Cadre réglementaire des sociétés de caution mutuelle
Les sociétés de caution mutuelle (SGR) sont des établissements financiers mutualistes dont l’objet est de garantir leurs associés PME et travailleurs indépendants et de les conseiller financièrement, pour leur faciliter l’accès au crédit. Leur régime figure dans la loi 1/1994, complétée par le décret royal 2345/1996 sur l’autorisation administrative et les exigences de solvabilité.
Associés participants et protecteurs
La SGR compte deux catégories d’associés. Les associés participants sont les PME et travailleurs indépendants du secteur et du périmètre prévus par les statuts, au profit desquels la société accorde sa garantie ; ils doivent être au moins 150 à la fondation et constituer, avec les autres associés, une majorité de PME (au moins quatre cinquièmes). Les associés protecteurs apportent du capital mais ne reçoivent ni garantie ni crédit, et leur participation conjointe n’excède pas 50 % du capital minimum.
Capital et solvabilité
Le capital est variable, compris entre le montant minimum statutaire et son triple, divisé en parts sociales (non négociables comme valeurs), entièrement souscrit et libéré. La SGR doit maintenir un niveau exigeant de fonds propres éligibles et constituer un fonds de provisions techniques qui fait partie de son patrimoine et renforce sa solvabilité. Il convient de confirmer les montants exacts dans la réglementation en vigueur.
Agrément et enregistrement
La constitution requiert l’autorisation du ministère. Une fois celle-ci accordée, la société est inscrite au registre du commerce et au registre spécial de la Banque d’Espagne ; l’inscription est une condition indispensable pour exercer l’activité, et les administrateurs et dirigeants sont inscrits au registre des hauts dirigeants. La supervision relève de la Banque d’Espagne.
Objet et contre-garantie
La SGR accorde des cautions et des garanties au profit de ses associés participants (à l’exception de l’assurance-caution) et fournit du conseil, mais elle n’accorde pas de crédit à ses associés protecteurs. Le système est renforcé par la contre-garantie (reafianzamiento) : en Espagne, CERSA contre-garantit les SGR.
Loi 1/1994 Décret royal 2345/1996 art. 8 fonds propres Banque d’Espagne Registre spécial contre-garantie