Politique d’acceptation des clients (LCB-FT) en Espagne

Toute entité assujettie doit approuver par écrit et appliquer une politique expresse d’acceptation des clients qui décrit quels clients présentent un risque supérieur à la moyenne et quelles précautions renforcées leur sont appliquées (art. 26.2 de la loi 10/2010). Ne pas en avoir est une infraction grave. Nous la rédigeons à partir de votre analyse de risque.

Votre politique d’acceptation résisterait-elle à une inspection ?

Dites-nous quel type d’entité assujettie vous êtes et quels clients vous avez, et nous vous indiquons ce que votre politique doit contenir.

  • Réponse sous 24 h
  • Sans engagement
  • Confidentiel
Forme
Par écrit
Nature
Graduelle
Sans mesures de vigilance
Ne pas opérer
Texte de référence
Art. 26.2 loi 10/2010

Une politique d’acceptation que votre équipe peut appliquer

La politique d’acceptation traduit votre analyse de risque en règles claires : quels clients vous acceptez, avec quelles mesures et dans quels cas vous n’entrez pas en relation ou vous y mettez fin.

RisquePhase 1

De l’analyse de risque à la politique

Nous partons de votre analyse de risque écrite, que la loi exige pour moduler les mesures de vigilance (art. 7.1 de la loi 10/2010), et nous isolons les facteurs qui comptent dans votre activité.

Sans analyse, pas de politique.
CatégoriesPhase 2

Types de clients selon le risque

Nous décrivons les clients présentant un risque supérieur à la moyenne, aussi bien ceux que la norme qualifie déjà ainsi que ceux qui ressortent de votre analyse, ainsi que les clients à risque faible ou standard.

Art. 33.1.a décret royal 304/2014.
MesuresPhase 3

Mesures graduelles

Nous attribuons à chaque catégorie son niveau de vigilance, simplifiée, standard ou renforcée, avec les informations et les documents à demander.

Acceptation graduelle.
RefusPhase 4

Quand ne pas opérer

Nous fixons les cas de refus ou de fin de la relation, l’examen spécial qui s’impose et la manière de documenter la décision.

Art. 7.3 loi 10/2010.
ApprobationPhase 5

Approbation et diffusion

Nous préparons la politique pour que l’organe compétent l’approuve par écrit et qu’elle soit intégrée au manuel, et nous formons les personnes qui enregistrent les clients.

Par écrit, toujours.
RévisionPhase 6

Suivi et mise à jour

Nous définissons quand la politique est revue et comment les clients sont reclassés lorsque leur situation ou le risque de l’activité change.

Une politique vivante.

Quand vous devez revoir votre politique d’acceptation

La politique d’acceptation doit refléter votre activité réelle. Voici les moments où elle devient obsolète.

Nouvelle activité

Vous lancez un produit ou entrez dans un pays

De nouveaux produits, canaux ou marchés modifient le profil de risque de vos clients et imposent de revoir les catégories.

Expert externe

Le rapport demande des précisions

L’examen externe vérifie si la politique décrit avec précision les clients les plus risqués et les mesures que vous leur appliquez.

Refus

Vous refusez des clients sans critère écrit

Si les refus dépendent de chaque gestionnaire, vous ne pourrez les justifier ni devant le superviseur ni devant le client lui-même.

AMLR 2027

Le règlement européen arrive

Le règlement (UE) 2024/1624 maintient la règle de ne pas opérer sans mesures de vigilance et exige de conserver une trace des décisions prises.

La politique d’acceptation en chiffres

Données de la loi 10/2010, de son règlement d’application (décret royal 304/2014) et du règlement (UE) 2024/1624.

Art. 26.2 loi 10/2010 Par écrit

La politique est approuvée par écrit et appliquée : il ne suffit pas de la garder dans un tiroir.

Art. 33.1.a décret royal 304/2014 Manuel

C’est le premier contenu minimal du manuel de prévention, avec les mesures d’atténuation du risque, y compris le refus d’opérer.

Art. 7.3 loi 10/2010 Ne pas opérer

Sans mesures de vigilance, aucune relation n’est établie et aucune opération n’est exécutée ; si cela survient pendant la relation, il y est mis fin.

Art. 52.1.m loi 10/2010 Grave

Ne pas approuver par écrit et appliquer une politique expresse d’acceptation des clients est une infraction grave.

Art. 57.1 loi 10/2010 60 000 €

Amende minimale pour une infraction grave, prononcée avec un blâme ou, pour les entités agréées, une suspension temporaire.

Art. 21 règlement (UE) 2024/1624 2027

À compter du 10 juillet 2027, l’AMLR oblige à s’abstenir ou à mettre fin à la relation et à conserver une trace de ces décisions.

Votre politique dit-elle qui vous n’acceptez pas ?

Nous examinons votre politique d’acceptation au regard de votre analyse de risque et vous proposons les modifications par ordre d’urgence.

Politique d’acceptation des clients : questions courantes

Qu’est-ce que la politique d’acceptation des clients ?

C’est le document dans lequel l’entité assujettie fixe quels clients elle accepte et avec quelles mesures. L’art. 26.2 de la loi 10/2010 exige de l’approuver par écrit et de l’appliquer, de décrire les types de clients susceptibles de présenter un risque supérieur à la moyenne et qu’elle soit graduelle, avec des précautions renforcées pour les clients les plus risqués.

Est-elle obligatoire pour toutes les entités assujetties ?

C’est une obligation générale de la loi 10/2010. L’art. 31.1 du règlement d’application dispense de plusieurs obligations de contrôle interne, dont celles de ses art. 31 à 33, les courtiers en assurance et les entités visées aux lettres i) à u) de l’art. 2.1 qui comptent moins de 10 personnes et ne dépassent pas 2 millions d’euros de chiffre d’affaires ou de total de bilan, sauf si elles font partie d’un groupe qui dépasse ces seuils. Elles n’en continuent pas moins d’appliquer les mesures de vigilance en fonction du risque.

Que doit contenir la politique ?

Au minimum, une description précise des clients pouvant présenter un risque supérieur à la moyenne, par disposition normative ou parce que votre analyse de risque le fait ressortir, et les mesures pour l’atténuer, y compris, le cas échéant, le refus d’établir des relations ou la fin de la relation (art. 33.1.a du décret royal 304/2014). En pratique, il convient d’ajouter les catégories de risque faible et standard et les mesures de chacune.

Quels clients présentent un risque supérieur à la moyenne ?

Certains sont fixés par la norme elle-même, comme les personnes politiquement exposées (PPE) ou les relations de correspondance bancaire transfrontalière, soumises à des mesures renforcées (art. 11 à 16 de la loi 10/2010). D’autres ressortent de votre propre analyse : activité, structure de propriété, origine des fonds, canal ou volume des opérations.

Puis-je refuser un client ?

Oui. Si vous ne pouvez pas appliquer les mesures de vigilance, la loi vous oblige à ne pas établir la relation ou à y mettre fin, avec examen spécial (art. 7.3 de la loi 10/2010). Ce refus n’engage pas la responsabilité de l’entité assujettie, sauf enrichissement sans cause. En dehors de ce cas, la politique doit expliquer, selon des critères objectifs, quand vous n’acceptez pas un type de client.

Puis-je refuser toute une catégorie de clients ?

Dans le secteur financier, les orientations EBA/GL/2023/04 demandent de ne pas refuser des catégories entières de clients sans évaluer le risque concret, d’envisager des mesures d’atténuation avant de refuser ou de mettre fin à la relation et de documenter la décision. Le règlement européen AMLR va dans le même sens : gérer le risque plutôt que l’éviter de manière généralisée.

Qui approuve la politique ?

L’organe d’administration de l’entité assujettie approuve les politiques de prévention (art. 31.2 du décret royal 304/2014). Dans les professions réglementées dotées d’un organe centralisé de prévention, c’est cet organe qui l’approuve (art. 26.2 de la loi 10/2010). Elle est ensuite intégrée au manuel et diffusée aux personnes qui enregistrent les clients.

Qu’est-ce qui change avec l’AMLR ?

À partir du 10 juillet 2027, le règlement (UE) 2024/1624 maintient l’obligation de s’abstenir d’entrer en relation ou d’y mettre fin lorsque les mesures de vigilance ne peuvent pas être respectées, oblige à apprécier s’il y a lieu de déclarer l’opération et à conserver une trace des mesures adoptées (art. 21). Votre politique devrait déjà se préparer à documenter ces décisions.

Comment rédiger votre politique d’acceptation

Une bonne politique d’acceptation s’applique sans hésitation dès le premier client et se justifie sans effort devant le superviseur.

Le point de départ

Votre analyse de risque

Les facteurs de risque de votre activité déterminent les catégories de clients et les mesures de chacune.

La pièce maîtresse

Des règles claires et graduelles

Chaque catégorie avec son niveau de vigilance, ses documents et la personne qui décide de l’acceptation.

L’épreuve

Des décisions documentées

Acceptations, refus et fins de relation avec leur motivation, pour l’expert externe et le SEPBLAC.

Votre politique d’acceptation en 10 étapes

  1. Revoyez votre analyse de risque écrite et les facteurs de risque de votre activité.
  2. Identifiez les clients que la norme qualifie de haut risque et ceux qui ressortent de votre analyse.
  3. Définissez les catégories de risque : faible, standard et supérieur à la moyenne.
  4. Attribuez à chaque catégorie son niveau de vigilance et les documents exigibles.
  5. Fixez qui autorise l’acceptation des clients les plus risqués.
  6. Établissez les cas de refus et de fin de la relation.
  7. Prévoyez l’examen spécial lorsque vous ne pouvez pas appliquer les mesures de vigilance.
  8. Documentez chaque refus et chaque fin de relation avec son motif.
  9. Approuvez la politique par écrit et intégrez-la au manuel de prévention.
  10. Formez votre équipe et revoyez la politique lorsque votre activité ou la réglementation change.

Source : loi 10/2010 (art. 7, 26, 52 et 57), décret royal 304/2014 (art. 31 et 33), règlement (UE) 2024/1624 (art. 21) et orientations EBA/GL/2023/04.

Dictionnaire opérationnel

Notions clés de la politique d’acceptation

Ces termes figurent dans la loi 10/2010, dans le décret royal 304/2014 et dans toute revue de l’expert externe.

PACDocument

Politique d’acceptation des clients

Règles écrites sur les clients que l’entité assujettie accepte et les mesures qu’elle leur applique.

Art. 26.2 loi 10/2010.
RisqueMoyenne

Risque supérieur à la moyenne

Clients qui, par la norme ou par votre analyse, exigent des précautions renforcées.

Ils doivent être décrits.
GraduellePrincipe

Acceptation graduelle

Des mesures d’autant plus intenses que le risque du client est élevé.

Précautions renforcées.
DDMesures

Mesures de vigilance

Identification, bénéficiaire effectif, objet de la relation et suivi continu.

Art. 3 à 6 loi 10/2010.
RenforcéeMesures

Mesures de vigilance renforcées

Mesures supplémentaires pour les situations de risque plus élevé, comme les personnes politiquement exposées.

Art. 11 à 16 loi 10/2010.
AnalyseBase

Analyse de risque

Évaluation écrite des risques de l’activité qui justifie le degré des mesures.

Art. 7.1 loi 10/2010.
RefusDécision

Refus d’opérer

Ne pas entrer en relation ou y mettre fin lorsque les mesures de vigilance ne peuvent pas être appliquées.

Art. 7.3 loi 10/2010.
De-riskingRisque

Refus généralisé

Refuser des catégories entières de clients sans évaluer le risque concret de chacun.

EBA/GL/2023/04.
ManuelDocument

Manuel de prévention

Document qui reprend la politique d’acceptation et les autres procédures de contrôle interne.

Art. 33 décret royal 304/2014.
Playbook

Politique d’acceptation ou profil de risque : ce qu’est chacun

Aspect
Politique d’acceptation
Profil de risque du client

Qu’est-ce que c’est

Politique d’acceptation : les règles générales sur les clients que vous acceptez et les mesures appliquées.

Profil de risque du client : l’évaluation concrète de chaque client.

Quand elle s’utilise

Politique d’acceptation : avant chaque entrée en relation et lors de la révision de la relation.

Profil de risque du client : à l’entrée en relation et lors du suivi continu.

Qui l’approuve

Politique d’acceptation : l’organe d’administration, par écrit.

Profil de risque du client : il est attribué selon la procédure approuvée.

Sur quoi elle repose

Politique d’acceptation : sur l’analyse de risque de l’activité.

Profil de risque du client : sur les données et documents du client.

Résultat

Politique d’acceptation : catégories de clients et mesures graduelles.

Profil de risque du client : un niveau de risque et les mesures correspondantes.

Erreurs que le superviseur relève dans une politique d’acceptation

Ce sont des défaillances qui apparaissent en comparant la politique à un échantillon de dossiers.

  • Une politique générique copiée d’un autre secteur qui ne reflète pas votre activité.
  • Des catégories à haut risque sans mesures concrètes pour chacune.
  • Des refus de clients sans motivation écrite.
  • Des clients à haut risque acceptés sans l’autorisation prévue.
  • Une politique non approuvée par écrit ou non mise à jour.

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Dites-nous quel type d’entité assujettie vous êtes, quels clients vous avez et comment vous décidez aujourd’hui des entrées en relation, et nous vous indiquons ce que votre politique d’acceptation doit contenir.

La politique d’acceptation des clients dans la loi 10/2010

Mis à jour le 15 octobre 2026

L’art. 26.2 de la loi 10/2010 oblige les entités assujetties à approuver par écrit et à appliquer une politique expresse d’acceptation des clients. C’est la pièce qui relie l’analyse de risque aux mesures de vigilance du quotidien.

Ce que dit la loi

La politique doit décrire les types de clients susceptibles de présenter un risque supérieur à la moyenne et être graduelle, avec des précautions renforcées pour eux. Selon l’art. 7.1, le degré d’application des mesures de vigilance en fonction du risque figure dans cette politique, appuyée sur une analyse de risque écrite.

Ce qu’ajoute le règlement d’application

L’art. 33.1.a du décret royal 304/2014 en fait le premier contenu du manuel de prévention, avec une description précise des clients les plus risqués et des mesures pour l’atténuer, y compris le refus d’opérer ou la fin de la relation. L’art. 31.2 confie son approbation à l’organe d’administration.

Quand ne pas accepter

Si les mesures de vigilance ne peuvent pas être appliquées, l’entité assujettie n’établit pas la relation et n’exécute pas l’opération ; si l’impossibilité survient ensuite, elle met fin à la relation et procède à l’examen spécial (art. 7.3). Pour les clients les plus risqués, la politique se coordonne avec le profil de risque du client et avec les mesures de vigilance renforcées.

Pas de refus généralisés

Les orientations EBA/GL/2023/04, sur la gestion du risque lors de l’accès aux services financiers, demandent aux établissements financiers d’évaluer le risque de chaque client plutôt que de refuser des catégories entières, d’envisager des mesures d’atténuation avant de refuser et de documenter les décisions. Le règlement AMLR suit la même ligne à partir de 2027.

Où cela s’inscrit

La politique d’acceptation est une pièce du dispositif de lutte contre le blanchiment et elle est examinée dans le rapport de l’expert externe. Ne pas l’approuver par écrit et l’appliquer est une infraction grave (art. 52.1.m de la loi 10/2010).

Politique d’acceptation Loi 10/2010 DR 304/2014 Mesures de vigilance Analyse de risque AMLR EBA/GL/2023/04 Manuel LCB-FT