Responsables de l’État
« Hauts responsables de l’Administration générale de l’État, ministres, secrétaires d’État, députés, sénateurs et autres fonctions publiques importantes au niveau de l’État. »
Nous vous aidons à identifier et à gérer les personnes politiquement exposées (PPE), ou personnes ayant une responsabilité publique, conformément à l’article 14 de la loi 10/2010 : détection, autorisation du niveau de direction, origine du patrimoine et des fonds, suivi renforcé et délai de deux ans après la cessation des fonctions.
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Six volets pour détecter et gérer les personnes politiquement exposées conformément à l’article 14 de la loi 10/2010 : de l’identification à l’origine du patrimoine, en passant par le suivi renforcé et le délai après la cessation des fonctions.
Nous mettons en place des procédures de gestion des risques pour déterminer si le client ou le bénéficiaire effectif est une personne ayant une responsabilité publique, intégrées à la politique d’acceptation des clients.
Nous concevons les mesures renforcées qu’exige le régime des PPE : autorisation de la direction, origine du patrimoine et des fonds, et suivi renforcé et permanent.
Nous étendons les mesures renforcées aux proches et aux personnes étroitement associées à la PPE, en identifiant le lien et son incidence sur la relation d’affaires.
Nous documentons l’origine du patrimoine et des fonds de la PPE, l’une des mesures spécifiques qu’exige l’article 14.
Nous intégrons au manuel et à la politique d’acceptation des clients les procédures de détection et de traitement des PPE.
Nous gérons le délai d’au moins deux ans après la cessation des fonctions, puis l’analyse du risque subsistant pour décider du maintien des mesures.
Les PPE ne se limitent pas aux hauts responsables de l’État : le régime couvre aussi l’échelon régional et local, les partis, les syndicats et les organisations patronales, les organisations internationales, ainsi que les proches et les personnes étroitement associées.
« Hauts responsables de l’Administration générale de l’État, ministres, secrétaires d’État, députés, sénateurs et autres fonctions publiques importantes au niveau de l’État. »
« Présidents et conseillers des communautés autonomes, députés régionaux et, à l’échelon local, maires et conseillers municipaux des communes de plus de 50 000 habitants. »
« Postes de haute direction dans les partis politiques, les organisations syndicales ou patronales, ainsi que dans les organisations internationales. »
« Conjoint ou personne unie par une relation analogue, parents, enfants et leurs conjoints, ainsi que les personnes étroitement associées à la PPE par des liens d’affaires. »
Les personnes politiquement exposées présentent un risque accru de corruption et de blanchiment, c’est pourquoi la loi impose des mesures renforcées. Ne pas les détecter, ou ne pas appliquer correctement ces mesures, fait partie des défaillances que le SEPBLAC examine le plus.
L’erreur de départ : ne pas détecter la PPE. Sans procédures de gestion des risques, il est impossible de savoir si un client ou un bénéficiaire effectif est une personne ayant une responsabilité publique.
La relation doit être validée : il faut obtenir l’autorisation du niveau de direction immédiatement supérieur, au minimum, pour établir ou maintenir la relation d’affaires avec une PPE.
L’origine du patrimoine compte : il est obligatoire d’adopter des mesures pour déterminer l’origine du patrimoine et des fonds de la PPE.
Les mesures renforcées s’étendent aussi aux proches et aux personnes étroitement associées à la personne ayant une responsabilité publique.
Le traitement en tant que PPE se maintient automatiquement pendant au moins deux ans après la cessation des fonctions.
La relation d’affaires avec une PPE exige un suivi renforcé et permanent, et non un contrôle ponctuel.
Si vos clients ou leurs bénéficiaires effectifs peuvent compter des personnes ayant une responsabilité publique, il convient de revoir vos procédures de détection, l’autorisation de la direction, l’origine du patrimoine et le suivi renforcé.
C’est une personne qui exerce ou a exercé des fonctions publiques importantes et qui présente, de ce fait, un risque accru de corruption et de blanchiment. La réglementation LCB-FT impose de lui appliquer des mesures de vigilance renforcées.
La loi 10/2010 emploie, à son article 14, le terme « personne ayant une responsabilité publique » (PRP) pour désigner ce que la directive européenne appelle « personne politiquement exposée » ou PPE.
Entre autres :
Les agents publics de niveau intermédiaire ou inférieur ne sont pas inclus.
Oui. Les mesures renforcées s’appliquent également aux proches (conjoint ou partenaire, parents, enfants et conjoints des enfants) et aux personnes étroitement associées (celles qui entretiennent une relation d’affaires étroite avec la PPE).
Les quatre mesures de l’article 14 :
Oui. À l’origine, les mesures renforcées ne s’appliquaient qu’aux PPE étrangères, mais la réforme introduite par la loi 19/2013 a étendu le régime aux PPE nationales, position confortée par des réformes ultérieures.
Le traitement en tant que PPE se maintient automatiquement pendant au moins deux ans après la cessation. Ensuite, l’entité assujettie applique des mesures adaptées en fonction du risque subsistant, jusqu’à ce qu’elle établisse que la personne ne présente plus de risque spécifique.
Grâce à des procédures internes de gestion des risques, à des outils de screening et, en complément, aux listes de postes et de fonctions que publient la Commission de prévention du blanchiment et le Trésor. La qualité de PPE doit être appréciée au cas par cas.
Le conjoint ou la personne unie par une relation d’affection analogue, les parents, les enfants, ainsi que les conjoints ou personnes liées aux enfants par une relation analogue. Les mesures renforcées s’appliquent aussi à eux.
La personne qui entretient une relation d’affaires étroite avec la PPE, ou qui est bénéficiaire effectif d’une personne morale ou d’une construction juridique constituée au profit de la PPE. Il convient de documenter ce lien.
Pas en soi. Le régime des PPE n’inclut pas les agents publics de niveau intermédiaire ou inférieur ; il vise ceux qui exercent des fonctions publiques importantes selon l’énumération de l’article 14.
Il faut obtenir l’autorisation du niveau de direction immédiatement supérieur, au minimum, pour établir ou maintenir la relation d’affaires avec une personne ayant une responsabilité publique.
Non. Être PPE n’est pas un motif de refus automatique ; cela impose d’appliquer les mesures de vigilance renforcées et de gérer correctement le risque associé à la relation.
Le nouveau règlement (UE) 2024/1624 (AMLR) maintient et harmonise le régime des PPE dans toute l’UE, avec une application à partir du 10 juillet 2027 ; il est donc judicieux de consolider vos procédures dans cette perspective.
Tous les clients n’appellent pas la même vigilance. Nous vous aidons à calibrer les mesures selon le profil et à les documenter pour résister à un contrôle du SEPBLAC.
La gestion des PPE dépend du volume de clients, du type d’activité et de la qualité de vos procédures de détection et de suivi.
Nous partons de vos procédures d’acceptation, mettons en place la détection et réglons l’autorisation, l’origine du patrimoine et le suivi.
| Profil | Client standard | PPE (PRP) | Proche de PPE | Personne associée à une PPE |
|---|---|---|---|---|
| Vigilance | Standard (selon le risque) | Renforcée | Renforcée | Renforcée |
| Autorisation de la direction | Non | Oui | Oui | Oui |
| Origine du patrimoine | Selon le risque | Obligatoire | Obligatoire | Obligatoire |
| Suivi | Continu | Renforcé | Renforcé | Renforcé |
| Après la cessation | Sans objet | Au moins 2 ans | Lié à la PPE | Lié à la PPE |
Tableau indicatif. L’étendue exacte des mesures résulte de l’article 14 de la loi 10/2010 et du décret royal 304/2014, et doit être calibrée en fonction du risque de chaque relation d’affaires.
Gérer une personne politiquement exposée ne consiste pas à la refuser : il s’agit de la détecter à temps, d’approuver la relation au bon niveau, de documenter l’origine de son patrimoine et de maintenir un suivi renforcé tant que le risque dure.
Sans procédures de gestion des risques, on ne peut pas savoir si un client ou un bénéficiaire effectif est une PPE. La détection s’intègre à la politique d’acceptation des clients, avant le début de la relation.
La relation requiert l’autorisation du niveau de direction et la documentation de l’origine du patrimoine et des fonds, avec un suivi renforcé et permanent de l’activité.
À la cessation des fonctions, les mesures se maintiennent au moins deux ans ; passé ce délai, on analyse le risque subsistant pour décider de leur maintien.
Si vous souhaitez faire revoir votre traitement des PPE, consultez notre domaine lutte contre le blanchiment (LCB-FT) ou les mesures de vigilance renforcées.
Le régime des PPE repose sur quatre piliers : détecter le client, autoriser la relation, documenter l’origine du patrimoine et suivre de façon renforcée. Voici le panneau visuel de sa mise en œuvre.
1) DétecterLe point de départ est de déterminer, au moyen de procédures de gestion des risques, si le client ou son bénéficiaire effectif est une personne ayant une responsabilité publique.
2) AutoriserÉtablir ou maintenir la relation avec une PPE exige l’autorisation du niveau de direction immédiatement supérieur, au minimum.
3) DocumenterDes mesures sont adoptées pour déterminer l’origine du patrimoine et des fonds impliqués dans la relation et les opérations.
4) SuivreLa relation avec une PPE exige un suivi renforcé et permanent. À la cessation des fonctions, les mesures se maintiennent au moins deux ans, puis sont revues en fonction du risque subsistant.
Décision rapideC’est une PPE : appliquez les mesures renforcées dès le début de la relation.
Le régime renforcé s’applique aussi, en lien avec la PPE.
Analysez le risque subsistant pour décider du maintien des mesures.
Déterminer, au moyen de procédures de gestion des risques, si le client ou le bénéficiaire effectif est une PPE.
Résultat du screening et fiche client.
Obtenir l’approbation du niveau de direction immédiatement supérieur pour établir ou maintenir la relation.
Procès-verbal ou registre de l’autorisation de la direction.
Adopter des mesures pour déterminer l’origine du patrimoine et des fonds.
Dossier sur l’origine du patrimoine et des fonds.
Assurer un suivi renforcé et permanent de la relation d’affaires.
Registre des revues et des alertes.
Maintenir les mesures au moins deux ans et réexaminer le risque subsistant.
Analyse de risque postérieure à la cessation.
Repérez-les avant que le SEPBLAC ne les relève.
Si vous gérez des clients susceptibles d’être des personnes politiquement exposées, ces termes figurent à l’article 14 et dans vos procédures. Bien les comprendre aide à appliquer les mesures avec discernement.
Personne qui exerce ou a exercé des fonctions publiques importantes ; elle présente un risque accru de corruption et de blanchiment.
Dénomination que la loi 10/2010 emploie pour les PPE, à son article 14.
Responsables de l’État, des communautés autonomes et des collectivités locales (communes de plus de 50 000 habitants), des partis, syndicats, organisations patronales et organisations internationales.
Conjoint ou partenaire assimilé, parents, enfants et conjoints des enfants, auxquels s’appliquent aussi les mesures renforcées.
Personne entretenant une relation d’affaires étroite avec la PPE, ou bénéficiaire effectif d’une structure constituée à son profit.
Approbation du niveau de direction immédiatement supérieur, au minimum, pour établir ou maintenir la relation avec une PPE.
Mesures visant à déterminer d’où proviennent le patrimoine et les fonds impliqués dans la relation d’affaires.
Surveillance renforcée et permanente de la relation d’affaires tant que la personne a la qualité de PPE.
Les mesures se maintiennent automatiquement au moins deux ans après la cessation ; ensuite, une approche par les risques s’applique.
Exposez-nous votre situation avec des clients susceptibles d’être des PPE et nous vous aidons à mettre en place la détection, l’autorisation, l’origine du patrimoine et le suivi renforcé.
Le statut de personne politiquement exposée (PPE) est régi par l’article 14 de la loi 10/2010 du 28 avril relative à la prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme, développée par le décret royal 304/2014. La loi emploie le terme « personne ayant une responsabilité publique » pour désigner ce que la directive européenne appelle « personne politiquement exposée ».
Sont des personnes ayant une responsabilité publique celles qui exercent ou ont exercé des fonctions publiques importantes : hauts responsables de l’État, présidents et conseillers des communautés autonomes, députés régionaux, maires et conseillers municipaux des communes de plus de 50 000 habitants, et postes de haute direction des partis, syndicats, organisations patronales et organisations internationales. Le régime n’inclut pas les agents publics de niveau intermédiaire ou inférieur et, depuis la réforme de la loi 19/2013, il couvre aussi les PPE nationales.
À l’égard d’une PPE, outre les mesures standard, l’entité assujettie doit appliquer des procédures de gestion des risques pour la détecter, obtenir l’autorisation du niveau de direction immédiatement supérieur au minimum, adopter des mesures pour déterminer l’origine du patrimoine et des fonds, et assurer un suivi renforcé et permanent de la relation. Ces mesures s’étendent aux proches et aux personnes étroitement associées à la PPE.
Le traitement en tant que PPE se maintient automatiquement pendant au moins deux ans après la cessation des fonctions ; passé ce délai, l’entité assujettie applique des mesures adaptées en fonction du risque subsistant, jusqu’à ce qu’elle établisse que la personne ne présente plus de risque spécifique (article 14.9). Le nouveau règlement (UE) 2024/1624 (AMLR) harmonisera le régime des PPE dans toute l’UE, avec une application à partir du 10 juillet 2027.
Textes de référence, avec lien vers le texte officiel :
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