Déclaration EMIR des dérivés : ce que vous devez respecter

Un swap de taux, une couverture de change ou une couverture sur matières premières vous placent sous le règlement (UE) 648/2012 (EMIR) : déclaration des opérations, classification FC/NFC, atténuation des risques et, avec EMIR 3, compte actif auprès de chambres de compensation de l’UE. Nous vous remettons le tout ordonné et documenté.

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Dites-nous quels dérivés vous utilisez et avec qui, et nous vous indiquons votre classification, vos obligations et les lacunes actuelles.

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Règlement EMIR
Règl. 648/2012
Réforme EMIR 3
Règl. 2024/2987
Début de la déclaration Refit
Avril 2024
Checklist EMIR
10 étapes

Qui souffre d’EMIR (sans le savoir)

EMIR ne concerne pas que les banques : il touche toute contrepartie à un dérivé. Ces quatre cas franchissent souvent notre porte.

Industrie

L’entreprise qui se couvre sur les taux et les devises

« Nous signons des swaps pour le financement et des couvertures de change pour exporter. Personne dans l’entreprise ne savait que ces contrats sont déclarés à un référentiel central et que nous sommes une NFC avec des obligations propres. »

Énergie

Le groupe qui couvre des matières premières

« Le volume de nos couvertures sur matières premières augmente chaque année. La question qui nous empêche de dormir : à quel moment cessons-nous d’être NFC- et tout notre régime change-t-il ? »

Gérant / ESI

L’entité financière avec un portefeuille de dérivés

« En tant que contrepartie financière, nous assumons le paquet complet d’EMIR, et avec EMIR 3 il nous faut analyser le compte actif auprès d’une chambre de compensation de l’UE. Nous devons en faire des procédures, pas des gros titres. »

CFO

Le directeur financier qui hérite du problème

« Quand j’ai pris la direction financière, j’ai trouvé des dérivés en vie sans inventaire, des confirmations éparses et aucune traçabilité de la déclaration que la banque effectue en notre nom. Je veux de l’ordre et un responsable clair. »

Trois failles typiques de la conformité EMIR

Les problèmes avec EMIR naissent rarement de la mauvaise foi : ils naissent de l’idée que « c’est la banque qui s’en occupe ». Voici les défaillances que nous rencontrons le plus.

Déclaration sans contrôle : déléguer l’envoi à la banque ne délègue pas la responsabilité. Si personne dans votre entreprise ne vérifie ce qui est déclaré, avec quelles données et sous quels formats Refit, les erreurs sont les vôtres et s’accumulent en silence.

Seuils sans surveillance : la classification NFC- n’est pas un titre à vie : elle dépend de vos positions. Développer vos dérivés sans surveiller les seuils de compensation peut vous faire changer de régime à votre insu.

Dérivés sans architecture contractuelle : négocier des OTC non compensés sans contrat-cadre, sans délais de confirmation et sans accord de garanties laisse les techniques d’atténuation d’EMIR en suspens et les différends sans voie de traitement.

Votre classification EMIR détermine votre charge : obligations principales par type de contrepartie
Classification Qui est concerné Obligations principales
NFC- Contrepartie non financière en dessous des seuils de compensation. Déclaration à un référentiel central et techniques d’atténuation de base pour les OTC non compensés (confirmation dans les délais, rapprochement des portefeuilles, résolution des différends).
NFC+ Contrepartie non financière qui dépasse l’un des seuils de compensation. Ce qui précède, plus des obligations renforcées : compensation dans les conditions de la réglementation applicable et échange de garanties pour les non compensés, selon le cas.
FC Contrepartie financière (banques, assureurs, fonds, ESI...). Le paquet complet : déclaration, compensation le cas échéant, marges sur les non compensés et, avec EMIR 3, analyse de l’exigence de compte actif auprès de chambres de l’UE pour certains dérivés.

Mettez vos dérivés en ordre avant que le superviseur ne le demande

Inventaire des contrats, classification FC/NFC avec surveillance des seuils, vérification de la déclaration Refit, techniques d’atténuation documentées et feuille de route EMIR 3. Vous repartez avec un dispositif complet et un responsable pour chaque obligation.

EMIR : les questions que nous posent entreprises et entités

Qu’est-ce qu’EMIR et qui est concerné ?

EMIR est le règlement (UE) 648/2012, la norme européenne sur les dérivés de gré à gré, les contreparties centrales et les référentiels centraux. Il est né après la crise financière pour apporter de la transparence et réduire le risque de contrepartie sur le marché des dérivés.

Il oblige les deux côtés de chaque contrat : les contreparties financières (FC) —banques, assureurs, fonds, ESI— et les contreparties non financières (NFC), c’est-à-dire les entreprises de tout secteur qui signent des dérivés, ne serait-ce que pour couvrir un risque de taux ou de change.

Mon entreprise n’utilise que des dérivés de couverture : doit-elle aussi déclarer ?

Oui. L’obligation de déclaration à un référentiel central (trade repository) s’applique aux dérivés quelle que soit leur finalité : couvrir un financement ou un risque de change ne vous dispense pas de déclarer l’opération.

En pratique, c’est l’entité financière qui déclare au nom de l’entreprise, et dans certains cas la réglementation prévoit des mécanismes permettant de reporter sur la contrepartie financière la déclaration des petites NFC. Mais attention : il convient de convenir par écrit de qui déclare, avec quelles données et comment vous vérifiez que cela est bien fait.

Qu’a changé EMIR Refit pour la déclaration ?

EMIR Refit a rénové le régime de déclaration des opérations et, en particulier, ses formats techniques : depuis avril 2024, la déclaration se fait selon les nouvelles normes, avec plus de champs et une exigence accrue de qualité des données.

Pour les entreprises, la conséquence pratique est double : vérifier que celui qui déclare (la banque ou un tiers) a correctement migré, et fiabiliser leurs propres données —identifiants, références d’opérations, valorisations— qui alimentent ces envois. Une déclaration formellement déléguée mais matériellement hors de contrôle est le constat le plus fréquent dans nos revues.

Que signifie être NFC+ ou NFC- et comment cela se détermine-t-il ?

EMIR classe les contreparties non financières selon leurs positions sur dérivés par rapport à des seuils de compensation par classe d’actifs. En termes généraux : si vos positions —hors, selon le cas, les couvertures liées à l’activité commerciale— restent sous les seuils, vous êtes NFC- et vous supportez le régime le plus léger ; si vous les dépassez, vous passez en NFC+ et des obligations renforcées s’activent, dont la compensation dans les conditions de la réglementation applicable.

Le mécanisme exige un calcul périodique et traçable : la classification n’est pas une photo figée, c’est une surveillance continue.

Que sont les techniques d’atténuation des risques pour les OTC non compensés ?

Pour les dérivés OTC qui ne passent pas par une chambre de compensation, EMIR impose des disciplines opérationnelles qui réduisent le risque bilatéral :

  • Confirmation dans les délais des termes de chaque opération.
  • Rapprochement des portefeuilles entre contreparties et, le cas échéant, compression.
  • Résolution des différends selon des procédures convenues.
  • Valorisation et échange de garanties (marges) pour les contreparties assujetties, selon leur classification.

Toutes exigent un support contractuel : c’est pourquoi l’ossature contractuelle représente la moitié de la conformité EMIR.

Qu’apporte EMIR 3 et qu’est-ce que le compte actif ?

EMIR 3 (règlement (UE) 2024/2987) est la dernière grande réforme du cadre. Son volet le plus commenté est l’exigence de compte actif : certaines contreparties soumises à la compensation devront maintenir un compte opérationnel auprès d’une contrepartie centrale de l’UE pour certains dérivés, afin de réduire la dépendance à l’égard de chambres situées hors de l’Union.

Si vous êtes FC ou NFC+ avec des dérivés dans le périmètre, il faut analyser si cela vous concerne, choisir une chambre et adapter contrats et opérations. C’est un projet avec un calendrier, pas une formalité.

Qui supervise EMIR en Espagne et que risque-t-on en cas de manquement ?

La supervision relève des autorités compétentes selon le type d’entité ; pour une bonne partie des contreparties espagnoles, l’interlocuteur est la CNMV. Le non-respect des obligations d’EMIR peut donner lieu à des demandes d’informations et à des sanctions administratives dans les conditions de la réglementation applicable, sans compter le dommage opérationnel : un historique de déclarations erronées coûte cher à reconstituer.

La meilleure défense est ennuyeuse : inventaire à jour, responsables désignés et preuves pour chaque obligation. C’est ce que nous mettons en place dans notre service de compliance financier.

Nous sommes une entité financière : où EMIR croise-t-il notre agrément ?

Pour une FC, EMIR se superpose à tout le reste : l’agrément et le programme d’activités de l’ESI, les exigences prudentielles et de capital réglementaire, et les règles de conduite envers les clients. Les marges et le collatéral de vos dérivés ont une lecture prudentielle ; votre activité de dérivés doit se refléter dans vos procédures et votre contrôle des risques.

L’erreur classique est de traiter EMIR comme un silo du back office. Il fonctionne lorsqu’il est intégré à la cartographie complète des obligations de l’entité.

Votre dispositif EMIR en trois phases

Respecter EMIR, c’est répondre à trois questions avec des preuves : quels dérivés vous détenez, ce que vous êtes (FC, NFC+ ou NFC-) et qui assume chaque obligation. Voici comment nous travaillons.

Phase 1

Inventaire et classification

Nous dressons l’inventaire des dérivés en vie (financement, devises, matières premières), séparons les couvertures et calculons votre position par rapport aux seuils. De là découlent votre classification et, avec elle, tout votre régime.

Phase 2

Déclaration et contrats

Nous auditons la déclaration Refit —qui envoie, avec quelles données, sous quel contrôle— et nous bouclons l’architecture contractuelle : contrat-cadre, confirmations, rapprochement, différends et garanties le cas échéant.

Phase 3

Surveillance et EMIR 3

Nous mettons en place la surveillance périodique des seuils, le tableau des responsables et des preuves, et la feuille de route EMIR 3 : analyse du compte actif, choix de la chambre et adaptation des opérations si cela vous concerne.

Checklist EMIR en 10 étapes

  1. Inventaire des dérivés : identifiez tous les contrats en vie (swaps, forwards, options, couvertures de change) et leur finalité : couverture ou non.
  2. Identifiants : vérifiez que votre entité dispose des identifiants nécessaires à la déclaration et qu’ils sont en cours de validité.
  3. Classification : déterminez si vous êtes FC ou NFC et, dans ce dernier cas, calculez votre position par rapport aux seuils de compensation par classe d’actifs.
  4. Accord de déclaration : convenez par écrit de qui déclare chaque opération au référentiel central et avec quelles données, même si vous déléguez à la banque.
  5. Contrôle de la déclaration : mettez en place des vérifications périodiques de ce qui est effectivement déclaré selon les formats Refit applicables depuis avril 2024.
  6. Contrat-cadre : documentez vos OTC sous des contrats-cadres avec annexes de confirmation, de rapprochement et de résolution des différends.
  7. Techniques d’atténuation : mettez en œuvre la confirmation dans les délais, le rapprochement des portefeuilles et une procédure de différends, avec des enregistrements de chaque cycle.
  8. Garanties : si votre classification l’exige, organisez la valorisation et l’échange de marges sur les non compensés, avec un support contractuel.
  9. Surveillance des seuils : planifiez le recalcul périodique des positions : la classification NFC-/NFC+ peut changer avec votre volume.
  10. Feuille de route EMIR 3 : analysez si l’exigence de compte actif auprès de chambres de l’UE concerne vos dérivés et planifiez l’adaptation.

Si vos dérivés coexistent avec un agrément d’entité, révisez aussi l’agrément d’ESI et le capital réglementaire : EMIR se respecte de façon intégrée, pas en parallèle.

Dictionnaire opérationnel

Le langage d’EMIR, traduit

Neuf concepts qui reviennent dans chaque confirmation, chaque demande d’informations et chaque échange avec votre banque sur les dérivés. Il vaut la peine de bien les maîtriser.

EMIRCadre

Règlement (UE) 648/2012

La norme européenne sur les dérivés de gré à gré, les contreparties centrales et les référentiels centraux. Elle s’applique aux contreparties financières et non financières.

Réformé par Refit et par EMIR 3.
OTCMarché

Dérivé de gré à gré

Contrat négocié bilatéralement en dehors des marchés organisés. C’est le terrain où EMIR concentre ses techniques d’atténuation.

Votre couverture de change avec la banque est un OTC.
FCClassification

Contrepartie financière

Banques, assureurs, fonds, ESI et assimilés : ils supportent par défaut le paquet complet des obligations EMIR.

Leur régime se répercute sur celui de leurs clients.
NFCClassification

Contrepartie non financière

Toute entreprise qui signe des dérivés sans être une entité financière. Elle se subdivise en NFC- et NFC+ selon les seuils de compensation.

Être industriel ne vous fait pas sortir d’EMIR.
Seuils de compensationMécanisme

La ligne qui change votre régime

Niveaux de position par classe d’actifs qui, une fois dépassés, font passer une NFC- en NFC+ et activent des obligations renforcées. Ils exigent un calcul périodique.

Les surveiller fait partie de la conformité.
Trade repositoryInfrastructure

Référentiel central

Entité enregistrée auprès de l’ESMA qui reçoit et conserve les données de chaque dérivé déclaré. C’est la source à laquelle le superviseur vous compare.

Ce qui s’y trouve fait foi.
ECC / CCPInfrastructure

Contrepartie centrale

La chambre qui s’interpose entre les parties à un dérivé compensé, en mutualisant le risque de contrepartie au moyen de marges et de garanties.

Protagoniste de l’exigence de compte actif.
Techniques d’atténuationOpérations

Discipline sur les non compensés

Confirmation dans les délais, rapprochement des portefeuilles, résolution des différends et, selon la contrepartie, échange de marges pour les OTC sans chambre.

Sans support contractuel, elles ne tiennent pas.
Compte actifEMIR 3

Compenser (aussi) dans l’UE

Exigence du règlement (UE) 2024/2987 : certaines contreparties devront maintenir un compte opérationnel auprès d’une chambre de l’UE pour certains dérivés.

Réduit la dépendance à l’égard de chambres de pays tiers.
Playbook de conformité

Les cinq obligations EMIR et leur preuve

Obligation
Ce qui est attendu
Preuve type

Classification

Savoir à tout moment si vous êtes FC, NFC+ ou NFC-, avec un calcul des seuils méthodologiquement cohérent.

Dossier de classification, calculs périodiques des positions et communications aux contreparties.

Déclaration

Toutes les opérations communiquées au référentiel central selon les formats Refit, avec des données de qualité.

Accord de délégation, extraits du trade repository et contrôles de concordance de ce qui est déclaré.

Confirmation et rapprochement

Termes de chaque OTC confirmés dans les délais et portefeuilles rapprochés à la fréquence requise.

Confirmations archivées, procès-verbaux de rapprochement et registre des différends avec leur résolution.

Garanties

Valorisation périodique des positions et échange de marges là où la classification l’exige.

Accords de collatéral, valorisations documentées et traçabilité des appels de marge.

Adaptation à EMIR 3

Analyse de la question de savoir si l’exigence de compte actif concerne vos dérivés et plan d’adaptation le cas échéant.

Rapport d’applicabilité, contrat avec la chambre ou le membre compensateur et plan de projet.

Signes que votre dispositif EMIR prend l’eau

Cinq symptômes que nous voyons souvent lors de la première revue. N’importe lequel justifie un audit du dispositif.

  • Personne ne sait dire combien de dérivés en vie l’entreprise détient sans appeler d’abord la banque.
  • La déclaration, « c’est la banque qui s’en charge », mais il n’existe aucun accord écrit et personne n’a jamais vu ce qui a été déclaré.
  • La classification NFC- a été décidée il y a des années et n’a pas été recalculée alors que le volume de dérivés a été multiplié.
  • Des confirmations attendent une signature depuis des mois et aucun rapprochement de portefeuilles n’est documenté.
  • Vous êtes FC ou NFC+ et personne n’a encore analysé si le compte actif d’EMIR 3 vous concerne.

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Dites-nous quels dérivés votre entreprise ou entité contracte (couvertures, trading, volumes) et nous vous renvoyons votre cartographie des obligations EMIR.

EMIR : obligations sur les dérivés pour les entreprises et les entités financières

Le règlement (UE) 648/2012 (EMIR) organise le marché européen des dérivés autour de trois axes : la transparence (déclaration de toutes les opérations à des référentiels centraux agréés), la réduction du risque de contrepartie (compensation en chambre pour certains contrats et techniques d’atténuation pour les autres) et la supervision des infrastructures. Son trait le plus mal compris est le champ d’application personnel : il oblige aussi bien les contreparties financières (FC) que les contreparties non financières (NFC), de sorte qu’une entreprise industrielle qui signe un swap de taux ou une couverture de change est déjà concernée. Et le cadre reste vivant : les formats de déclaration d’EMIR Refit s’appliquent depuis avril 2024 et EMIR 3 (règlement (UE) 2024/2987) ajoute l’exigence de compte actif auprès de chambres de l’UE.

Déclaration aux référentiels centraux : déléguable, mais on ne s’en désintéresse pas

Chaque dérivé est déclaré à un référentiel central (trade repository) supervisé par l’ESMA, selon les formats techniques d’EMIR Refit en vigueur depuis avril 2024, plus exigeants en termes de champs et de qualité des données. En pratique, beaucoup d’entreprises délèguent l’envoi à leur entité financière —et la réglementation facilite cette délégation dans certains cas—, mais la délégation opérationnelle n’élimine pas la nécessité d’un contrôle : il faut convenir par écrit de qui déclare, alimenter le processus avec des données correctes et vérifier périodiquement ce qui est effectivement communiqué. La déclaration non maîtrisée est le constat numéro un de nos revues de compliance financier.

FC, NFC+ et NFC- : le mécanisme des seuils

EMIR gradue les obligations selon la nature de la contrepartie. Les FC supportent le régime complet. Les NFC se mesurent à des seuils de compensation par classe d’actifs : tant que les positions —hors, selon le cas, les couvertures liées à l’activité commerciale— restent en dessous, l’entreprise est NFC- et sa charge se concentre sur la déclaration et l’atténuation de base ; si un seuil est dépassé, elle passe en NFC+ avec des obligations renforcées, dont la compensation dans les conditions de la réglementation applicable. La conséquence opérationnelle : le calcul doit être répété et documenté, car la classification suit le volume de l’activité, pas l’en-tête de lettre. La définition du périmètre des instruments figure dans marché des valeurs et instruments financiers.

Techniques d’atténuation pour les OTC non compensés

Pour les dérivés qui ne passent pas par une chambre, EMIR impose des disciplines bilatérales : confirmation dans les délais des termes, rapprochement périodique des portefeuilles, procédures de résolution des différends et, pour les contreparties assujetties selon leur classification, valorisation et échange de marges. Rien de tout cela ne fonctionne sans architecture juridique : contrats-cadres, annexes et accords de collatéral qui fixent délais, formats et conséquences. Nous construisons cette couche à partir des contrats commerciaux, et son reflet prudentiel —expositions, garanties, fonds propres— dans le capital réglementaire.

EMIR 3 et le compte actif : le nouveau front

Le règlement (UE) 2024/2987 (EMIR 3) introduit, entre autres mesures, l’exigence de compte actif : certaines contreparties soumises à la compensation devront maintenir un compte opérationnel auprès d’une contrepartie centrale de l’UE pour certains dérivés, afin de réduire la dépendance excessive à l’égard de chambres de pays tiers. Pour les FC et NFC+ concernées, cela se traduit par un projet : analyser le périmètre, contracter avec une chambre ou un membre compensateur, adapter les contrats et démontrer le fonctionnement du compte. Les entités agréées doivent en outre l’intégrer à leur cadre général ; nous le traitons dans agrément d’ESI.

EMIR Règlement 648/2012 EMIR Refit EMIR 3 NFC+/NFC- Trade repository Compte actif

Sources officielles

Textes de référence, avec lien vers le texte officiel :

Textes et liens vérifiés en .