Participations qualifiées en Espagne et changement de contrôle

Nous structurons l’acquisition d’une participation qualifiée ou le changement de contrôle d’un établissement financier espagnol. Franchir 10 %, 20 %, 30 % ou 50 % du capital ou des droits de vote exige une déclaration de non-opposition préalable : elle est délivrée par la CNMV (ESI et sociétés de gestion) ou par la Banque d’Espagne / BCE (banques, EME et établissements de paiement). Honorabilité et compétence de l’acquéreur, solvabilité, LCB-FT et un délai de 60 jours ouvrables à intégrer au calendrier de l’opération.

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Participation significative
10 %
Seuils de nouvelle notification
20/30/50 %
Délai d’évaluation
60 jours ouvrables
Texte de référence (ESI)
Loi 6/2023

Une opération différente pour chaque acquéreur

Fonds, groupes financiers, family offices ou associés déjà présents : la participation qualifiée apparaît chaque fois que quelqu’un acquiert du poids ou le contrôle dans une entité supervisée. Le superviseur et le dossier varient selon le cas.

ESI / société de gestion

Acquérir une ESI, une EAFN ou une société de gestion

« Acheter une société de bourse (sociedad de valores), un courtier en valeurs (agencia de valores), une EAFN ou une société de gestion (SGIIC/SGEIC) au-delà de 10 % exige une déclaration de non-opposition de la CNMV avant de conclure l’opération. »

banque / EP / EME

Entrer au capital d’une banque, d’un EME ou d’un établissement de paiement

« Pour les établissements de crédit, la BCE décide sur proposition de la Banque d’Espagne ; pour les EME, les établissements de paiement et les EFC, la Banque d’Espagne seule. C’est une procédure préalable et incontournable. »

augmentation

Augmenter et franchir 20, 30 ou 50 %

« Pas seulement l’entrée : l’associé qui détient déjà une participation qualifiée et l’augmente en dépassant 20 %, 30 % ou 50 %, ou en acquérant le contrôle, doit notifier de nouveau. »

M&A / private equity

Opérations de private equity et de M&A

« Dans la cession d’un établissement financier, la non-opposition est une condition de la clôture. L’anticiper évite que l’opération soit bloquée ou retardée de plusieurs mois. »

Pourquoi ne peut-on pas improviser ?

Acquérir sans non-opposition préalable, mal calculer la participation ou sous-estimer l’honorabilité et la compétence de l’acquéreur peut suspendre les droits de vote, bloquer la clôture de la cession et ouvrir une procédure de sanction.

Notification préalable, pas postérieure : il faut communiquer l’opération et obtenir la non-opposition avant d’acquérir. Exécuter d’abord et notifier ensuite est précisément ce que le régime veut éviter.

Le calcul est plus large qu’il n’y paraît : on additionne les participations directes, indirectes et celles des personnes qui agissent de concert. Une opération apparemment modeste peut franchir un seuil à l’insu de l’acquéreur.

L’honorabilité de l’acquéreur est déterminante : honorabilité, solvabilité et plan crédible pour l’entité. Un acquéreur sans réputation établie ou dont l’origine des fonds est opaque essuie une opposition.

Manquement Suspension des votes

Acquérir sans non-opposition, ou malgré l’opposition du superviseur, peut entraîner la suspension des droits de vote attachés à la participation et des sanctions.

Délai d’évaluation 60 jours ouvrables

Le superviseur dispose de 60 jours ouvrables à compter de l’accusé de réception d’une notification complète, prolongeables jusqu’à 90. Il faut l’intégrer au calendrier de l’opération.

LCB-FT Origine des fonds

Le risque de blanchiment ou de financement du terrorisme est l’un des cinq critères d’évaluation : l’origine des fonds doit être documentée et licite.

Votre opération franchit-elle 10, 20, 30 ou 50 % ?

Avant de signer, il convient de confirmer s’il y a participation qualifiée, d’identifier le superviseur compétent et de dimensionner le dossier de non-opposition et ses délais selon votre opération précise.

Participation qualifiée : questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une participation qualifiée ?

C’est celle qui atteint, directement ou indirectement, au moins 10 % du capital ou des droits de vote d’un établissement financier, ou celle qui, sans atteindre ce pourcentage, permet d’exercer une influence notable sur sa gestion.

La notion est harmonisée au niveau européen et s’applique de la même façon aux entreprises d’investissement, aux sociétés de gestion, aux banques, aux établissements de monnaie électronique et aux établissements de paiement.

Quand faut-il notifier l’opération ?

À deux moments :

  • Lors de la première acquisition d’une participation qualifiée (franchissement de 10 %).
  • Lorsque vous l’augmentez au-delà de 20 %, 30 % ou 50 %, ou lorsque l’entité devient une filiale ou que son contrôle est acquis.

La notification est préalable : il faut obtenir la non-opposition avant d’exécuter l’acquisition.

Qui décide, la CNMV ou la Banque d’Espagne ?

Cela dépend de l’entité acquise :

  • ESI, EAFN et sociétés de gestion (SGIIC/SGEIC) : la CNMV.
  • Banques : la Banque d’Espagne instruit et la BCE décide (procédure commune du Mécanisme de surveillance unique).
  • EFC, établissements de paiement, EME et sociétés d’évaluation : la Banque d’Espagne.
S’agit-il d’une autorisation ou d’une « non-opposition » ?

Techniquement, c’est un régime de non-opposition : l’acquéreur notifie et le superviseur dispose d’un délai pour s’opposer s’il existe des motifs. S’il ne se prononce pas dans le délai, l’opération est réputée non contestée.

En pratique, cela fonctionne comme une autorisation préalable : sans non-opposition, l’acquisition est impossible.

Combien de temps dure l’évaluation ?

Le délai est de 60 jours ouvrables à compter de l’accusé de réception d’une notification complète. Le superviseur peut demander des informations complémentaires et le prolonger de 30 jours ouvrables au plus (90 au maximum).

Pour les sociétés d’évaluation, le délai est de 3 mois. Il faut tenir compte de ce calendrier dans la conception de la clôture de l’opération.

Qu’évalue le superviseur ?

Cinq critères harmonisés :

  • Honorabilité et réputation de l’acquéreur.
  • Aptitude de ceux qui dirigeront l’entité après l’opération.
  • Solvabilité financière de l’acquéreur.
  • Capacité de l’entité à continuer de respecter les exigences prudentielles.
  • Risque de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme.
Que se passe-t-il si j’acquiers sans notifier ?

Les conséquences peuvent inclure la suspension des droits de vote attachés à la participation acquise et l’ouverture d’une procédure de sanction. Le superviseur peut en outre exiger la réduction de la participation.

C’est un risque évitable : l’analyse préalable du seuil et du calcul lève le doute avant d’agir.

Quel effet sur une cession ou une opération de M&A ?

La non-opposition est articulée comme une condition suspensive de la clôture : la cession est signée, mais le transfert effectif reste subordonné à la non-opposition du superviseur.

La planifier dès le départ, avec la due diligence réglementaire, évite que le calendrier de l’opération soit bloqué ou allongé.

Calcul, contrôle et investisseurs étrangers

Comment calcule-t-on les participations directes et indirectes ?

On additionne les actions ou droits de vote que l’acquéreur détient directement et ceux qu’il contrôle par l’intermédiaire de sociétés interposées, ainsi que ceux des personnes qui agissent de concert. Le règlement prévoit des règles de calcul et certaines exclusions spécifiques.

Et si je n’atteins pas 10 % mais que j’ai une influence notable ?

Il peut aussi y avoir participation qualifiée. L’influence notable (par exemple, la capacité de nommer des administrateurs ou de conditionner la gestion) déclenche le régime même si 10 % du capital ne sont pas atteints.

Acquérir le contrôle d’un marché ou d’une infrastructure, est-ce la même chose ?

Non. L’acquisition du contrôle des sociétés qui gèrent des marchés réglementés, des contreparties centrales (ECC) ou des dépositaires centraux de titres (DCV) requiert l’autorisation du Gouvernement, sur proposition de la CNMV (cinquième disposition additionnelle de la loi 6/2023).

Cela s’applique-t-il aussi aux assureurs ?

Oui, selon la même logique européenne : pour les entreprises d’assurance et de réassurance, la participation qualifiée est supervisée par la DGSFP. Le schéma (seuils, non-opposition, honorabilité et compétence) est équivalent, mais l’autorité compétente est différente.

Quelque chose change-t-il si l’acquéreur est étranger ou extérieur à l’UE ?

Le régime de non-opposition s’applique de la même façon. Pour les acquéreurs de pays tiers, le superviseur apprécie en outre l’existence d’une supervision équivalente dans le pays d’origine et la transparence de la structure. D’autres contrôles peuvent s’ajouter selon le secteur.

Quelle réglementation européenne y a-t-il derrière ?

L’évaluation prudentielle des acquisitions est commune à la banque, aux services d’investissement et à l’assurance : CRD IV (directive 2013/36/UE), MiFID II (directive 2014/65/UE) et les orientations communes de l’ESMA, de l’ABE et de l’AEAPP sur l’acquisition de participations qualifiées.

Qui autorise votre opération, selon l’entité

La notion de participation qualifiée est commune, mais le superviseur compétent et la norme varient selon le type d’entité que vous acquérez. Voici la carte des compétences.

Ce que regarde le superviseur

L’évaluation est de fond, pas de forme : le superviseur analyse l’acquéreur et l’impact de l’opération sur l’entité. Voici les cinq critères.

Honorabilité
Réputation commerciale et professionnelle de l’acquéreur potentiel.
Honorabilité et compétence
Honorabilité, connaissances et expérience de ceux qui dirigeront l’entité.
Solvabilité
Capacité financière de l’acquéreur et solidité de l’opération.
Prudentiel et LCB-FT
Que l’entité continue de respecter les exigences et qu’il n’y ait aucun risque de blanchiment.

Comment nous traitons l’opération

Avant toute signature, nous confirmons le seuil et le superviseur, et nous dimensionnons le dossier et les délais. Ainsi, la non-opposition ne devient pas le goulet d’étranglement de l’opération.

  1. Analyse du seuil et du calcul (direct, indirect, de concert).
  2. Identification du superviseur et de la norme applicable.
  3. Dossier de non-opposition et intégration au calendrier de clôture.

Présentez-nous votre opération →

Superviseur compétent selon le type d’établissement financier acquis
Entité visée Qui décide Norme principale Délai
ESI (société de bourse et courtier en valeurs, SGC) et EAFN CNMV (non-opposition) Loi 6/2023, art. 152-159 ; DR 813/2023 60 jours ouvrables
Sociétés de gestion : SGIIC et SGEIC CNMV (non-opposition) Loi 35/2003 et loi 22/2014 ; loi 6/2023 60 jours ouvrables
Banque / établissement de crédit La Banque d’Espagne instruit → la BCE décide Loi 10/2014 ; DR 84/2015 ; règl. (UE) 1024/2013 (MSU) 60 jours ouvrables (prolongeables jusqu’à 90)
EFC, établissement de paiement et EME Banque d’Espagne Loi 10/2014 ; décret-loi royal 19/2018 ; loi 21/2011 60 jours ouvrables
Société d’évaluation (sociedad de tasación) Banque d’Espagne Loi 10/2014 et réglementation sur l’évaluation 3 mois
Société gestionnaire de marché, ECC ou DCV (contrôle) Gouvernement, sur proposition de la CNMV Loi 6/2023, cinquième disposition additionnelle Procédure spécifique

Tableau indicatif à des fins d’information. Les seuils (10/20/30/50 %) et le délai de 60 jours ouvrables découlent du cadre européen d’évaluation des acquisitions de participations qualifiées, mais la procédure concrète, la documentation et les délais peuvent varier selon l’entité et le moment ; il convient de les valider au cas par cas. Cette page est informative et ne constitue pas un conseil juridique.

Comment se déroule une participation qualifiée : guide pratique

Acquérir du poids ou le contrôle dans une entité supervisée ne se résume pas à signer la cession : il faut démontrer au superviseur que l’acquéreur est apte et que l’opération ne nuit pas à l’entité. L’ordre des étapes compte.

Seuil

D’abord le calcul, ensuite la signature

Confirmer si l’opération franchit 10/20/30/50 % ou emporte le contrôle, en calculant le direct, l’indirect et le concerté, est la première décision. Elle détermine s’il y a obligation de notifier.

Honorabilité et compétence

Ce qui est le plus sous-estimé

L’honorabilité et la solvabilité de l’acquéreur, ainsi que l’origine des fonds, sont le cœur du dossier. Bien les préparer évite demandes d’informations et oppositions.

Calendrier

La non-opposition rythme la clôture

Avec un délai de 60 jours ouvrables (prolongeable), la non-opposition conditionne la date de clôture. L’intégrer au calendrier de l’opération dès le départ est essentiel.

Checklist : dossier de non-opposition en 10 étapes

  1. Confirmer s’il y a participation qualifiée ou franchissement de seuil (10/20/30/50 % ou contrôle).
  2. Calculer la participation : directe, indirecte et de concert.
  3. Identifier le superviseur compétent (CNMV, ou Banque d’Espagne/BCE).
  4. Réunir la documentation de l’acquéreur : honorabilité et réputation.
  5. Justifier la solvabilité financière et l’origine licite des fonds (LCB-FT).
  6. Définir le plan pour l’entité et l’aptitude des futurs dirigeants.
  7. Déposer la notification préalable et obtenir l’accusé de réception (le délai commence à courir).
  8. Répondre aux demandes d’informations complémentaires du superviseur.
  9. Obtenir la déclaration de non-opposition (ou la décision correspondante).
  10. Exécuter l’acquisition et inscrire ou communiquer la nouvelle structure actionnariale.

L’entité visée est-elle une ESI ou une société de gestion ? Consultez l’agrément d’ESI, la SGIIC ou la procédure devant la CNMV. S’agit-il d’une banque ou d’un établissement de paiement ? Voyez la licence bancaire et la licence d’établissement de paiement.

L’opération en mode opérationnel

Du seuil à la non-opposition et à la clôture

Une acquisition de participation qualifiée bien menée n’est pas une formalité ajoutée à l’opération : c’est une séquence de décisions (seuil, superviseur, notification, évaluation et non-opposition) qui se démontrent par des documents et s’intègrent au calendrier de clôture.

analyse du seuil de participation qualifiée : 10, 20, 30 ou 50 pour cent1) Seuil

Seuil : y a-t-il obligation de notifier ?

On calcule la participation (directe, indirecte et de concert) et on la compare aux seuils de 10/20/30/50 % ou au contrôle. Cela détermine si l’opération entre dans le régime.

  • calcul direct et indirect
  • action de concert
  • influence notable
notification préalable au superviseur de l’acquisition envisagée2) Notification

Notification préalable au superviseur

Dossier comprenant la documentation de l’acquéreur, la structure de l’opération et l’origine des fonds. L’accusé de réception d’une notification complète fait courir le délai.

  • documentation de l’acquéreur
  • structure de l’opération
  • origine des fonds
évaluation de l’acquisition envisagée par la CNMV ou la Banque d’Espagne3) Évaluation

Évaluation : les cinq critères

Le superviseur apprécie l’honorabilité, l’aptitude des dirigeants, la solvabilité, le respect des exigences prudentielles et le risque de blanchiment. Il peut demander des informations complémentaires et prolonger le délai.

  • aptitude et solvabilité
  • demandes d’informations
  • délai de 60 jours (prolongeable)
carte de décision : à quel superviseur notifier l’acquisitionDécision rapide

Carte : à qui notifier l’opération ?

ESI / société de gestion

À la CNMV : déclaration de non-opposition à l’acquisition de participations qualifiées et de contrôle.

banque

À la Banque d’Espagne, qui instruit ; la BCE décide, dans le cadre de la procédure commune du MSU.

EP / EME / EFC

À la Banque d’Espagne, qui évalue et statue directement sur la non-opposition.

Playbook

Les cinq critères d’évaluation

Critère
Ce qui est évalué
Preuve type

Honorabilité

Réputation commerciale et professionnelle de l’acquéreur potentiel et absence d’antécédents significatifs.

Déclarations, certificats de casier et références de l’acquéreur.

Aptitude des dirigeants

Honorabilité, connaissances et expérience de ceux qui dirigeront l’entité après l’acquisition.

Questionnaires d’aptitude (fit and proper), CV et parcours des nouveaux dirigeants.

Solvabilité financière

Capacité économique de l’acquéreur et solidité financière de l’opération proposée.

États financiers, structure de financement et garanties de l’acquisition.

Respect des exigences prudentielles

Que l’entité puisse continuer de respecter les exigences de capital et les exigences prudentielles après le changement de contrôle.

Business plan et projections de solvabilité de l’entité après l’opération.

Risque de blanchiment (LCB-FT)

Origine licite des fonds et absence de risque de blanchiment ou de financement du terrorisme.

Traçabilité documentée des fonds et rapport de prévention du blanchiment.

Erreurs fréquentes qui bloquent l’opération

Repérez-les avant de notifier pour éviter oppositions, demandes d’informations et retards de clôture.

  • Exécuter l’acquisition avant d’avoir obtenu la non-opposition du superviseur.
  • Mal calculer la participation et franchir un seuil sans s’apercevoir qu’il fallait notifier.
  • Présenter une origine des fonds insuffisamment documentée.
  • Un acquéreur dont l’honorabilité ou la solvabilité n’est pas établie devant le superviseur.
  • Ne pas planifier le délai de 60 jours et bloquer le calendrier de clôture de l’opération.
Dictionnaire opérationnel

Notions clés : participation qualifiée

Si vous analysez l’acquisition ou l’augmentation d’une participation dans un établissement financier, ces termes apparaissent dans la notification, dans l’évaluation du superviseur et dans le contrat de cession.

qualifiéebase

Participation significative

Celle qui atteint, directement ou indirectement, au moins 10 % du capital ou des droits de vote d’un établissement financier, ou qui permet d’exercer une influence notable. Elle est aussi appelée « cualificada » (qualifiée).

Cadre : loi 6/2023 (ESI) et loi 10/2014 (banque).
non-oppositionprocédure

Déclaration de non-opposition

Acte par lequel le superviseur ne s’oppose pas à l’acquisition envisagée. L’acquéreur notifie au préalable et le superviseur dispose d’un délai pour s’y opposer.

S’il ne se prononce pas dans le délai, l’opération est réputée non contestée.
influencequalitatif

Influence notable

Capacité d’influer de manière significative sur la gestion de l’entité sans atteindre 10 %. Elle déclenche le régime même si le seuil quantitatif n’est pas franchi.

Ex. : droit de nommer des administrateurs.
10/20/30/50seuils

Seuils de notification

10 % définit la participation qualifiée ; 20 %, 30 % et 50 % (ou le contrôle) obligent à notifier de nouveau lorsque la participation existante est augmentée.

Communs à la banque, aux services d’investissement et à l’assurance.
acquéreursujet

Acquéreur potentiel

Personne physique ou morale qui entend acquérir ou augmenter la participation. C’est elle qui notifie et sur qui porte l’évaluation de l’honorabilité et de la solvabilité.

Peut être espagnole ou d’un pays tiers.
aptitudecritère

Aptitude et honorabilité

Ensemble d’honorabilité, de connaissances et d’expérience exigible de l’acquéreur et de ceux qui dirigeront l’entité. C’est le critère qui motive le plus souvent une opposition.

Elle se justifie par des questionnaires fit and proper.
MSU / BCEbanque

Procédure commune du MSU

Pour les établissements de crédit, la décision sur les participations qualifiées revient à la BCE, sur proposition de la Banque d’Espagne, que l’entité soit importante ou moins importante.

Règl. (UE) 1024/2013, Mécanisme de surveillance unique.
de concertcalcul

Action de concert et calcul indirect

Pour le seuil, on additionne les participations de ceux qui agissent de concert et celles contrôlées par l’intermédiaire de sociétés interposées, pas seulement les participations directes.

Évite de contourner le régime en fractionnant la détention.
contrôleopération

Changement de contrôle

Acquisition qui confère le contrôle de l’entité ou en fait une filiale. Elle impose toujours une notification et, pour les infrastructures de marché, l’autorisation du Gouvernement.

Cinquième disposition additionnelle de la loi 6/2023 pour les ECC/DCV.

Guide de la participation qualifiée et du changement de contrôle

Un guide pratique pour anticiper la dimension réglementaire d’une opération portant sur un établissement financier : quand notifier, à quel superviseur, quels documents composent le dossier et comment intégrer la non-opposition au calendrier de l’opération.

  • Seuils de 10/20/30/50 % et règles de calcul
  • Carte du superviseur compétent par type d’entité
  • Les cinq critères d’évaluation et la documentation du dossier
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Participation qualifiéeGuide pratique · PDF
Opérations et changement de contrôle

Auteur

Diego Molina

Directeur de Molina Law Boutique · Réglementation financière et marché des valeurs

Conseil aux entités supervisées et aux investisseurs dans les opérations de changement de contrôle et d’acquisition de participations qualifiées dans des ESI, sociétés de gestion, banques et établissements de paiement, avec coordination du dossier de non-opposition devant la CNMV et la Banque d’Espagne/BCE et de la due diligence réglementaire de l’opération.

Présentez-nous votre opération

Dites-nous quelle entité vous souhaitez acquérir ou dans laquelle vous allez augmenter votre participation, et nous vous indiquons s’il faut notifier, à quel superviseur et selon quels délais.

Cadre réglementaire des participations qualifiées dans les établissements financiers

L’acquisition ou l’augmentation d’une participation qualifiée dans une entité supervisée est soumise à un régime d’évaluation prudentielle préalable harmonisé dans l’Union européenne. Est considérée comme qualifiée la participation qui atteint, directement ou indirectement, 10 % du capital ou des droits de vote, ou celle qui permet d’exercer une influence notable. Le schéma est commun, mais le superviseur compétent dépend du type d’entité.

Entreprises d’investissement et sociétés de gestion

Pour les ESI (sociedades et agencias de valores, sociétés de gestion de portefeuille), les EAFN et les sociétés de gestion (SGIIC et SGEIC), la compétence appartient à la CNMV, qui émet une déclaration de non-opposition. Le régime figure au titre V, chapitre IV (art. 152 à 159) de la loi 6/2023 sur les marchés de valeurs et les services d’investissement, développé par le décret royal 813/2023 (art. 45 à 51 : notification, calcul, exclusions, critères d’opposition et procédure).

Établissements de crédit

Pour les banques, l’acquéreur notifie à la Banque d’Espagne, qui instruit la demande ; la décision revient à la Banque centrale européenne dans le cadre de la « procédure commune » du Mécanisme de surveillance unique, que l’entité soit importante ou moins importante. Le cadre est la loi 10/2014 d’organisation, de supervision et de solvabilité des établissements de crédit, son DR 84/2015 et le règlement (UE) 1024/2013.

Établissements de paiement, EME et autres

Pour les établissements financiers de crédit, les établissements de paiement, les établissements de monnaie électronique et les sociétés d’évaluation, c’est la Banque d’Espagne qui décide. Le délai d’évaluation est de 60 jours ouvrables à compter de l’accusé de réception d’une notification complète (3 mois pour les sociétés d’évaluation), prolongeable de 30 jours ouvrables au plus.

Cadre européen et critères

L’évaluation est commune à la banque, aux services d’investissement et à l’assurance : CRD IV (directive 2013/36/UE), MiFID II (directive 2014/65/UE) et les orientations communes de l’ESMA, de l’ABE et de l’AEAPP. Le superviseur analyse cinq critères (honorabilité, aptitude des dirigeants, solvabilité, respect des exigences prudentielles et risque de blanchiment) et doit statuer dans un délai de 60 jours ouvrables, prolongeable jusqu’à 90.

Loi 6/2023 DR 813/2023 Loi 10/2014 MiFID II CRD IV MSU / BCE non-opposition