LCB-FT renforcée avec un périmètre pénal clair
« L’AMLD6 oblige à intégrer les 22 catégories d’infractions principales dans la risk map LCB-FT et à prouver l’efficacité du programme : gouvernance, contrôles et preuves. »
La directive (UE) 2018/1673 harmonise l’infraction de blanchiment dans toute l’UE : 22 catégories d’infractions principales, responsabilité pénale des personnes morales et peines d’emprisonnement minimales. Nous vous aidons à adapter votre compliance et à vous défendre dans les procédures.
Votre compliance LCB-FT est-elle alignée sur l’AMLD6 ? Diagnostic gratuit
Exposez-nous votre situation et nous vous indiquons les ajustements critiques.
Six axes de travail pour aligner votre compliance, assumer la responsabilité pénale de la personne morale et répondre aux procédures découlant de la sixième directive.
Nous révisons votre manuel LCB-FT pour y intégrer les 22 catégories d’infractions principales, la responsabilité pénale de la personne morale et les nouvelles normes de prévention.
Conception ou mise à jour du programme de conformité pénale de la personne morale conformément à l’AMLD6 et à l’art. 31 bis du Code pénal espagnol.
Nous identifions lesquelles des 22 catégories d’infractions de l’AMLD6 concernent votre activité et nous concevons les contrôles spécifiques.
Avis technique indépendant sur l’adéquation du programme LCB-FT et son alignement sur l’AMLD6, utile dans les procédures pénales et les contrôles des autorités de supervision.
Revue externe de votre programme : gap analysis au regard de la sixième directive, preuves, KPIs et plan de remédiation documenté.
Stratégie face aux mises en cause de personnes morales pour blanchiment ou autoblanchiment : preuve de l’efficacité du modèle et circonstances atténuantes ou exonératoires.
Banques, fintechs, CASP, agences immobilières, cabinets de professionnels, casinos et toute entité exposée au risque de blanchiment : l’AMLD6 relève le niveau d’exigence et élargit l’exposition des personnes morales.
« L’AMLD6 oblige à intégrer les 22 catégories d’infractions principales dans la risk map LCB-FT et à prouver l’efficacité du programme : gouvernance, contrôles et preuves. »
« Sans programme adéquat au titre de l’art. 31 bis CP et aligné sur l’AMLD6, l’entreprise peut répondre pénalement de blanchiment, d’autoblanchiment ou d’aiding & abetting. »
« Dans la crypto, l’AMLD6 coexiste avec MiCA et l’AMLR : il faut démontrer des contrôles effectifs, des analyses on-chain et des procédures cohérentes avec le cadre européen. »
« L’AMLD6 concerne aussi les professionnels de l’immobilier et du droit : la complicité et l’incitation sont expressément érigées en infractions. »
La sixième directive élargit le catalogue des infractions principales, incrimine des comportements accessoires et relève les peines minimales. Pour les personnes morales, le coût de l’absence d’une compliance adéquate explose.
22 catégories d’infractions principales : la liste harmonisée de l’art. 2 de l’AMLD6 élargit les comportements pouvant générer des fonds susceptibles d’être blanchis.
Incrimination de l’aiding, de l’abetting et de l’incitation : l’AMLD6 sanctionne expressément la complicité, l’instigation et la tentative en matière de blanchiment.
Autoblanchiment punissable : l’auteur de l’infraction principale répond aussi du blanchiment de ses propres profits (lorsque l’État le prévoit).
Peine maximale minimale exigée : les États doivent prévoir au moins 4 ans d’emprisonnement pour les cas les plus graves de blanchiment.
Responsabilité des personnes morales pour le blanchiment commis dans leur intérêt par des dirigeants ou en raison d’un défaut de surveillance.
Pour les personnes morales : amendes pénales, interdiction de contracter, mise sous contrôle judiciaire, fermeture d’établissements et dissolution.
Nous vous aidons à mettre à jour votre programme de prévention pénale : 22 catégories d’infractions principales, responsabilité de la personne morale, complicité et autoblanchiment. Une défense solide et des preuves.
L’AMLD6 est la directive (UE) 2018/1673 du Parlement européen et du Conseil, du 23 octobre 2018, visant à lutter contre le blanchiment de capitaux au moyen du droit pénal.
Son objectif est d’harmoniser dans toute l’UE l’incrimination du blanchiment, d’élargir le catalogue des infractions principales et de renforcer la responsabilité pénale des personnes morales. Elle complète le volet administratif LCB-FT (AMLD4, AMLD5 et le nouveau paquet AMLR/AMLD6 bis).
L’AMLD5 (directive 2018/843) est de nature administrative et préventive : elle élargit les entités assujetties (y compris les prestataires crypto), renforce le KYC et les registres des bénéficiaires effectifs.
L’AMLD6 est de nature pénale : elle définit l’infraction de blanchiment, les catégories d’infractions principales, la responsabilité pénale de la personne morale et les peines minimales. L’une couvre l’« avant » (prévention), l’autre l’« après » (sanction pénale).
L’art. 2 de l’AMLD6 énumère 22 catégories. Les plus pertinentes pour l’activité des entreprises :
Tout profit tiré de ces comportements peut faire l’objet d’un blanchiment punissable au titre de l’AMLD6.
L’art. 7 de l’AMLD6 oblige les États à garantir que les personnes morales puissent être pénalement responsables du blanchiment lorsque l’infraction est commise dans leur intérêt par : (a) un dirigeant ou un représentant ; (b) en raison d’un défaut de surveillance ou de contrôle d’un salarié.
En Espagne, cette responsabilité passe par l’art. 31 bis du Code pénal, qui exige un modèle de prévention pénale adéquat (compliance program) pour pouvoir bénéficier de la cause d’exonération ou de la circonstance atténuante.
Pour les personnes physiques : peine maximale d’au moins 4 ans d’emprisonnement dans les cas les plus graves (art. 5 AMLD6).
Pour les personnes morales (art. 8 AMLD6) : amendes pénales, exclusion du bénéfice d’avantages fiscaux ou d’aides publiques, interdiction temporaire ou définitive d’activités commerciales, mise sous contrôle judiciaire, fermeture d’établissements et dissolution.
L’Espagne a transposé l’AMLD6 par une réforme du Code pénal et des adaptations législatives, en maintenant le cadre de peines de l’infraction de blanchiment (art. 301 et suivants CP).
Oui. L’art. 4 de l’AMLD6 exige que les États incriminent l’incitation (incitement), la complicité (aiding and abetting) et la tentative de blanchiment de capitaux.
Cela accroît sensiblement le risque pour les conseillers, intermédiaires et professionnels qui facilitent des opérations sans la vigilance requise.
L’autoblanchiment est le blanchiment commis par l’auteur même de l’infraction principale. L’art. 3.5 de l’AMLD6 permet aux États de sanctionner pénalement l’auteur de l’infraction sous-jacente aussi pour le blanchiment de ses propres profits.
L’Espagne prévoit déjà l’autoblanchiment à l’art. 301.1 du Code pénal : l’auteur de l’infraction principale peut répondre en outre du blanchiment de ses propres profits illicites.
Quatre chantiers simultanés :
Adapter votre compliance à l’AMLD6 ne se limite pas à retoucher un manuel : il faut réviser la risk map des infractions principales, intégrer la responsabilité pénale de la personne morale et renforcer les preuves de l’efficacité du programme.
L’AMLD6 harmonise l’infraction de blanchiment dans l’UE : incrimination, infractions principales, comportements accessoires et sanctions à l’encontre des personnes physiques et morales.
La cause d’exonération de la personne morale exige un modèle adéquat : identification des risques, contrôles, dispositif d’alerte et supervision.
Ce qui compte devant le juge pénal, c’est l’efficacité réelle du modèle : registres, procès-verbaux, formation, gestion des alertes et réponse aux incidents.
Vous souhaitez une revue indépendante du programme ? Consultez le rapport de l’expert externe ou nos services de corporate compliance.
Adapter votre organisation à l’AMLD6 exige de relier le plan normatif (directive, Code pénal, loi 10/2010) au plan opérationnel : risk map, contrôles, preuves et formation. Voici comment nous travaillons.
1) Risk mapNous cartographions les infractions principales de l’AMLD6 sur votre activité réelle : clients, produits, juridictions et canaux.
2) Modèle PMConception du programme de l’art. 31 bis CP couvrant le blanchiment, l’autoblanchiment et la complicité au titre de l’AMLD6.
3) EfficacitéCe qui fait la différence au procès : registres d’alertes, procès-verbaux du compliance officer, formation documentée et audits.
4) Défense PMProuver l’adéquation du modèle permet à la personne morale de bénéficier de la cause d’exonération ou, à tout le moins, de circonstances atténuantes dans les procédures pour blanchiment. L’AMLD6 a relevé le seuil de ce que l’on considère comme un « modèle efficace ».
Carte rapideRevue documentaire du manuel LCB-FT et vérification de son articulation avec l’art. 31 bis CP.
Gap analysis au regard de l’AMLD6, mise à jour de la risk map et renforcement des contrôles et de la formation.
Refonte du programme, audit externe, plan de remédiation et reporting continu au conseil.
22 catégories d’infractions dont les profits sont susceptibles d’être blanchis.
Risk map par catégorie appliquée aux produits, clients et zones géographiques.
Conversion, dissimulation, acquisition, détention ou utilisation de biens d’origine criminelle.
Procédures de détection et de déclaration des opérations suspectes.
Incrimination expresse des comportements accessoires au blanchiment.
Vigilance dans le conseil et l’intermédiation, registres des décisions.
Peine maximale minimale : 4 ans d’emprisonnement dans les cas les plus graves.
Mise en correspondance avec les art. 301 et suivants du Code pénal espagnol après transposition.
Personnes morales responsables des infractions commises dans leur intérêt.
Modèle de l’art. 31 bis CP avec preuves de mise en œuvre et de supervision.
Amendes, interdictions, mise sous contrôle judiciaire et dissolution.
Plan de continuité et matrice des risques de sanction documentée.
Indicateurs qui, devant le juge, mettent en doute l’adéquation du programme de compliance.
Pour adapter votre compliance à l’AMLD6, mieux vaut maîtriser ces termes : ils apparaissent dans les procédures, les avis, les audits et les rapports au conseil d’administration.
Directive européenne qui harmonise l’infraction de blanchiment, ses infractions principales et la responsabilité pénale de la personne morale.
Comportement délictueux dont les profits peuvent être blanchis. L’AMLD6 énumère 22 catégories obligatoires.
Blanchiment commis par l’auteur même de l’infraction principale. L’Espagne le prévoit à l’art. 301.1 du Code pénal.
Comportements accessoires au blanchiment (aide, instigation, tentative) que l’AMLD6 oblige à ériger en infractions.
Régime espagnol de responsabilité pénale des personnes morales. Il exige un modèle de prévention adéquat pour accéder à la cause d’exonération.
Figure clé du modèle de prévention pénale. Il doit disposer d’autonomie, de moyens et d’une ligne directe avec le conseil.
Cause d’exclusion de la responsabilité pénale de la personne morale lorsque le modèle de prévention est adéquat et efficace.
Loi espagnole qui régit la lutte contre le blanchiment. Elle coexiste avec l’AMLD6 sur le plan préventif (par opposition au plan pénal).
Règlement d’application directe qui harmonise la lutte contre le blanchiment dans l’UE. Complément naturel de l’AMLD6.
La feuille de route pour adapter votre programme de compliance pénale à l’AMLD6 : cartographie des infractions principales, modèle de l’art. 31 bis CP, contrôles, preuves et plan de remédiation.
Pas de spam. Votre e-mail n’est utilisé que pour vous envoyer cette checklist et, à l’occasion, des actualités réglementaires pertinentes (AMLD6, AMLR, art. 31 bis CP).
La checklist est en cours de téléchargement. Si elle ne démarre pas automatiquement, cliquez ici.
Après l’avoir lue, vous avez besoin d’aide pour votre cas concret ? Écrivez-nous directement :
Dites-nous où en est aujourd’hui votre compliance et nous vous expliquons, de façon opérationnelle, les étapes pour l’aligner sur l’AMLD6.
La directive (UE) 2018/1673 du Parlement européen et du Conseil, du 23 octobre 2018, visant à lutter contre le blanchiment de capitaux au moyen du droit pénal — connue sous le nom d’AMLD6 —, est la sixième directive de la série des textes européens anti-blanchiment. À la différence des AMLD4 et AMLD5, de nature administrative et préventive, l’AMLD6 traite la dimension pénale : elle définit l’infraction de blanchiment, harmonise les infractions principales et renforce la responsabilité pénale des personnes morales.
L’AMLD6 oblige les États à considérer comme infractions principales du blanchiment des comportements relevant de 22 catégories minimales : participation à un groupe criminel organisé, terrorisme, traite des êtres humains, trafic de drogues et d’armes, corruption, fraude (y compris la fraude fiscale grave), contrefaçon de monnaie, infractions environnementales, cybercriminalité, meurtre, enlèvement, vol, contrebande et infractions portant atteinte aux intérêts financiers de l’UE, entre autres. Ce catalogue élargit sensiblement l’éventail des activités dont les profits peuvent faire l’objet d’un blanchiment punissable.
L’art. 3 incrimine la conversion, la dissimulation, l’acquisition, la détention et l’utilisation de biens d’origine criminelle. L’art. 4 oblige les États à sanctionner aussi l’incitation, la complicité (aiding and abetting) et la tentative, ce qui accroît le risque pour les conseillers, intermédiaires et professionnels qui facilitent des opérations sans la vigilance requise.
L’art. 5 fixe une peine maximale minimale de 4 ans d’emprisonnement pour les cas les plus graves. L’art. 6 prévoit des circonstances aggravantes : commission dans le cadre d’une organisation criminelle, entités assujetties qui commettent l’infraction dans l’exercice de leur activité, ou biens blanchis d’un montant particulièrement élevé.
L’AMLD6 oblige les États à garantir la responsabilité des personnes morales pour le blanchiment commis dans leur intérêt par des dirigeants, des représentants ou en raison d’un défaut de surveillance. En Espagne, cette responsabilité passe par l’art. 31 bis du Code pénal : l’entreprise ne peut s’exonérer ou atténuer sa responsabilité que si elle justifie d’un modèle de prévention pénale adéquat et efficace.
L’Espagne a adapté son Code pénal à l’AMLD6 (art. 301 et suivants), en maintenant le régime de l’autoblanchiment et le système de responsabilité pénale de la personne morale de l’art. 31 bis. L’AMLD6 coexiste avec le volet administratif : la loi 10/2010, le règlement (UE) 2024/1624 (AMLR), la directive (UE) 2024/1640 et la nouvelle autorité européenne AMLA. Un programme de compliance moderne doit intégrer les deux dimensions, préventive et pénale.
Textes de référence, avec lien vers le texte officiel :
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