justifier.
Organisation et moyens Un organigramme réel, des fonctions de contrôle avec des titulaires identifiés, et des moyens techniques et humains proportionnés à l’activité déclarée. Décrire une structure d’effectifs qui n’existe pas, ou confier compliance, risques et audit à des personnes sans disponibilité ni compétences démontrables.
Délégations et externalisations Quelles fonctions sont externalisées, auprès de quel prestataire, et comment l’entité conserve le contrôle et la responsabilité de ce qui est délégué. Externaliser des fonctions critiques sans contrats, sans suivi et sans capacité interne de supervision : la responsabilité ne se délègue jamais.

Votre programme d’activités, sans faille

Nous le rédigeons à partir de votre activité réelle : nous délimitons services et instruments, dimensionnons moyens et organisation, structurons les externalisations et livrons un document prêt à servir de référence à la CNMV pour vérifier le reste du dossier sans y trouver de faille.

Programme d’activités : vos questions fréquentes

Qu’est-ce exactement que le programme d’activités ?

C’est le document du dossier d’agrément qui décrit ce que l’entité va faire et avec quels moyens : services d’investissement et auxiliaires, instruments financiers, type de clientèle, organisation interne, moyens techniques et humains, et délégations ou externalisations prévues.

Dans le cadre de la loi 6/2023 et du RD 813/2023, il fait office de carte officielle de l’entité : il définit le périmètre dans lequel elle est autorisée à opérer.

Pourquoi dit-on que la CNMV vérifie tout par rapport à lui ?

Parce que c’est littéralement sa méthode de revue. Le superviseur recoupe le programme avec le plan financier (les revenus projetés proviennent-ils des services déclarés ?), avec l’honorabilité et la compétence des dirigeants (connaissent-ils ce que l’entité dit vouloir faire ?), avec les politiques MiFID II (couvrent-elles les services et instruments du programme ?) et avec les moyens décrits.

Toute contradiction entre documents entraîne une demande d’informations. C’est pourquoi il convient de rédiger d’abord le programme et de construire le reste du dossier à partir de lui, et non l’inverse.

Quel contenu minimal doit-il comporter ?

Les blocs essentiels sont les suivants :

  • Services et activités : quels services d’investissement et auxiliaires seront fournis.
  • Instruments financiers : sur quels produits chaque service sera fourni.
  • Type de clientèle : non professionnelle, professionnelle ou contrepartie éligible, et canaux de prospection.
  • Organisation interne : structure, gouvernance et fonctions de contrôle.
  • Moyens techniques et humains : équipe, systèmes et outils concrets.
  • Délégations et externalisations : ce qui est confié à l’extérieur et comment cela est contrôlé.
Le programme détermine-t-il le capital dont j’ai besoin ?

Indirectement, oui : les services que vous déclarez déterminent le statut, et le statut entraîne le capital initial du régime prudentiel IFR/IFD. À titre indicatif : une EAF ou une société de gestion de portefeuille partent de 75 000 €, une agencia de valores de 150 000 € et une sociedad de valores de 750 000 €.

D’où le coût réel du programme maximaliste : chaque service ajouté « au cas où » peut relever le statut nécessaire et, avec lui, le capital, la structure et les obligations permanentes. Nous l’expliquons aussi dans comment créer une EAF.

Que se passe-t-il si je fournis un service qui ne figure pas dans mon programme ?

Vous opérez hors du périmètre de votre agrément. Selon le service concerné, cela peut aller d’un manquement organisationnel à la fourniture d’un service d’investissement réservé sans couverture, que la loi qualifie d’infraction très grave.

La règle pratique est simple : avant de lancer un nouveau service, instrument ou canal, vérifiez s’il entre dans le programme approuvé ; sinon, la modification est déposée auprès de la CNMV avant de commencer, et non après.

Comment modifie-t-on le programme après l’agrément ?

Les modifications sont déposées auprès de la CNMV elle-même, avec une documentation proportionnée au changement : ajuster un canal de commercialisation n’a rien à voir avec ajouter un nouveau service d’investissement, qui peut imposer de revoir les moyens, les politiques et même les exigences prudentielles.

En règle générale, il convient de traiter chaque changement significatif de l’activité comme un mini-dossier : décrire le changement, dimensionner ses moyens et démontrer que les contrôles le couvrent. Cela relève de la conformité permanente que nous passons en revue dans obligations d’une EAF.

Comment traiter les externalisations dans le programme ?

En les déclarant et en démontrant le contrôle. Le programme doit identifier les fonctions externalisées (par exemple, systèmes, administration ou une partie des fonctions de contrôle), les prestataires concernés et les mécanismes de supervision.

L’entité conserve toujours la responsabilité de ce qui est délégué, et la CNMV s’attend à voir des contrats adaptés, un suivi documenté et une réelle capacité interne de supervision du prestataire. Nous avons une page dédiée à l’externalisation de fonctions critiques.

Puis-je le rédiger moi-même avec un modèle ?

Vous le pouvez, mais c’est le chemin le plus court vers une série de demandes d’informations : les modèles décrivent des entités génériques, et la CNMV remarque vite que le texte ne correspond pas au plan financier, à l’équipe ou à la technologie du projet concret.

Notre approche est inverse : nous partons de votre modèle économique, délimitons les services strictement nécessaires et rédigeons le programme pour que chaque affirmation soit vérifiable par des preuves. Si vous en êtes à la phase de conception, commencez par l’agrément d’une ESI ou par la création d’une EAF.

Comment se construit un programme qui résiste aux demandes d’informations

L’ordre compte : d’abord le modèle, puis le périmètre de services, ensuite moyens et contrôles. Voici la séquence que nous appliquons à chaque dossier.

Phase 1

Du modèle économique au périmètre

Nous traduisons votre plan en langage réglementaire : quels services d’investissement et auxiliaires vous sont réellement nécessaires, sur quels instruments et pour quels clients. C’est ici que se décident le statut et, avec lui, capital et structure.

Phase 2

Organisation, moyens et délégations

Nous dimensionnons l’organigramme, les fonctions de contrôle et les moyens techniques et humains proportionnés à l’activité, et structurons les externalisations avec leurs mécanismes de supervision.

Phase 3

Cohérence croisée et suivi

Nous vérifions que plan financier, politiques, honorabilité et compétence des dirigeants et technologie racontent la même histoire que le programme, et nous définissons le circuit interne pour déposer les modifications futures.

Checklist du programme d’activités en 10 étapes

  1. Inventaire des services : listez les services d’investissement et auxiliaires dont votre modèle a besoin aujourd’hui, sans ajouter d’activités « au cas où ».
  2. Instruments financiers : définissez sur quels instruments vous fournirez chaque service ; la combinaison service-instrument délimite votre agrément.
  3. Type de clientèle et canaux : précisez si vous servirez des clients non professionnels, professionnels ou des contreparties éligibles, et par quels canaux vous les prospecterez et les servirez.
  4. Vérification du statut : contrôlez que le périmètre obtenu correspond au statut choisi (EAF, agencia de valores, sociedad de valores ou société de gestion) et à son capital.
  5. Organigramme et gouvernance : dessinez la structure réelle : organes d’administration, direction effective et lignes de reporting.
  6. Fonctions de contrôle : confiez conformité, gestion des risques et audit interne à des titulaires disponibles et aux compétences démontrables.
  7. Moyens techniques : décrivez les systèmes, outils et prestataires technologiques qui existeront au démarrage, pas ceux du plan à trois ans.
  8. Moyens humains : chiffrez l’équipe par fonction et justifiez la qualification du personnel qui informe ou conseille.
  9. Délégations et externalisations : identifiez les fonctions externalisées, auprès de qui, avec quels contrats et quelle supervision interne.
  10. Test de cohérence : recoupez le programme avec le plan financier, les politiques MiFID II et l’honorabilité et la compétence des dirigeants avant le dépôt : la CNMV fera exactement cela.

Si le programme fait partie d’un dossier complet, consultez nos services d’agrément d’une ESI et d’agrément d’une EAF.

Ressource gratuite · PDF

Téléchargez la checklist EAF en 10 étapes

Les 10 étapes pour constituer votre société de conseil financier (EAF) auprès de la CNMV, avec la preuve que vous devez pouvoir présenter à chaque étape. À garder sous la main pendant tout le projet.

  • Les 10 étapes, de l’idée à l’agrément
  • La preuve qu’attend la CNMV à chaque étape
  • Tableau comparatif : EAFN, EAF et agencia de valores
  • PDF professionnel · 5 pages · 11 Ko

Pas de spam. Votre e-mail sert uniquement à vous envoyer cette checklist et, de temps à autre, des actualités réglementaires pertinentes.

Votre téléchargement a commencé

La checklist est en cours de téléchargement. Si elle ne démarre pas automatiquement, cliquez ici.

Après lecture, vous avez besoin d’aide pour mettre en œuvre certaines étapes ? Écrivez-nous directement :

Dictionnaire opérationnel

Vocabulaire du programme d’activités

Voici les concepts que vous manierez en rédigeant le programme et en répondant aux demandes d’informations de la CNMV à son sujet.

Programme d’activitésDocument

La carte officielle de l’entité

Il décrit services, instruments, clientèle, organisation, moyens et externalisations. Il définit le périmètre autorisé de l’ESI.

La CNMV vérifie le reste du dossier par rapport à lui.
Services d’investissementPérimètre

Les activités réservées

Conseil, gestion de portefeuille, réception et transmission d’ordres, exécution, placement… Chacun exige un agrément exprès.

Les fournir sans couverture est une infraction très grave.
Services auxiliairesPérimètre

Le complément de l’agrément

Des activités telles que le conseil aux entreprises ou l’élaboration de rapports qui accompagnent les services principaux du programme.

Elles sont aussi déclarées et dimensionnées.
Type de clientèleMiFID II

Qui vous allez servir

Non professionnel, professionnel ou contrepartie éligible : la classification conditionne protections, tests et documentation de chaque service.

Le programme fixe les catégories visées.
Fonctions de contrôleOrganisation

Les trois lignes internes

Conformité, gestion des risques et audit interne, avec des titulaires identifiés et proportionnées à la taille de l’entité.

Sans titulaire crédible, pas de fonction qui vaille.
Moyens techniques et humainsOrganisation

Ce qui soutient l’activité

Équipe, systèmes et outils avec lesquels les services déclarés seront fournis. Ils doivent exister au démarrage, pas dans le plan futur.

Ils sont recoupés avec le plan financier.
ExternalisationDélégation

Confier à l’extérieur, répondre en interne

Déléguer des fonctions à des prestataires est possible si on le déclare, le contractualise bien et le supervise. La responsabilité ne se transfère pas.

Les fonctions critiques exigent un contrôle renforcé.
Cohérence interneMéthode

Le critère de revue

Programme, plan financier, politiques, honorabilité et compétence des dirigeants et technologie doivent raconter la même histoire. Chaque contradiction donne lieu à une demande d’informations.

Rédigez d’abord le programme ; le reste, à partir de lui.
Modification du programmeAprès l’agrément

Quand l’activité change

Ajouter des services, instruments ou canaux significatifs exige de déposer la modification auprès de la CNMV avant d’opérer autrement.

Traitez-la comme un mini-dossier.
Playbook du document

Section par section : ce qu’attend la CNMV et comment elle le vérifie

Section du programme
Ce qu’attend la CNMV
Par rapport à quoi elle le vérifie

Services et instruments

Un périmètre délimité et justifié : chaque service déclaré avec des instruments concrets et une raison économique derrière.

Plan financier (lignes de revenus), mémoire du modèle et statut choisi avec son capital initial.

Type de clientèle et canaux

Clarté sur la clientèle servie (non professionnelle, professionnelle, contrepartie éligible) et sur les voies de prospection et de service.

Politiques de classification des clients, procédures d’onboarding et supports de commercialisation prévus.

Organisation interne

Gouvernance et structure proportionnées, avec des fonctions de contrôle confiées à des titulaires réellement disponibles.

Organigramme, honorabilité et compétence des administrateurs et dirigeants, et description des postes clés.

Moyens techniques et humains

Équipe et systèmes suffisants pour l’activité déclarée dès le premier jour d’exploitation.

Effectifs par fonction, qualification du personnel qui conseille et inventaire des outils et prestataires technologiques.

Délégations et externalisations

Fonctions externalisées identifiées, avec des prestataires concrets et un contrôle interne démontrable sur ce qui est délégué.

Contrats d’externalisation, procédures de suivi et évaluation des prestataires critiques.

Signes que votre programme ne passera pas la vérification

Si l’un d’eux vous parle, corrigez avant le dépôt : chacune de ces failles finit généralement en demande d’informations.

  • Le texte vient du modèle d’une autre entité et décrit des services ou systèmes que votre projet n’a pas.
  • Le plan financier projette des revenus d’activités que le programme ne déclare pas (ou l’inverse : il déclare des services sans ligne de revenus).
  • Les fonctions de contrôle reposent sur des associés fondateurs sans disponibilité définie ni expérience démontrable dans ces domaines.
  • La technologie décrite est « en développement » et n’existera pas quand la CNMV posera la question.
  • Vous prévoyez de lancer un nouveau service dans quelques mois sans avoir prévu de déposer la modification du programme avant le lancement.

Réserver un appel

Dites-nous quels services d’investissement vous souhaitez fournir et nous concevons avec vous un programme d’activités que la CNMV puisse vérifier sans faille.

Le programme d’activités d’une ESI : contenu, rôle et modifications

Dans tout dossier d’agrément d’une entreprise d’investissement (ESI) —sociedad de valores, agencia de valores, société de gestion de portefeuille ou EAF— un document ordonne tous les autres : le programme d’activités. Encadré par la loi 6/2023 et le RD 813/2023, il décrit les services que l’entité fournira, sur quels instruments, pour quels clients et avec quelle organisation et quels moyens. Ce n’est pas une simple formalité descriptive : il délimite le périmètre dans lequel l’entité est autorisée à opérer, et la CNMV l’utilise comme référence pour vérifier le reste du dossier.

Ce que contient un programme d’activités

Le document s’articule en blocs : les services d’investissement et auxiliaires qui seront fournis ; les instruments financiers sur lesquels portera chaque service ; le type de clientèle visé par l’entité (non professionnelle, professionnelle ou contrepartie éligible) et ses canaux de prospection ; l’organisation interne, y compris les fonctions de contrôle ; les moyens techniques et humains disponibles ; et les délégations et externalisations prévues, avec leurs mécanismes de supervision. La combinaison des services déclarés détermine en outre le statut nécessaire et, avec lui, le capital initial du régime prudentiel IFR/IFD : 75 000 € pour les EAF et les sociétés de gestion de portefeuille, 150 000 € pour les agencias de valores et 750 000 € pour les sociedades de valores.

La cohérence interne : le véritable examen

La revue de la CNMV est, pour l’essentiel, un exercice de recoupement. Le plan financier ne doit générer de revenus que pour les services que le programme déclare ; l’honorabilité et la compétence des dirigeants doivent démontrer une expérience dans ces mêmes activités ; les politiques MiFID II doivent couvrir exactement les services et instruments décrits ; et les moyens techniques et humains doivent être proportionnés à l’activité projetée. Chaque contradiction entre documents se traduit par une demande de régularisation, et ces séries de demandes sont l’endroit où les dossiers perdent des mois. C’est pourquoi la bonne méthode consiste à rédiger d’abord le programme, puis à construire le reste du dossier à partir de lui.

Ni trop ni trop peu : le juste périmètre

L’erreur la plus coûteuse est le programme maximaliste : déclarer des services qui ne seront pas fournis « pour avoir de la marge » relève le statut, le capital et les contrôles exigés sans revenus pour les justifier. L’erreur inverse se paie aussi : voir trop court oblige à déposer une extension quelques mois plus tard. La règle pratique est de déclarer le périmètre dont le business plan a besoin à un horizon raisonnable, avec des moyens réels pour le soutenir. Nous détaillons ce que cela donne pour chaque statut dans comment créer une EAF et dans l’agrément d’une ESI auprès de la CNMV.

Les modifications ultérieures se déposent aussi

Le programme approuvé n’est pas un dossier mort : lorsque l’entité veut ajouter des services, instruments ou canaux significatifs, la modification est déposée auprès de la CNMV avant de changer l’activité. Opérer hors du programme laisse l’entité sans couverture pour cette activité, avec des conséquences pouvant aller jusqu’à l’infraction très grave s’il s’agit d’un service réservé. Une ESI bien gérée vérifie périodiquement l’adéquation entre l’activité réelle et le programme approuvé, dans le cadre de la conformité permanente décrite dans obligations d’une EAF et dans contrôle des risques de l’ESI.

Loi 6/2023 RD 813/2023 CNMV MiFID II IFR/IFD ESI EAF