Gestion des risques d’une entreprise d’investissement devant la CNMV

Nous concevons et renforçons le dispositif de gestion des risques de votre entreprise d’investissement (ESI) devant la CNMV : cartographie des risques, unité et comité des risques, fonction de conformité, audit interne, cadre prudentiel IFR/IFD et reporting au superviseur. Un modèle cohérent, proportionné et défendable.

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Capital d’une sociedad de valores
750 000 €
Capital d’une EAF et d’une société de gestion
75 000 €
Seuil de revenus classe 3
30 M€
Régime prudentiel (IFR)
Règl. 2019/2033

Un dispositif de risques différent pour chaque type d’ESI

Sociedades de valores (sociétés de bourse), agencias de valores (courtiers en valeurs), sociétés de gestion de portefeuille ou sociétés de conseil financier : chaque catégorie a son profil de risque, son capital et ses exigences d’organisation interne devant la CNMV.

Sociedad de valores

Risque de marché et pour compte propre

« Autorisée à négocier pour compte propre et à garantir des émissions, la sociedad de valores concentre le risque de marché et de contrepartie : elle exige le capital initial le plus élevé et un dispositif de risques robuste. »

Agencia de valores

Exécution et conservation sans compte propre

« L’agencia de valores opère pour compte de tiers. Le risque se déplace vers l’opérationnel, la conservation des fonds et des instruments, et le risque de conformité. »

Gestionnaire de portefeuilles

Gestion discrétionnaire et conflits d’intérêts

« La société de gestion de portefeuille gère de façon discrétionnaire : le contrôle porte sur l’adéquation, les conflits d’intérêts, la meilleure exécution et le risque de réputation. »

EAF / EAFN

Conseil à faible profil de risque

« La société de conseil financier présente un profil de risque faible, mais reste tenue d’avoir un dispositif de risques et de conformité proportionné à son activité devant la CNMV. »

Pourquoi le contrôle des risques est-il crucial pour votre ESI ?

Un dispositif de risques faible ou purement formel se traduit par des demandes d’informations de la CNMV, des exigences supplémentaires de capital, des sanctions et une atteinte à la réputation qui pèsent sur l’activité de l’entité.

L’erreur la plus fréquente : traiter la fonction de risques comme un document et non comme une fonction vivante. Lorsque le comité des risques ne réunit ni preuves, ni procès-verbaux, ni suivi, le modèle ne résiste pas à une revue du superviseur.

La CNMV évalue l’organisation interne, pas seulement le papier : si la cartographie des risques, la gouvernance, la fonction de conformité et l’audit interne ne s’articulent pas entre eux, le processus de revue prudentielle met les failles au jour.

Le cadre prudentiel est proportionné mais exigeant : avec IFR/IFD, les fonds propres se calculent par facteurs K et la CNMV peut imposer des exigences de capital supplémentaires si l’évaluation des risques est insuffisante.

Revue prudentielle Add-on de capital

Si la CNMV estime que les risques ne sont pas suffisamment couverts, elle peut exiger des fonds propres supplémentaires au-delà de l’exigence de l’IFR.

Régime de sanctions Infractions graves

Les défaillances d’organisation interne et de gestion des risques sont qualifiées d’infractions par la LMVSI et peuvent entraîner des sanctions et engager la responsabilité des administrateurs.

Risque de réputation Perte de confiance

Un incident de contrôle ou un blâme public érode la relation avec les clients, les contreparties et les dépositaires, au détriment de l’activité.

Votre ESI a-t-elle un dispositif de risques défendable devant la CNMV ?

Avant une inspection ou un agrément, il convient de revoir la cartographie des risques, la gouvernance interne, les fonctions de contrôle et le calcul des fonds propres pour s’assurer que le modèle résiste à la revue du superviseur.

Contrôle des risques des ESI : les questions habituelles

Qu’est-ce que le contrôle des risques d’une ESI ?

C’est l’ensemble des politiques, fonctions et procédures qu’une entreprise d’investissement met en place pour identifier, mesurer, surveiller et atténuer les risques liés à son activité. Il comprend la fonction de gestion des risques, le comité des risques, la fonction de conformité et l’audit interne.

Ce n’est pas une formalité documentaire : la CNMV attend une organisation interne réelle et proportionnée, capable de soutenir l’activité avec des contrôles exécutés et des preuves.

Quelle réglementation encadre la gestion des risques des ESI ?

Le cadre principal est la loi 6/2023 du 17 mars sur les marchés de valeurs et les services d’investissement (LMVSI) et son développement, le décret royal 813/2023 du 8 novembre, qui a abrogé le RD 217/2008.

S’y ajoutent MiFID II (directive 2014/65/UE) et le règlement délégué (UE) 2017/565, ainsi que le cadre prudentiel IFR/IFD : règlement (UE) 2019/2033 et directive (UE) 2019/2034.

Toutes les ESI sont-elles tenues d’avoir un comité des risques ?

La LMVSI régit la gestion du risque et le comité des risques et, nouveauté par rapport au régime antérieur, étend cette exigence aux petites ESI non interconnectées (ESIPNI), en renvoyant à un développement réglementaire proportionné.

En pratique, la portée et le degré de formalisation du comité se modulent selon la taille, la nature et la complexité de l’entité. Nous analysons la configuration qui convient à votre ESI.

Qu’est-ce que le cadre prudentiel IFR/IFD ?

C’est le régime prudentiel propre aux entreprises d’investissement, formé par le règlement (UE) 2019/2033 (IFR) et la directive (UE) 2019/2034 (IFD), transposée en droit espagnol par la LMVSI et le RD 813/2023.

Il remplace l’application généralisée du cadre bancaire (CRR/CRD) par un modèle proportionné au risque et à la taille, fondé sur les facteurs K.

Que sont les trois lignes de défense ?

C’est le modèle de référence du contrôle interne :

  • Première ligne : l’activité elle-même et les unités opérationnelles, qui assument et gèrent leurs risques.
  • Deuxième ligne : les fonctions de gestion des risques et de conformité réglementaire, qui exercent une surveillance indépendante.
  • Troisième ligne : l’audit interne, qui contrôle de façon indépendante l’efficacité des deux premières.

La CNMV attend que ces lignes soient clairement distinctes et dotées d’indépendance et de moyens.

Quelle différence entre fonction de risques, conformité et audit interne ?

La fonction de gestion des risques identifie et mesure les risques et veille à leur contrôle ; la fonction de conformité surveille le respect des règles de conduite (MiFID II) et les conflits d’intérêts ; l’audit interne vérifie de façon indépendante que les deux fonctionnent.

Ce sont des fonctions distinctes et, dans la mesure où la proportionnalité le permet, indépendantes entre elles et de l’activité.

Que contrôle la CNMV en matière de gestion des risques ?

Elle contrôle la cohérence et la suffisance de l’organisation interne : cartographie et appétit pour le risque, gouvernance d’entreprise, honorabilité et compétence des administrateurs et des responsables de fonctions clés, politiques de conflits d’intérêts et de rémunération, système de contrôle et preuves de son fonctionnement.

Dans le cadre de la revue prudentielle, elle peut demander des informations, exiger des mesures correctrices et imposer des exigences supplémentaires de fonds propres.

Quels types de risques une ESI doit-elle gérer ?

En règle générale : risque de crédit et de contrepartie, de marché, de liquidité, opérationnel, de concentration, technologique (TIC), de conformité et de réputation.

Le cadre IFR classe en outre le risque en trois grands blocs — risque pour le client (RtC), pour le marché (RtM) et pour l’entité elle-même (RtF) — qui orientent le calcul des fonds propres par facteurs K.

ESIPNI, facteurs K, ESI systémiques, DORA et capital initial

Qu’est-ce qu’une ESIPNI ?

Une ESI petite et non interconnectée : une entreprise d’investissement qui, par sa taille et son activité, remplit les seuils l’exemptant des exigences les plus lourdes du cadre prudentiel (par exemple, des revenus issus des services d’investissement inférieurs à 30 millions d’euros en moyenne, entre autres critères). Un régime simplifié et proportionné lui est applicable.

Que sont les facteurs K (K-factors) ?

Ce sont les paramètres que le règlement IFR utilise pour calculer les exigences de fonds propres des ESI en fonction du risque qu’elles génèrent. Ils se répartissent en trois familles : risque pour le client (RtC), risque pour le marché (RtM) et risque pour l’entité elle-même (RtF), et mesurent des variables telles que les actifs gérés, les ordres traités ou les fonds de clients conservés.

Quelles ESI sont considérées comme systémiques ?

Les ESI de plus grande taille et les plus interconnectées (dont les actifs consolidés dépassent certains seuils) peuvent être soumises au cadre bancaire et, le cas échéant, tenues de demander l’agrément en tant qu’établissement de crédit. La CNMV peut en outre exiger l’application des exigences du CRR à certaines entités en raison de leur importance systémique.

Comment DORA affecte-t-il le risque TIC d’une ESI ?

Le règlement DORA, applicable depuis janvier 2025, oblige les ESI à disposer d’un dispositif de gestion du risque technologique : gouvernance TIC, continuité opérationnelle, enregistrement et notification des incidents, tests de résilience et supervision des prestataires critiques. C’est une composante du dispositif de risques, non un compartiment isolé.

De quel capital initial une ESI a-t-elle besoin ?

Cela dépend du type d’entité. À titre indicatif, dans le cadre IFD/RD 813/2023 : 750 000 € pour les sociedades de valores qui négocient pour compte propre ou garantissent des émissions ; 150 000 € pour les agencias de valores ; et 75 000 € pour les sociétés de gestion de portefeuille et les sociétés de conseil financier. Le montant exact doit être validé en fonction des services agréés.

Qu’est-ce que le FOGAIN ?

Le Fonds de garantie des investissements (FOGAIN) couvre les clients des ESI en cas d’insolvabilité de l’entité, dans les limites légales. L’adhésion et le régime de contributions dépendent du type d’ESI ; certaines EAF et EAFN bénéficient d’un régime spécifique en vertu de la LMVSI.

Capital initial et obligations de gestion des risques par type d’ESI

Toutes les entreprises d’investissement n’ont pas le même profil de risque ni les mêmes exigences. Le capital initial et la portée du dispositif de contrôle dépendent des services que l’entité fournit.

Ce qui détermine la portée du dispositif de risques

L’effort de contrôle dépend de deux blocs : le profil de risque issu des services agréés et le cadre prudentiel applicable (classe d’ESI au sens d’IFR/IFD).

Services
Négociation pour compte propre, prise ferme, conservation, gestion discrétionnaire ou conseil seul.
Classe IFR
Classe 1 (systémique), classe 2 (standard, par facteurs K) ou classe 3 (ESIPNI, régime simplifié).
Conservation de fonds
Détenir ou non des fonds et des instruments de clients accroît le risque et le capital.
Obligations récurrentes
Reporting des états réservés, revue prudentielle, DORA et audits périodiques.

Notre approche du dispositif de risques

Avant de mettre quoi que ce soit en place, nous arrêtons le diagnostic du profil de risque et de la classe d’ESI. Le dispositif est ainsi proportionné : ni surdimensionné ni insuffisant devant la CNMV.

  1. Diagnostic du type d’ESI et classification prudentielle.
  2. Conception du dispositif par phases : gouvernance, fonctions de contrôle et capital.
  3. Mise en œuvre avec preuves à l’appui et préparation à l’inspection.

Demandez un diagnostic pour votre ESI →

Comparatif entre les types d’entreprises d’investissement
Type d’ESI Sociedad de valores (société de bourse) Agencia de valores (courtier en valeurs) Gestionnaire de portefeuilles EAFN
Capital initial (indicatif) 750 000 € 150 000 € (75 000 € sans conservation) 75 000 € 75 000 €
Négocie pour compte propre Oui Non Non Non
Conserve fonds et instruments Oui Possible Non Non
Risque prédominant Marché et contrepartie Opérationnel et conservation Conflits d’intérêts et adéquation Conformité (faible)
Comité et fonction de risques Oui Oui Oui Proportionné
Superviseur CNMV CNMV CNMV CNMV

Chiffres indicatifs à des fins de comparaison. Le capital initial exact, la classe prudentielle et la portée du dispositif de risques dépendent des services d’investissement concrets fournis par l’entité et doivent être validés au cas par cas conformément à la LMVSI, au RD 813/2023 et à IFR/IFD.

Comment mettre en place le dispositif de contrôle des risques d’une ESI

Un dispositif de risques efficace n’est pas un manuel : c’est un système qui démontre la cohérence entre gouvernance, fonctions de contrôle, capital et preuves. L’essentiel est de construire quelque chose de proportionné qui résiste à la revue prudentielle de la CNMV.

Gouvernance

Ce que la CNMV évalue réellement

Le superviseur examine si l’organisation interne soutient l’activité : administrateurs honorables et compétents, fonctions clés dotées d’indépendance, politiques cohérentes et preuves que les contrôles sont réellement exécutés.

Risques

L’élément le plus négligé

La cartographie des risques, l’appétit pour le risque et le reporting du comité à l’organe d’administration doivent être conçus avant le capital. Sans eux, le calcul des fonds propres perd son fondement.

Contrôle continu

Le dispositif doit vivre

Conformité, audit interne, reporting des états réservés et DORA doivent tenir dans la durée, et pas seulement pour obtenir l’agrément ou passer une inspection ponctuelle.

Checklist : dispositif de contrôle des risques en 10 étapes

  1. Classer l’ESI : type d’entité, services agréés et classe prudentielle au sens d’IFR/IFD.
  2. Définir l’appétit pour le risque et la cartographie des risques pertinents de l’activité.
  3. Constituer la fonction indépendante de gestion des risques et son reporting à l’organe d’administration.
  4. Configurer le comité des risques avec la proportionnalité qui convient à l’entité.
  5. Mettre en place la fonction de conformité réglementaire (MiFID II) : conduite, conflits d’intérêts et gouvernance des produits.
  6. Concevoir la fonction d’audit interne et son plan annuel de revue.
  7. Calculer les fonds propres par facteurs K et valider le capital initial exigé.
  8. Intégrer le risque TIC et la résilience opérationnelle conformément à DORA.
  9. Préparer le reporting à la CNMV : états réservés et informations périodiques.
  10. Établir le cycle de revue : suivi, procès-verbaux, preuves et mise à jour en cas d’évolution réglementaire.

Si vous souhaitez structurer ou revoir le dispositif de risques de votre ESI, consultez nos services de réglementation du marché des valeurs ou le domaine corporate compliance.

Contrôle des risques en mode opérationnel

Le dispositif de risques de l’ESI devant la CNMV : du papier à la pratique

Un dispositif de risques efficace n’est pas un dossier : c’est un ensemble de décisions cohérentes (cartographie des risques, gouvernance et fonctions de contrôle, fonds propres et reporting) qui se démontrent par la traçabilité. Voici un panneau pour comprendre comment le concrétiser.

Cartographie des risques et appétit pour le risque d’une ESI1) Cartographie des risques

Cartographie des risques : d’abord mesurer, ensuite contrôler

L’objectif n’est pas de remplir un modèle : c’est d’identifier les risques réels de l’entité et de fixer un appétit pour le risque qui conditionne les décisions et le capital.

  • Identification par catégories de risque
  • Appétit et limites de risque
  • Approche RtC / RtM / RtF
Gouvernance interne et comité des risques d’une ESI devant la CNMV2) Gouvernance

Gouvernance : des fonctions de contrôle distinctes

La fonction de risques, le comité des risques et leur reporting à l’organe d’administration doivent s’articuler avec la conformité et l’audit interne, sans chevauchements ni lacunes.

  • Unité de gestion des risques
  • Comité des risques proportionné
  • Honorabilité et compétence des responsables
Fonds propres, facteurs K et cadre prudentiel IFR IFD3) Capital

Fonds propres : ce qui soutient le modèle

Le calcul par facteurs K et le capital initial doivent être cohérents avec le profil de risque. Un calcul fragile donne lieu à des demandes d’informations de la CNMV.

  • Classification de l’ESI (IFR/IFD)
  • Exigences par facteurs K
  • Add-ons issus de la revue prudentielle
Carte de décision de la classe prudentielle de l’ESIDécision rapide

Carte pratique : de quelle classe d’ESI relevez-vous ?

Classe 1

ESI de grande taille et interconnectée : elle peut être soumise au cadre bancaire (CRR/CRD) ou devoir obtenir un agrément d’établissement de crédit.

Classe 2

ESI standard : fonds propres par facteurs K, comité des risques et organisation interne complète.

Classe 3 (ESIPNI)

ESI petite et non interconnectée : régime simplifié et proportionné, sans cesser de contrôler ses risques.

Playbook des risques

Le contrôle des risques de l’ESI en pratique

Bloc du dispositif
Ce qui est attendu
Preuve type

Cartographie et appétit pour le risque

Identification des risques pertinents et de limites cohérentes avec le modèle économique et la classe d’ESI.

Document d’appétit pour le risque, cartographie des risques et politiques par catégorie de risque.

Fonction de gestion des risques

Fonction indépendante qui mesure, surveille et rapporte les risques à l’organe d’administration.

Nomination du responsable, rapports de risques et reporting périodique au conseil.

Comité des risques

Organe de composition et de périodicité proportionnées, qui conseille sur la stratégie de risque.

Règlement du comité, procès-verbaux, ordre du jour et suivi des décisions.

Fonction de conformité

Surveillance de la conduite MiFID II, des conflits d’intérêts et de la gouvernance des produits.

Manuel de conformité, rapport annuel, registre des conflits d’intérêts et preuves de contrôle.

Audit interne

Revue indépendante de l’efficacité de la gestion des risques et de la conformité.

Plan annuel d’audit, rapports de revue et suivi des recommandations.

Fonds propres (IFR)

Calcul par facteurs K, capital initial et couverture suffisante du profil de risque.

Note de calcul des fonds propres, états réservés et évaluation du capital.

Erreurs fréquentes qui fragilisent le dispositif de risques devant la CNMV

Repérez-les avant un agrément ou une inspection pour éviter les demandes d’informations et les mesures correctrices.

  • Un comité des risques qui ne laisse ni procès-verbaux, ni suivi, ni preuves de fonctionnement.
  • Confondre la fonction de risques avec celle de conformité, ou ne pas les doter d’indépendance.
  • Calculer les fonds propres sans avoir arrêté au préalable la cartographie et l’appétit pour le risque.
  • Des responsables de fonctions clés qui ne justifient pas de leur honorabilité et de leur compétence auprès du superviseur.
  • Traiter le risque TIC (DORA) comme un compartiment étranger au dispositif de risques.
Dictionnaire opérationnel

Notions clés : contrôle des risques des ESI

Si vous structurez le dispositif de risques d’une entreprise d’investissement, ces termes apparaissent dans les politiques internes, dans les rapports et dans les échanges avec la CNMV.

ESIBase

Entreprise d’investissement (empresa de servicios de inversión)

Entité agréée par la CNMV pour fournir des services d’investissement : sociedades de valores (sociétés de bourse), agencias de valores (courtiers en valeurs), sociétés de gestion de portefeuille et sociétés de conseil financier.

Encadrée par : loi 6/2023 (LMVSI) et RD 813/2023.
Fonction de risques2e ligne

Gestion des risques

Fonction indépendante qui identifie, mesure et surveille les risques de l’entité et en rend compte à l’organe d’administration. Elle peut s’appuyer sur une unité de gestion des risques.

Base : articles d’organisation interne du RD 813/2023.
Comité des risquesGouvernance

Comité des risques

Organe qui conseille le conseil sur la stratégie et l’appétit pour le risque. La LMVSI l’exige de façon proportionnée, y compris pour les ESIPNI.

Preuves : règlement, procès-verbaux et suivi.
IFR / IFDPrudentiel

Cadre prudentiel des ESI

Règlement (UE) 2019/2033 (IFR) et directive (UE) 2019/2034 (IFD) : régime prudentiel proportionné au risque et à la taille de l’ESI, distinct du cadre bancaire.

Transposé par la LMVSI et le RD 813/2023.
Facteurs KCapital

K-factors

Paramètres de l’IFR pour calculer les fonds propres selon le risque : pour le client (RtC), pour le marché (RtM) et pour l’entité elle-même (RtF).

Clé : actifs gérés, ordres, fonds conservés.
3 lignesContrôle interne

Trois lignes de défense

Modèle de contrôle : l’activité (1re), la gestion des risques et la conformité (2e) et l’audit interne (3e). Elles doivent être distinctes et dotées d’indépendance.

Référence d’organisation interne de la CNMV.
ESIPNIProportionnalité

ESI petite et non interconnectée

ESI qui remplit les seuils l’exemptant des exigences les plus lourdes du cadre prudentiel. Un régime simplifié et proportionné lui est applicable.

Seuil de référence : revenus des services < 30 M€ (entre autres).
DORARisque TIC

Digital Operational Resilience Act

Règlement européen applicable depuis janvier 2025, qui exige la gestion du risque TIC, la continuité, la notification des incidents et le contrôle des prestataires critiques.

S’applique aux ESI agréées dans l’UE.
États réservésReporting

Informations réservées

Informations périodiques que les ESI transmettent à la CNMV sur la solvabilité, l’activité et les risques, au moyen des circulaires de la Commission. Base de la surveillance continue.

Preuves : envois périodiques à la CNMV.

Guide : Gestion des risques des ESI devant la CNMV

Téléchargez notre guide avec le dispositif complet : organisation interne, fonctions de contrôle, comité des risques, cadre IFR/IFD et préparation à la revue prudentielle.

  • Cartographie des risques, appétit pour le risque et approche RtC/RtM/RtF
  • Fonction de risques, comité des risques et trois lignes de défense
  • Classes d’ESI et fonds propres par facteurs K (IFR/IFD)
  • Reporting à la CNMV, DORA et préparation à l’inspection
Télécharger le guide (PDF)

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Parlez-nous de votre ESI et nous vous expliquons comment structurer ou renforcer le dispositif de contrôle des risques devant la CNMV.

Cadre réglementaire du contrôle des risques des ESI : LMVSI, RD 813/2023 et IFR/IFD

Le contrôle et la gestion des risques des entreprises d’investissement s’articulent en Espagne autour de la loi 6/2023 du 17 mars sur les marchés de valeurs et les services d’investissement (LMVSI) et de son développement réglementaire, le décret royal 813/2023 du 8 novembre, qui a abrogé le RD 217/2008 et achevé la transposition de la directive (UE) 2019/2034 (IFD). La supervision relève de la CNMV, qui évalue l’organisation interne, l’honorabilité et la compétence des administrateurs et des responsables de fonctions clés, ainsi que la suffisance du dispositif de gestion des risques.

Organisation interne et fonctions de contrôle

Le RD 813/2023 développe les mesures d’organisation interne — gestion des risques, unité de gestion des risques, conflits d’intérêts et registres — et, pour les entités de grande taille et interconnectées, la gouvernance interne et le traitement des risques avec un comité des risques. La LMVSI régit la gestion du risque et étend l’obligation de comité des risques aux ESI petites et non interconnectées, avec un développement proportionné à la taille et au profil de l’entité.

Cadre prudentiel : IFR, IFD et facteurs K

Le régime prudentiel des ESI relève du règlement (UE) 2019/2033 (IFR) et de la directive (UE) 2019/2034 (IFD), qui remplacent l’application généralisée du cadre bancaire par un modèle proportionné au risque. Les exigences de fonds propres se calculent par facteurs K, regroupés en risque pour le client (RtC), pour le marché (RtM) et pour l’entité elle-même (RtF). Les ESI de plus grande importance systémique peuvent être soumises au cadre bancaire ou devoir obtenir un agrément d’établissement de crédit.

Règles de conduite MiFID II et trois lignes de défense

À l’organisation s’ajoutent les règles de conduite de MiFID II (directive 2014/65/UE) et du règlement délégué (UE) 2017/565 : adéquation, conflits d’intérêts et gouvernance des produits. Le modèle de contrôle repose sur trois lignes de défense — l’activité, les fonctions de risques et de conformité, et l’audit interne — que la CNMV attend distinctes, indépendantes et dotées de moyens.

Revue prudentielle et exigences supplémentaires de capital

Dans le cadre de la revue prudentielle, la CNMV peut demander des informations, exiger des mesures correctrices et imposer des exigences supplémentaires de fonds propres lorsqu’elle estime que les risques ne sont pas suffisamment couverts. Un dispositif de risques cohérent et étayé par des preuves réduit le risque de demandes d’informations et de procédures de sanction.

LMVSI (loi 6/2023) RD 813/2023 MiFID II IFR IFD Facteurs K CNMV DORA