Dispositif d’alerte en Espagne pour les entreprises

Si votre entreprise compte 50 salariés ou plus, ou exerce dans les services financiers ou la lutte contre le blanchiment quel que soit son effectif, la loi 2/2023 vous oblige à mettre en place un système interne d’information. Nous le concevons, nous le documentons et nous vous aidons à le gérer sans compromettre la confidentialité.

Votre entreprise est-elle concernée ? Diagnostic gratuit

Indiquez-nous votre effectif et votre secteur : nous vous disons si vous avez besoin d’un dispositif d’alerte et ce qui vous manque.

  • Réponse sous 24 h
  • Sans engagement
  • Confidentiel
Seuil d’obligation
50 salariés
Amende maximale (infraction très grave)
1 000 000 €
Délai maximal de réponse
3 mois
Texte de référence
Loi 2/2023

Votre système interne d’information, complet et défendable

Un dispositif d’alerte n’est pas qu’une boîte de réception : la loi exige un Responsable, une politique, une procédure, un registre et des garanties contre les représailles. Nous prenons en charge l’ensemble du système.

DiagnosticPhase 1

Êtes-vous concerné, et depuis quand ?

Nous examinons votre effectif, votre secteur et votre groupe pour confirmer l’obligation de l’article 10 de la loi 2/2023 et déterminer si vous pouvez partager le système ou ses ressources avec d’autres sociétés.

Le point de départ.
PolitiquePhase 2

Politique et procédure de gestion

Nous rédigeons la politique qui énonce les principes du système et la procédure approuvée par l’organe d’administration : accusé de réception, enquête, délais et droits des parties.

Documents exigés par l’article 5.
ResponsablePhase 3

Désignation du Responsable du Système

Nous vous aidons à choisir et à désigner le Responsable du Système, à garantir son indépendance et à notifier sa nomination à l’autorité compétente dans le délai imparti.

Dix jours ouvrables pour notifier.
CanalPhase 4

Canal écrit, oral et anonyme

Nous définissons les moyens de signalement (par écrit, oralement ou lors d’une réunion en présentiel si le lanceur d’alerte le demande) et veillons à ce qu’ils acceptent les signalements anonymes et protègent l’identité.

Confidentialité dès la conception.
ExternalisationPhase 5

Gestion externe avec garanties

Si vous décidez de confier la réception des signalements à un tiers, nous préparons la mission avec les garanties d’indépendance, de confidentialité et de protection des données qu’exige l’article 6.

La responsabilité ne se délègue pas.
EnquêtePhase 6

Traitement et enquête interne

Nous accompagnons le Responsable dans le traitement des dossiers, les enquêtes internes et le registre des informations, ainsi que dans la transmission au ministère public en cas d’indices d’infraction pénale.

De l’alerte à la décision.

Quand avez-vous besoin d’un dispositif d’alerte

L’obligation dépend de votre effectif et, dans certains secteurs, de votre activité ; pas de votre chiffre d’affaires.

50 salariés ou plus

Votre effectif atteint 50 personnes

Toute personne physique ou morale du secteur privé comptant cinquante salariés ou plus doit disposer d’un système interne d’information.

Secteur financier et LCB-FT

Vous opérez dans la finance ou vous êtes une entité assujettie

Si votre activité relève des services financiers ou de la lutte contre le blanchiment, l’obligation existe quel que soit le nombre de salariés.

Groupe de sociétés

Vous faites partie d’un groupe

La société mère approuve une politique générale, et le groupe peut avoir un système unique et un seul Responsable.

De 50 à 249 salariés

Vous souhaitez mutualiser des ressources

Les entreprises de 50 à 249 salariés peuvent partager entre elles le système interne d’information et les ressources nécessaires pour le gérer.

Le dispositif d’alerte en chiffres

Données de la loi 2/2023 relative à la protection des personnes qui signalent des infractions à la réglementation et à la lutte contre la corruption.

Accusé de réception 7 jours calendaires

Délai pour adresser au lanceur d’alerte l’accusé de réception de son signalement.

Réponse 3 mois

Délai maximal pour répondre aux actions d’enquête, prorogeable de trois mois supplémentaires dans les cas d’une complexité particulière.

Responsable du Système 10 jours ouvrables

Délai pour notifier à l’autorité la nomination ou la révocation du Responsable, avec les motifs en cas de révocation.

Suppression des données 3 mois

Si aucune action d’enquête n’a été engagée, les données doivent être supprimées, sauf pour conserver une trace du fonctionnement du système.

Registre des informations 10 ans

Durée maximale de conservation des données du registre des informations, qui n’est pas public.

Sanction Jusqu’à 1 000 000 €

Amende maximale pour les personnes morales en cas d’infractions très graves, comme l’absence de système ou l’adoption de représailles.

Vous devez mettre en place ou revoir votre dispositif d’alerte ?

Nous vérifions si vous êtes concerné, ce qui vous manque et comment combler les lacunes avant le premier signalement ou une inspection.

Dispositif d’alerte : questions habituelles

Quelles entreprises doivent avoir un dispositif d’alerte ?

Celles du secteur privé comptant 50 salariés ou plus et, quel que soit leur effectif, celles qui opèrent dans les services, produits et marchés financiers, la lutte contre le blanchiment de capitaux, la sécurité des transports ou la protection de l’environnement (article 10 de la loi 2/2023). Également les partis politiques, syndicats et organisations patronales qui reçoivent ou gèrent des fonds publics.

Dispositif d’alerte et système interne d’information, est-ce la même chose ?

Pas exactement. Le canal est la voie par laquelle arrivent les signalements ; le système interne d’information comprend en plus le Responsable du Système, la politique, la procédure de gestion, le registre des informations et les garanties de protection du lanceur d’alerte. La loi exige le système complet.

Peut-on effectuer des signalements anonymes ?

Oui. Le canal doit permettre le dépôt et le traitement ultérieur de signalements anonymes (article 7.3). De plus, lorsque le lanceur d’alerte s’identifie, son identité doit rester confidentielle.

Puis-je externaliser le dispositif d’alerte ?

Oui, la réception des signalements peut être confiée à un tiers externe offrant des garanties d’indépendance, de confidentialité, de protection des données et de secret des communications (article 6). Mais la responsabilité reste celle du Responsable du Système, et le tiers agit en qualité de sous-traitant du traitement des données.

Qui peut être Responsable du Système ?

Il est désigné par l’organe d’administration. Dans le secteur privé, il doit être un cadre dirigeant exerçant sa fonction en toute indépendance ; si l’organe est collégial, il doit déléguer la gestion du système à l’un de ses membres. Sa nomination et sa révocation sont notifiées à l’autorité dans un délai de dix jours ouvrables.

Quels délais respecter pour chaque signalement ?

Accusé de réception sous sept jours calendaires et réponse dans un délai maximal de trois mois, prorogeable de trois mois supplémentaires dans les cas d’une complexité particulière. Si les faits pouvaient constituer une infraction pénale, l’information est transmise immédiatement au ministère public.

Que se passe-t-il si je n’ai pas de dispositif d’alerte ?

L’absence de système interne d’information constitue une infraction très grave. Pour les personnes morales, l’amende va de 600 001 à 1 000 000 d’euros, et des sanctions accessoires peuvent être imposées, comme le blâme public ou l’interdiction de contracter avec le secteur public.

Si je suis déjà une entité assujettie à la LCB-FT, ai-je besoin d’un autre canal ?

La loi 10/2010 exige déjà des entités assujetties une procédure interne de signalement des manquements possibles, y compris de manière anonyme (article 26 bis), qui peut être intégrée au système général. La loi 2/2023 s’applique dans la mesure où cette réglementation spécifique ne prévoit rien ; le plus efficace est donc un système unique, bien conçu.

Comment mettre en place le dispositif d’alerte

Un système qui fonctionne se reconnaît au premier signalement : le lanceur d’alerte sait où s’adresser, le Responsable sait quoi faire et l’entreprise peut démontrer qu’elle a bien agi.

Le point de départ

Confirmez votre obligation

L’effectif, le secteur et le groupe déterminent si vous êtes concerné et si vous pouvez partager le système avec d’autres sociétés.

La personne clé

Un Responsable indépendant

Un cadre dirigeant disposant d’autorité, sans conflit d’intérêts et avec les moyens de traiter et d’enquêter sur les signalements.

L’épreuve

Gardez une trace de tout

Le registre des informations, les accusés de réception, les délais et les décisions documentées démontrent à l’autorité que le système fonctionne.

Le dispositif d’alerte en 10 étapes

  1. Confirmez si vous êtes concerné par l’effectif (50 salariés ou plus) ou par le secteur (financier, LCB-FT, transport ou environnement).
  2. Consultez les représentants légaux des salariés avant de mettre en place le système.
  3. Faites approuver par l’organe d’administration la politique du système et la procédure de gestion.
  4. Désignez le Responsable du Système et notifiez sa nomination à l’autorité dans un délai de dix jours ouvrables.
  5. Mettez en place les moyens de signalement : par écrit, oralement et en réunion en présentiel si le lanceur d’alerte le demande.
  6. Garantissez l’anonymat et la confidentialité de l’identité du lanceur d’alerte et des personnes concernées.
  7. Si vous externalisez la réception, formalisez la mission avec les garanties de l’article 6 et celles de la protection des données.
  8. Informez le personnel et les tiers, de façon claire et accessible, de la manière d’utiliser le canal.
  9. Tenez le registre des informations et respectez les délais : accusé de réception sous sept jours et réponse sous trois mois.
  10. Revoyez périodiquement le système et protégez les lanceurs d’alerte contre toute représaille.

Source : loi 2/2023 du 20 février (articles 5 à 12, 26, 32, 36 à 38 et 63 à 65).

Dictionnaire opérationnel

Concepts clés du dispositif d’alerte

Ces termes figurent dans la loi 2/2023 et dans toute revue de votre système. Les comprendre vous aide à le mettre en place correctement du premier coup.

SIISystème

Système interne d’information

Ensemble formé par le canal, le Responsable, la politique, la procédure et les garanties de protection.

Ce qu’exige la loi.
ResponsablePersonne clé

Responsable du Système

Cadre dirigeant désigné par l’organe d’administration pour gérer le système en toute indépendance.

Il est notifié à l’autorité.
Lanceur d’alerteProtégé

Personne informatrice (lanceur d’alerte)

Personne qui signale une infraction connue dans un contexte professionnel et qui est protégée contre les représailles.

Protection et confidentialité.
Personne concernéeDroits

Personne concernée

Personne à laquelle les faits sont imputés : elle a le droit d’en être informée et d’être entendue.

Droit d’être entendue.
AAIAutorité

Autorité indépendante de protection des lanceurs d’alerte

Autorité d’État créée par la loi 2/2023, dont le statut a été approuvé par le décret royal 1101/2024. Elle gère le canal externe.

En fonctionnement depuis septembre 2025.
Canal externeAlternative

Canal externe d’information

Voie permettant de signaler directement à l’autorité, ou après avoir utilisé le canal interne. Son existence ne dispense pas d’avoir le canal interne.

Complémentaire, non substitutif.
ReprésaillesInterdites

Représailles

Tout préjudice subi pour avoir signalé : licenciement, rétrogradation, listes noires ou refus de formation, entre autres.

La charge de la preuve est inversée.
RegistreRegistre

Registre des informations

Registre des signalements reçus et des enquêtes internes. Il n’est pas public.

Données : dix ans maximum.
Tiers externeExternalisation

Gestionnaire externe

Prestataire qui reçoit les signalements pour le compte de l’entreprise et agit en qualité de sous-traitant du traitement des données.

La responsabilité ne se transfère pas.
Playbook

Dispositif propre ou réception externalisée : ce qui change

Aspect
Gestion interne
Réception externalisée

Responsable du Système

Gestion interne : désigné par l’organe d’administration.

Réception externalisée : reste interne : la responsabilité ne se transfère pas.

Réception

Gestion interne : assurée par l’entreprise elle-même avec ses propres moyens.

Réception externalisée : assurée par un tiers offrant des garanties d’indépendance et de confidentialité.

Protection des données

Gestion interne : l’entreprise est responsable du traitement.

Réception externalisée : le tiers agit en qualité de sous-traitant du traitement.

Enquête

Gestion interne : dirigée par le Responsable du Système.

Réception externalisée : continue d’être dirigée par le Responsable du Système.

Point critique

Gestion interne : indépendance réelle vis-à-vis de la direction.

Réception externalisée : contrôle du prestataire et traçabilité des délais.

Erreurs qui invalident un dispositif d’alerte

Ce sont des défaillances qu’une revue détecte aussitôt et qui laissent l’entreprise sans défense.

  • Une boîte e-mail sans procédure ni Responsable désigné.
  • Ne pas permettre les signalements anonymes ou ne pas protéger l’identité du lanceur d’alerte.
  • Désigner comme Responsable une personne sans indépendance ou en conflit d’intérêts.
  • Ne pas tenir le registre des informations ni documenter les accusés de réception et les délais.
  • Prendre toute mesure préjudiciable à l’encontre de la personne ayant signalé.

Réserver un appel

Indiquez-nous votre effectif, votre secteur et si vous avez déjà un canal : nous vous disons ce qu’il vous faut pour respecter la loi 2/2023.

Dispositif d’alerte et système interne d’information en Espagne

La loi 2/2023 du 20 février, relative à la protection des personnes qui signalent des infractions à la réglementation et à la lutte contre la corruption, transpose la directive (UE) 2019/1937 et oblige de nombreuses entreprises à disposer d’un système interne d’information, communément appelé dispositif d’alerte. Son objectif est que toute personne connaissant une infraction puisse la signaler avec des garanties et sans crainte de représailles.

Qui est concerné

L’article 10 s’impose aux personnes physiques ou morales du secteur privé comptant cinquante salariés ou plus et, quel que soit leur effectif, à celles qui opèrent dans le domaine des services, produits et marchés financiers, de la lutte contre le blanchiment de capitaux ou le financement du terrorisme, de la sécurité des transports et de la protection de l’environnement. Les groupes peuvent avoir un système unique, et les entreprises de 50 à 249 salariés peuvent partager le système et les ressources.

Ce que doit comprendre le système

L’organe d’administration met en place le système, après consultation des représentants légaux des salariés, et est responsable du traitement des données. Le système doit permettre des signalements écrits ou oraux, y compris anonymes, et disposer d’un Responsable du Système, d’une politique, d’une procédure de gestion et d’un registre des informations. Les délais sont exigeants : accusé de réception sous sept jours calendaires et réponse sous trois mois, prorogeables de trois mois supplémentaires.

Protection du lanceur d’alerte et sanctions

La loi interdit toute représaille, y compris les menaces et les tentatives. Lorsque le lanceur d’alerte subit un préjudice, il incombe à l’auteur de la mesure de prouver qu’elle reposait sur des motifs justifiés étrangers au signalement. L’absence de système, la violation de la confidentialité ou l’adoption de représailles sont des infractions très graves, passibles d’amendes pouvant atteindre un million d’euros pour les personnes morales.

L’Autorité indépendante de protection des lanceurs d’alerte

L’Autorité indépendante de protection des lanceurs d’alerte, A.A.I., dont le statut a été approuvé par le décret royal 1101/2024, fonctionne depuis le 1er septembre 2025. Elle gère le canal externe et est l’autorité à laquelle est notifiée la nomination du Responsable du Système au niveau de l’État ; certaines communautés autonomes disposent de leur propre autorité.

Le dispositif d’alerte dans la compliance

Le dispositif d’alerte est aussi un élément du modèle de compliance et du plan de prévention des infractions pénales, et le point d’entrée des enquêtes internes. Si vous êtes une entité assujettie à la lutte contre le blanchiment, il convient de l’intégrer à la procédure de l’article 26 bis de la loi 10/2010.

Dispositif d’alerte Loi 2/2023 Système interne d’information Responsable du Système Protection des lanceurs d’alerte Autorité indépendante Directive (UE) 2019/1937 Compliance