Financement participatif immobilier en Espagne : réglementation et licence

Nous conseillons les plateformes et les promoteurs sur l’ensemble du cycle du financement participatif immobilier : choix de l’instrument (prêt, equity ou tokens), licence PSFP auprès de la CNMV, circuit des fonds, KIIS, LCB-FT du secteur et compliance continue.

Consultation gratuite

Nous vous répondons en moins de 24 h

Plafond par promoteur sur 12 mois
5 000 000 €
Garantie prudentielle minimale
25 000 €
Délai d’évaluation de la CNMV
3 mois
Délai de réflexion
4 jours

Une structure différente pour chaque modèle immobilier

Nouvelles plateformes, promoteurs qui lèvent des fonds, gestionnaires qui tokenisent des actifs ou investisseurs professionnels : chaque profil a sa structure et ses obligations.

Plateformes

Monter une plateforme de financement participatif immobilier

« Avant de développer le produit, il faut décider de l’instrument (prêt ou valeurs), de qui conserve les fonds et de la manière d’obtenir l’agrément PSFP. Cette conception conditionne tout le reste. »

Promoteurs

Financer des programmes par le financement participatif

« Le promoteur n’a pas besoin de licence, mais d’une offre bien structurée : KIIS exacte, garanties claires, plafonds respectés et contrats qui tiennent sur tout le cycle du chantier. »

Tokenisation

Du financement participatif au token

« Tokeniser un bien immobilier n’échappe pas à la réglementation : selon les droits qu’il incorpore, le token est une valeur mobilière négociable ou un crypto-actif MiCA. Choisir le mauvais cadre fait du projet un risque. »

Compliance

Opérer au quotidien

« Une fois l’offre publiée, le plus sérieux commence : information périodique de l’investisseur, taux d’impayés, LCB-FT du secteur immobilier et gestion des incidents jusqu’au remboursement. »

Pourquoi la réglementation du financement participatif immobilier est-elle critique ?

Exploiter une plateforme sans licence, publier des offres mal structurées ou négliger le blanchiment dans un secteur sensible peut interrompre la levée de fonds et engager la responsabilité des administrateurs.

L’erreur la plus fréquente : lancer la plateforme (ou la campagne) avec le mauvais instrument. Prêt, parts d’une SPV ou token relèvent de régimes, de coûts et de plafonds différents, et changer d’instrument alors que le produit est déjà construit coûte très cher.

La CNMV contrôle la cohérence et l’exactitude : la méthodologie de sélection des projets, la fiche KIIS de chaque offre et la publicité doivent résister à la vérification. Une KIIS trop optimiste est un problème réglementaire et de réputation.

L’immobilier est un secteur prioritaire en LCB : promoteurs et agences sont des entités assujetties à la loi 10/2010, et les banques et établissements de paiement examinent l’origine des fonds de chaque apport. Sans LCB solide, pas de comptes.

Activité réservée Cessation immédiate

Faciliter des prêts ou placer des valeurs de programmes immobiliers sans agrément PSFP relève d’une activité réservée : cela peut entraîner la paralysie de la plateforme et des sanctions pour les administrateurs.

Plafond par promoteur 5 M€ · 12 mois

Dépasser le seuil sort l’offre du régime du financement participatif et la fait entrer dans celui du prospectus et du marché des valeurs, avec des coûts bien supérieurs.

Risque commercial Blocage bancaire

Sans licence active ni cadre LCB-FT défendable, les banques et établissements de paiement n’ouvrent pas les comptes du projet : la levée de fonds est bloquée même si la demande des investisseurs existe.

Votre plateforme immobilière a-t-elle besoin d’une licence PSFP ?

Avant de développer la technologie ou de publier le premier programme, il convient de valider l’instrument, le circuit des fonds et les obligations envers l’investisseur. Bien concevoir coûte bien moins cher que corriger devant la CNMV.

Financement participatif immobilier : questions courantes

Le financement participatif immobilier est-il légal en Espagne ?

Oui, et il est pleinement réglementé : les plateformes ont besoin de l’agrément PSFP de la CNMV conformément au règlement (UE) 2020/1503, et les offres, les plafonds et l’information de l’investisseur sont strictement encadrés par la norme.

Légal ne veut pas dire libre : il s’agit d’une activité réservée et supervisée. Exploiter une plateforme sans licence, ou lever des fonds en dehors des voies du régime, a de sérieuses conséquences.

Qui a besoin d’une licence : la plateforme ou le promoteur ?

La plateforme : c’est elle qui fournit le service de financement participatif et a besoin de la licence PSFP.

Le promoteur n’a pas besoin de licence pour financer ses programmes, mais il répond de l’information du projet (KIIS), doit respecter le plafond de 5 M€ sur 12 mois et passer la due diligence de la plateforme.

Quels modèles de financement participatif immobilier existent ?

Les quatre schémas habituels du marché espagnol :

  • Prêt promoteur (crowdlending) : les investisseurs prêtent au promoteur, avec ou sans garantie hypothécaire.
  • Equity via SPV : les investisseurs prennent des parts ou des actions d’une société véhicule créée pour le projet.
  • Hybrides : prêts participatifs ou autres structures mixtes de dette et de potentiel de plus-value.
  • Tokenisation : droits représentés par des tokens ; selon leur conception, ce sont des valeurs mobilières négociables ou des crypto-actifs MiCA.
Que vérifie la CNMV auprès d’une plateforme immobilière ?

Outre le dossier PSFP général (gouvernance, garanties, conflits d’intérêts, continuité), elle prête une attention particulière aux aspects propres à l’immobilier : méthodologie de sélection et d’évaluation des projets, qualité et exactitude des KIIS publiées, respect des plafonds par promoteur et par investisseur, et plan pour continuer à administrer les prêts en cours si la plateforme cesse son activité.

Quelles informations chaque offre doit-elle publier ?

Une fiche d’informations clés sur l’investissement (KIIS) par projet : promoteur, actif, risques, garanties, coûts et conditions de l’investissement. Elle doit être claire, correcte et non trompeuse, et la plateforme est tenue d’en vérifier l’intégrité avant publication.

Quels plafonds d’investissement existent ?

Deux niveaux : le promoteur peut lever jusqu’à 5 000 000 € sur 12 mois sous ce régime ; et l’investisseur non averti passe un test de connaissances, reçoit un avertissement avec consentement exprès lorsqu’il dépasse le plus élevé de 1 000 € ou 5 % de son patrimoine net, et dispose de 4 jours calendaires de réflexion pour révoquer son ordre.

Que se passe-t-il si la plateforme ferme alors que des prêts sont en cours ?

Le dossier PSFP exige un plan de continuité garantissant que les prêts et projets en cours continuent d’être administrés même si la plateforme cesse son activité. De plus, les fonds des investisseurs sont conservés par un établissement de paiement, et non au bilan de la plateforme. C’est pourquoi la conception du circuit des fonds est si importante.

Tokeniser un bien immobilier, est-ce du financement participatif ?

Pas nécessairement. Si le token incorpore des droits économiques sur le projet, il s’agira généralement d’une valeur mobilière négociable (réglementation des marchés de valeurs) ou, selon d’autres conceptions, d’un crypto-actif MiCA. Le cadre dépend des droits que confère le token, non de la technologie. Nous l’analysons dans tokenisation d’actifs immobiliers.

Financement participatif immobilier : levée de fonds, garanties, fiscalité et registre

Combien un programme peut-il lever par financement participatif ?

Jusqu’à 5 000 000 € par promoteur sur 12 mois sous le régime du financement participatif. Pour lever davantage, il faut passer par le régime du prospectus et des marchés de valeurs, aux exigences et aux coûts bien supérieurs.

Quelles garanties sont habituelles dans ces opérations ?

Les plus fréquentes : hypothèque sur l’actif ou le terrain, nantissement des parts de la SPV, cautions du promoteur ou des associés, et déblocage des fonds par étapes de chantier. Le niveau de LTV et le rang entre créanciers sont les vrais leviers du risque de chaque offre.

Un étranger peut-il investir dans le financement participatif immobilier espagnol ?

Oui, après avoir passé l’onboarding KYC complet de la plateforme, qui applique son cadre LCB-FT et le filtrage des sanctions. De plus, le passeport européen de la PSFP permet à la plateforme de lever des fonds auprès d’investisseurs d’autres pays de l’EEE par notification entre autorités.

Financement participatif immobilier, SOCIMI ou fonds : quelles différences ?

Le financement participatif finance des projets précis via une plateforme PSFP ; la SOCIMI est une société cotée d’investissement dans des actifs locatifs ; et les fonds immobiliers sont des véhicules d’investissement collectif gérés. Le régime juridique, la liquidité, la diversification et le superviseur compétent changent.

Où vérifier si une plateforme est agréée ?

Dans le registre des PSFP de la CNMV et dans le registre public de l’ESMA, qui recensent tous les prestataires agréés dans l’UE. Opérer hors registre est illégal : le vérifier devrait être la première étape de tout investisseur ou promoteur avant de travailler avec une plateforme.

Comment l’investisseur en financement participatif immobilier est-il imposé ?

En règle générale, les intérêts des prêts et les dividendes ou plus-values des parts sont imposés comme revenus de l’épargne à l’IRPF (impôt espagnol sur le revenu), avec les retenues propres à chaque instrument. Chaque structure (prêt, SPV, token) comporte des nuances importantes : il convient d’examiner le cas concret avant d’investir ou de concevoir l’offre.

Combien coûte la création d’une plateforme de financement participatif immobilier ?

Cela dépend de l’instrument choisi et du circuit des fonds. Nous ordonnons le budget par phases pour que vous ne payiez que ce dont votre modèle a besoin.

Ce qui détermine le coût du projet

Le coût total combine la licence de la plateforme, le circuit des fonds et la structuration récurrente de chaque offre publiée.

Licence PSFP
Garanties de l’art. 11 (le plus élevé de 25 000 € ou ¼ des frais fixes) et dossier complet auprès de la CNMV.
Circuit des fonds
Établissement de paiement tiers par accord ou licence propre : le plus fort écart de coût et de délais du projet.
Produit
Prêt simple ou SPV par projet : coûts de société, de contrats et de garanties récurrents à chaque offre.
Compliance
LCB-FT immobilier, KIIS par offre, reporting à la CNMV et publication des taux d’impayés une fois la plateforme opérationnelle.

Comment nous établissons le devis

Avant d’engager des honoraires, nous arrêtons l’instrument et le périmètre réel du projet. Vous évitez ainsi de payer un travail dont vous n’avez pas besoin et disposez d’une estimation réaliste de l’effort et des délais.

  1. Diagnostic du modèle : prêt, equity via SPV ou tokenisation.
  2. Proposition par phases : choix du modèle, licence PSFP, fonds/LCB et lancement.
  3. Calendrier réaliste : la CNMV dispose de 25 jours ouvrables pour vérifier la complétude et de 3 mois d’évaluation sur un dossier complet.

Demandez une estimation pour votre projet →

Comparatif des voies de financement immobilier : crowdlending, equity, tokenisation et banque
Voie Prêt (crowdlending) Equity via SPV Tokenisation Financement bancaire
Instrument Prêt au promoteur, avec ou sans hypothèque Parts ou actions de la société véhicule Token avec droits économiques (valeur mobilière) ou crypto-actif Prêt hypothécaire au promoteur
Cadre et superviseur Règlement 2020/1503 · plateforme PSFP (CNMV) Règlement 2020/1503 · plateforme PSFP (CNMV) Marché de valeurs ou MiCA selon la conception Réglementation bancaire (Banque d’Espagne)
Plafond de levée 5 M€ par promoteur / 12 mois 5 M€ par promoteur / 12 mois Selon l’instrument ; prospectus s’il s’agit d’une valeur mobilière et que les seuils sont dépassés Selon le risque et les garanties
Investisseur type Particulier et professionnel Particulier et professionnel Profil qualifié / early adopter Sans objet
Liquidité À l’échéance du prêt Vente privée de parts Marché secondaire potentiel Sans objet
Convient à Programmes moyens avec flux récurrent Projets avec potentiel de plus-value (upside) Actifs singuliers et stratégies de produit Terrain et construction avec accès à la banque traditionnelle

Comparatif indicatif et simplifié. Le choix exact dépend des droits de l’instrument et de la conception concrète de l’opération ; il convient de le valider au cas par cas avant de structurer la levée de fonds.

Comment monter une plateforme de financement participatif immobilier : guide pratique

Une plateforme immobilière n’est pas seulement de la technologie et du marketing : c’est un système réglementé qui doit démontrer la cohérence entre instrument, sélection des projets, fonds, information de l’investisseur et preuves. L’essentiel est de concevoir dès le départ pour résister à une supervision réelle.

CNMV

Ce que le superviseur évalue vraiment

Pas seulement le dossier : la méthodologie de sélection et d’évaluation des projets, l’exactitude des KIIS, le respect des plafonds et la capacité réelle d’administrer les prêts en cours. La cohérence pèse plus que le papier.

Circuit de l’argent

L’élément le plus souvent improvisé

Comptes par projet auprès de l’établissement de paiement, déblocage des fonds par étapes de chantier, rapprochements et remboursements. Conçu trop tard, il bloque l’agrément ou casse l’exploitation dès le premier programme.

Compliance continue

La licence est un début, pas une fin

KIIS par offre, taux d’impayés, reporting à la CNMV et LCB-FT d’un secteur sensible. Cela doit tenir dans la durée, preuves à l’appui, et pas seulement franchir le dossier initial.

Checklist : plateforme immobilière en 10 étapes

  1. Instrument : décider si la plateforme intermédie des prêts, des valeurs (SPV) ou les deux, et s’il y aura de la tokenisation.
  2. Statut et périmètre : licence PSFP pour les prêts et les valeurs ; cadre des marchés de valeurs ou MiCA en cas de tokens.
  3. Société et associés : structure sociétaire transparente et honorabilité et compétence démontrables devant la CNMV.
  4. Programme d’activités : méthodologie documentée de sélection, d’évaluation et de scoring des projets immobiliers.
  5. Garanties prudentielles (art. 11) : le plus élevé de 25 000 € ou ¼ des frais fixes, en fonds propres ou assurance éligible.
  6. Circuit des fonds : établissement de paiement (propre ou tiers), comptes par projet, étapes de chantier et rapprochements.
  7. Politique de garanties et d’évaluation : expertise, LTV maximal, rang des créanciers et réalisation des garanties.
  8. KIIS et protection de l’investisseur : fiche par offre, test de connaissances, plafonds (1 000 € / 5 %) et délai de réflexion de 4 jours.
  9. LCB-FT immobilier : vigilance à l’égard des promoteurs et des investisseurs, origine des fonds, surveillance et preuves.
  10. Dossier CNMV et lancement : 25 jours de complétude + 3 mois d’évaluation, plan de continuité, registre et reporting.

Si vous souhaitez structurer votre plateforme de zéro ou revoir une campagne de levée de fonds, commencez par les conditions de la licence PSFP et le cadre de la LCB pour le secteur immobilier.

Financement participatif immobilier en mode opérationnel

Du programme à l’investisseur : comment structurer une opération

Une opération de financement participatif immobilier solide n’est pas une belle plaquette : c’est un ensemble de décisions cohérentes (instrument, due diligence, garanties, KIIS et circuit des fonds) démontrées par la traçabilité. Voici le panneau pour comprendre comment cela se concrétise.

Choix de l’instrument en financement participatif immobilier : prêt, equity ou token1) Modèle

Instrument : prêt, equity ou token

Le premier choix conditionne la licence, les plafonds et les coûts. Ce n’est pas un choix marketing : c’est un choix de régime juridique.

  • Prêt promoteur avec ou sans garantie hypothécaire
  • SPV par projet : parts ou actions
  • Indices de valeur mobilière négociable dans un token
Due diligence du projet et du promoteur immobilier2) Projet

Due diligence de l’actif et du promoteur

Ce qui n’est pas vérifié avant publication finit en réclamation après. Une sélection documentée est la meilleure défense de la plateforme.

  • Propriété, charges et situation au registre foncier
  • Permis d’urbanisme et état d’avancement du chantier
  • Solvabilité et antécédents du promoteur
Offre KIIS et commercialisation en financement participatif immobilier3) Offre

KIIS et commercialisation

Chaque projet arrive sur le marché avec sa fiche d’informations clés et une publicité qui doit être claire et non trompeuse.

  • KIIS : risques, garanties, coûts et conditions
  • Plafonds de l’investisseur non averti
  • Registre des avertissements et des consentements
Carte de décision : quel cadre s’applique à chaque opération immobilièreDécision rapide

Carte pratique : quel cadre s’applique à votre opération ?

Prêts

Plateforme titulaire d’une licence PSFP : crowdlending immobilier avec ou sans garantie hypothécaire.

Parts de SPV

Également PSFP : placement de valeurs du véhicule du projet sans engagement ferme.

Tokens

Selon les droits : valeur mobilière négociable (marché de valeurs) ou crypto-actif MiCA. Analyse au cas par cas.

Playbook immobilier

Le financement participatif immobilier en pratique

Volet de l’opération
Ce qui est attendu
Preuve type

Choix de l’instrument

Analyse motivée de la structuration de l’opération en prêt, valeurs de la SPV ou token, et du cadre applicable (PSFP, marché de valeurs ou MiCA).

Rapport d’analyse, term sheet de l’instrument et contrats-cadres de la plateforme.

Due diligence du projet

Sélection documentée du promoteur et de l’actif avant publication : propriété, charges, permis, faisabilité et solvabilité.

Dossier d’admission par projet, extrait du registre foncier, expertise et checklist de sélection signée.

Garanties et évaluation

Garanties constituées et réalisables (hypothèque inscrite, nantissement formalisé, cautions) avec un LTV et un rang cohérents avec la KIIS.

Actes notariés et inscriptions, police de garanties, rapport d’évaluation et tableau des rangs.

Offre et KIIS

Fiche KIIS claire, correcte et non trompeuse par projet ; publicité alignée ; plafonds du promoteur (5 M€/12 mois) et de l’investisseur respectés.

KIIS publiée et versionnée, registre des avertissements et des consentements, et contrôle des plafonds.

LCB-FT immobilier

Vigilance à l’égard des promoteurs et des investisseurs, origine des fonds vérifiée et surveillance proportionnée à un secteur sensible.

Dossiers KYC, analyse de l’origine des fonds, registre des alertes et preuves de formation.

Erreurs fréquentes qui font échouer une opération immobilière

Repérez-les avant de publier l’offre pour éviter demandes d’informations et réclamations.

  • Choisir l’instrument par effet de mode (token) sans analyser les droits qu’il incorpore et son régime réel.
  • Publier des projets sans due diligence documentée du promoteur et de l’actif.
  • Garanties mal constituées : hypothèque non inscrite, nantissement défectueux ou rang différent de celui annoncé.
  • KIIS optimiste qui ne résiste pas à la confrontation avec la réalité du projet.
  • Ignorer la LCB du secteur : origine des fonds non vérifiée dans un domaine prioritaire pour le superviseur.
Dictionnaire opérationnel

Notions clés du financement participatif immobilier

Si vous montez une plateforme de financement participatif immobilier ou structurez une levée de fonds, ces termes apparaissent dans le dossier, dans les KIIS et dans la relation avec la CNMV et l’établissement de paiement.

Crowdlending immobilierModèle

Prêts à des promoteurs via une plateforme

Les investisseurs prêtent au promoteur par l’intermédiaire d’une plateforme PSFP, normalement avec garantie et un calendrier lié au chantier. C’est le modèle dominant du marché espagnol.

Cadre : règlement (UE) 2020/1503 · plateforme titulaire d’une licence PSFP.
SPVVéhicule

Société véhicule du projet

Société créée pour un projet précis, dont les investisseurs souscrivent les parts ou actions (crowdequity). Elle isole les risques et organise l’entrée et la sortie du capital.

Son placement par la plateforme est un service PSFP (valeurs).
Prêt promoteurInstrument

Dette du projet

Financement du promoteur pour le terrain ou le chantier, avec intérêt et échéance convenus. Il peut comporter une garantie hypothécaire, des cautions ou des tranches liées aux étapes de construction.

La KIIS doit refléter fidèlement ses risques et garanties.
LTVRisque

Loan-to-Value

Rapport entre le montant financé et la valeur de l’actif. Avec le rang des créanciers, c’est l’indicateur réel du coussin de sécurité de chaque opération.

Clé : valeur fondée sur une expertise indépendante et à jour.
KIISTransparence

Fiche d’informations clés sur l’investissement

Document standardisé par offre : promoteur, actif, risques, garanties, coûts et conditions. La plateforme répond de son intégrité avant de la publier.

Elle doit être claire, correcte et non trompeuse.
Garantie hypothécaireGaranties

Hypothèque et rang

Droit réel sur l’actif qui garantit le prêt. Sa constitution et son inscription comptent autant que le rang : première ou seconde hypothèque changent complètement le risque.

Preuve : acte inscrit + tableau des rangs dans la KIIS.
Étapes de chantierFonds

Déblocage des fonds par phases

Les fonds levés sont conservés auprès de l’établissement de paiement et remis au promoteur par étapes de construction vérifiées, ce qui réduit le risque de détournement.

Preuve : attestations d’avancement des travaux + rapprochements par projet.
Taux d’impayésPost-offre

Default rate publié

Les plateformes de crowdlending doivent publier chaque année leurs taux d’impayés. C’est un indicateur de la qualité de la sélection des projets et une donnée que les investisseurs comparent.

Obligation de transparence du règlement (UE) 2020/1503.
TokenisationRWA

Biens immobiliers représentés par des tokens

Représentation numérique de droits sur l’actif ou le projet. Si le token confère des droits économiques, il s’agit en général d’une valeur mobilière négociable ; d’autres conceptions relèvent de MiCA. La technologie ne choisit pas le régime : ce sont les droits qui le déterminent.

Analyse au cas par cas : marché de valeurs ou MiCA.

Checklist : de quelle licence votre plateforme a-t-elle besoin ?

Téléchargez notre checklist pour situer votre projet avant de commencer : statuts disponibles (PSFP, établissement de paiement, EME), exigences et garanties, phases du dossier et erreurs fréquentes qui retardent l’agrément.

  • Quel statut convient à votre plateforme immobilière
  • Exigences de capital et garanties comparées
  • Phases réelles du dossier devant la CNMV
  • Erreurs fréquentes qui entraînent des demandes d’informations
Télécharger la checklist (PDF)

Réserver un appel

Parlez-nous de votre projet et nous vous expliquons comment structurer votre plateforme ou votre campagne de financement participatif immobilier de manière opérationnelle et dans les meilleurs délais.

Cadre réglementaire du financement participatif immobilier en Espagne

Le financement participatif immobilier s’organise en Espagne par l’intermédiaire de plateformes agréées comme prestataires de services de financement participatif (PSFP) conformément au règlement (UE) 2020/1503 et à la loi 18/2022, qui désigne la CNMV comme autorité compétente. L’instrument habituel est le prêt promoteur (crowdlending) ou le placement de valeurs d’une société véhicule du projet ; dans les deux cas, l’activité de la plateforme est réservée et supervisée.

La plateforme : licence PSFP

Celui qui exploite la plateforme a besoin de la licence PSFP : dossier auprès de la CNMV avec programme d’activités, honorabilité et compétence, plan de continuité et garanties prudentielles de l’article 11 (le plus élevé de 25 000 € ou d’un quart des frais généraux fixes). La CNMV dispose de 25 jours ouvrables pour le contrôle de complétude et de 3 mois d’évaluation à compter du dossier complet, avec inscription ultérieure aux registres de la CNMV et de l’ESMA et passeport européen.

Le promoteur : l’offre et ses plafonds

Le promoteur immobilier n’a pas besoin de licence pour se financer, mais chaque levée de fonds exige une fiche d’informations clés sur l’investissement (KIIS) claire, correcte et non trompeuse, respecte le plafond de 5 000 000 € par promoteur sur 12 mois et se soumet à la due diligence de la plateforme. L’investisseur non averti bénéficie en outre d’un test de connaissances, d’avertissements au-delà du plus élevé de 1 000 € ou 5 % de son patrimoine net et d’un délai de réflexion de 4 jours calendaires.

Lutte contre le blanchiment dans le secteur immobilier

L’immobilier est un secteur prioritaire en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux : les promoteurs et les agences immobilières sont des entités assujetties à la loi 10/2010, et les plateformes et leurs établissements de paiement vérifient l’origine des fonds des apports. Le nouveau règlement européen AMLR renforcera ce cadre en incluant les prestataires de crowdfunding parmi les entités assujetties à partir de 2027.

Tokenisation : valeurs mobilières ou MiCA

La tokenisation d’actifs immobiliers n’est pas une catégorie réglementaire à part : si le token incorpore des droits économiques, il est généralement qualifié de valeur mobilière négociable au regard de la réglementation des marchés de valeurs, et d’autres conceptions relèvent du règlement MiCA. Le cadre applicable est déterminé par les droits que confère le token, non par la technologie employée.

Règlement 2020/1503 PSFP CNMV KIIS Loi 10/2010 SPV MiCA