Unité technique LCB-FT en Espagne : qui doit en avoir une

Si votre entité dépasse 50 millions d’euros de chiffre d’affaires ou 43 millions de total de bilan, l’art. 35.3 du règlement de la loi 10/2010 vous oblige à disposer d’une unité technique qui analyse l’information avec un personnel spécialisé, affecté à cette tâche à titre exclusif. Ne pas en avoir est une infraction grave. Nous la concevons avec vous et la rendons prête pour le SEPBLAC. Si vous préférez l’externaliser, nous l’expliquons dans externalisation de l’unité technique.

Besoin d’une unité technique ? Diagnostic gratuit

Dites-nous quel type d’entité assujettie vous êtes, votre taille et comment vous analysez aujourd’hui les alertes, et nous vous disons ce qui vous manque.

  • Réponse sous 24 h
  • Sans engagement
  • Confidentiel
Chiffre d’affaires
Plus de 50 M€
Ou total de bilan
Plus de 43 M€
Personnel
Dédié à titre exclusif
Texte de référence
Art. 35.3 décret royal 304/2014

Votre unité technique, dimensionnée et documentée

La norme dit ce que doit avoir l’unité technique, pas comment l’organiser. Nous vous aidons à décider de sa taille, de sa place dans l’organigramme et de ses procédures, et à constituer les preuves que demandera le SEPBLAC.

DiagnosticPhase 1

Êtes-vous concerné ?

Nous vérifions vos chiffres de chiffre d’affaires et de total de bilan selon les critères de la recommandation 2003/361 de la Commission, auxquels renvoie l’art. 31.3 du règlement, y compris les entreprises partenaires ou liées.

Le point de départ.
ConceptionPhase 2

Structure et rattachement

Nous définissons où se situe l’unité technique, à qui elle rend compte, comment elle se coordonne avec le représentant auprès du SEPBLAC et avec l’organe de contrôle interne, et comment elle est séparée de l’audit interne.

Séparation fonctionnelle.
ÉquipePhase 3

Profil et dimensionnement

Nous calculons combien de personnes il vous faut selon le volume d’alertes et le risque de votre activité, et nous définissons le profil et le plan de formation à l’analyse qu’exige l’art. 35.3.

Affectation exclusive.
ProcéduresPhase 4

De l’alerte à l’examen spécial

Nous rédigeons le circuit : réception et priorisation des alertes, analyse, examen spécial par écrit, proposition au représentant et décision documentée sur la déclaration au SEPBLAC.

Art. 17 et 18 loi 10/2010.
OutilsPhase 5

Alertes et scénarios

Nous examinons les scénarios de votre outil de surveillance et leurs seuils pour que l’unité technique analyse ce qui est pertinent et ne soit pas noyée sous les faux positifs.

Calibrage documenté.
PreuvesPhase 6

Manuel, procès-verbaux et rapports

Nous intégrons l’unité technique dans le manuel LCB-FT, préparons ses rapports à l’organe de contrôle interne et classons la documentation pour l’expert externe et l’inspection.

Prêt pour le contrôle.

Quand vous devez créer ou revoir votre unité technique

L’obligation dépend de la taille de l’entité assujettie. Voici les moments où il ne faut pas attendre.

Croissance

Vous dépassez 50 M€ de chiffre d’affaires

Si votre chiffre d’affaires dépasse 50 millions d’euros ou votre total de bilan 43 millions, l’unité technique cesse d’être facultative.

Expert externe

Le rapport relève des lacunes

L’examen externe de l’art. 28 de la loi 10/2010 passe en revue les organes de contrôle interne : une unité sans affectation exclusive ou sans formation apparaît comme une déficience.

Inspection

Le SEPBLAC vous a adressé une demande d’informations

Face à une demande d’informations ou à une inspection, vous devrez démontrer qui analyse les alertes, avec quels moyens et avec quels résultats.

AMLR 2027

Vous vous préparez au règlement européen

À compter du 10 juillet 2027, le règlement (UE) 2024/1624 exige un responsable de la conformité d’un rang suffisant et des ressources adéquates : une bonne unité technique en est le soutien naturel.

L’unité technique, en chiffres

Données de la loi 10/2010 et de son règlement, approuvé par le décret royal 304/2014.

Art. 35.3 décret royal 304/2014 50 M€

Chiffre d’affaires annuel à partir duquel l’entité assujettie doit disposer d’une unité technique.

Art. 35.3 décret royal 304/2014 43 M€

Total de bilan annuel qui, à lui seul, déclenche aussi l’obligation.

Art. 52.1.ñ loi 10/2010 Grave

Ne pas mettre en place des organes de contrôle interne adéquats, unités techniques comprises, est une infraction grave.

Art. 57.1 loi 10/2010 60 000 €

Amende minimale pour une infraction grave, pouvant atteindre le plus élevé de plusieurs montants, tels que 10 % du chiffre d’affaires ou 5 millions d’euros.

Art. 57.2 loi 10/2010 3 000 €

Amende minimale pour chaque administrateur ou dirigeant responsable, pouvant atteindre 5 millions d’euros.

Art. 26 ter.6 loi 10/2010 Séparation

Les organes de prévention fonctionnent en séparation fonctionnelle du service d’audit interne.

Votre unité technique résisterait-elle à une inspection ?

Nous examinons sa structure, son équipe et ses procédures et vous remettons la liste des changements par ordre d’urgence.

Unité technique LCB-FT : questions habituelles

Qu’est-ce que l’unité technique de lutte contre le blanchiment ?

C’est l’équipe chargée du traitement et de l’analyse de l’information en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Elle est exigée par l’art. 35.3 du décret royal 304/2014, qui développe l’art. 26 ter.7 de la loi 10/2010, et doit disposer d’un personnel spécialisé, affecté à titre exclusif et ayant une formation adéquate à l’analyse.

Qui doit avoir une unité technique ?

Les entités assujetties dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 50 millions d’euros ou dont le total de bilan annuel dépasse 43 millions. Il suffit de dépasser l’un des deux montants. Les seuils s’interprètent selon les critères de la recommandation 2003/361 de la Commission sur la définition des PME (art. 31.3 du règlement).

En quoi se distingue-t-elle de l’organe de contrôle interne ?

L’organe de contrôle interne est responsable de l’application des politiques et procédures de prévention et se réunit en consignant ses décisions dans un procès-verbal (art. 26 ter.4 de la loi 10/2010). L’unité technique est l’équipe spécialisée qui analyse l’information : elle examine les alertes, réalise l’examen spécial et prépare les propositions. Le représentant auprès du SEPBLAC répond des obligations d’information envers le Service exécutif.

L’unité technique peut-elle partager des tâches avec d’autres services ?

La norme exige que son personnel soit affecté à titre exclusif ; il ne devrait donc pas partager son temps avec des fonctions commerciales ou opérationnelles. En outre, les organes de prévention doivent fonctionner en séparation fonctionnelle de l’audit interne (art. 26 ter.6 de la loi 10/2010).

De combien de personnes l’unité technique a-t-elle besoin ?

La norme ne fixe pas de nombre. Il dépend du volume de clients et d’opérations, du risque de votre activité et des alertes que génèrent vos systèmes. Ce qu’elle exige, en revanche, c’est que les moyens soient nécessaires : ne pas doter le représentant et l’organe de contrôle interne de ressources est une infraction grave (art. 52.1.o de la loi 10/2010).

Peut-on externaliser l’unité technique ?

La réglementation espagnole ne le prévoit pas de façon spécifique et l’art. 35.3 du règlement exige un personnel spécialisé affecté à titre exclusif ; il convient donc de l’étudier avec soin. Vous pouvez renforcer l’unité technique avec une équipe externe pour l’analyse, la formation ou les outils, en gardant les décisions au sein de votre entité, et à partir du 10 juillet 2027 l’art. 18 du règlement (UE) 2024/1624 encadrera l’externalisation de tâches. Nous l’expliquons dans externalisation de l’unité technique.

Que se passe-t-il si je n’en ai pas ?

Ne pas mettre en place des organes de contrôle interne adéquats, unités techniques comprises, est une infraction grave (art. 52.1.ñ de la loi 10/2010). L’amende minimale est de 60 000 euros et peut atteindre le plus élevé de plusieurs montants, tels que 10 % du chiffre d’affaires annuel ou 5 millions d’euros. Les administrateurs et dirigeants responsables peuvent aussi être sanctionnés.

Le règlement européen AMLR change-t-il quelque chose ?

Le règlement (UE) 2024/1624, applicable depuis le 10 juillet 2027, organise le contrôle interne autour d’un membre de l’organe de direction chargé de l’application des règles et d’un responsable de la conformité d’un rang suffisant, qui déclarera les opérations suspectes à la cellule de renseignement financier. Une unité technique bien dimensionnée facilite cette transition.

Comment mettre en place votre unité technique

Une unité technique utile se reconnaît à la qualité de ses analyses et à la traçabilité de chaque décision, pas à l’organigramme.

Le point de départ

Confirmez l’obligation

Chiffre d’affaires, total de bilan et entreprises liées déterminent si vous en avez besoin.

La pièce maîtresse

Une analyse méthodique

Alertes priorisées, examen spécial par écrit et proposition motivée au représentant.

L’épreuve

Des preuves pour le SEPBLAC

Manuel, procès-verbaux de l’organe de contrôle interne, rapports et formation démontrent que l’unité fonctionne.

Votre unité technique en 10 étapes

  1. Vérifiez vos chiffres de chiffre d’affaires et de total de bilan du dernier exercice selon les critères de la recommandation 2003/361.
  2. Définissez la mission de l’unité technique : le traitement et l’analyse de l’information de prévention.
  3. Placez-la dans l’organigramme, avec une ligne directe vers le représentant auprès du SEPBLAC et l’organe de contrôle interne.
  4. Assurez sa séparation fonctionnelle de l’audit interne et son indépendance des services commerciaux.
  5. Dimensionnez l’équipe selon le volume d’alertes et le risque, avec un personnel affecté à titre exclusif.
  6. Concevez un plan de formation spécifique à l’analyse pour l’équipe.
  7. Documentez la procédure d’alertes, d’examen spécial et de proposition de déclaration.
  8. Calibrez les scénarios et seuils de l’outil de surveillance et conservez la trace du calibrage.
  9. Intégrez l’unité technique dans le manuel LCB-FT : rattachement, fonctions, moyens et affectation.
  10. Informez périodiquement l’organe de contrôle interne et faites examiner l’unité par l’expert externe.

Source : loi 10/2010 (art. 17, 18, 26 ter, 52 et 57), décret royal 304/2014 (art. 31, 33 et 35) et recommandations du SEPBLAC sur les mesures de contrôle interne.

Dictionnaire opérationnel

Concepts clés de l’unité technique

Ces termes figurent dans la loi 10/2010, dans le décret royal 304/2014 et dans toute inspection du SEPBLAC.

UTÉquipe

Unité technique

Équipe spécialisée dans le traitement et l’analyse de l’information de lutte contre le blanchiment.

Art. 35.3 décret royal 304/2014.
OCIOrgane

Organe de contrôle interne

Responsable de l’application des politiques et procédures de prévention ; il se réunit et consigne ses décisions dans un procès-verbal.

Art. 26 ter.4 loi 10/2010.
ReprésentantPersonne

Représentant auprès du SEPBLAC

Responsable du respect des obligations d’information envers le Service exécutif.

Art. 26 ter.2 loi 10/2010.
Examen spécialAnalyse

Examen spécial

Analyse écrite de faits ou d’opérations pouvant être liés au blanchiment, avec ses conclusions.

Art. 17 loi 10/2010.
DéclarationSoupçon

Déclaration d’opérations suspectes

Déclaration au SEPBLAC des opérations pour lesquelles, après l’examen spécial, il existe un soupçon ou une certitude de blanchiment.

Art. 18 loi 10/2010.
AlerteOutil

Alerte

Avis que génère le système de surveillance lorsqu’une opération ou un client correspond à un scénario de risque.

Point d’entrée de l’analyse.
ExclusivitéExigence

Dédié à titre exclusif

Le personnel de l’unité technique ne partage pas son temps avec d’autres fonctions.

Art. 35.3 décret royal 304/2014.
SéparationIndépendance

Séparation fonctionnelle

Les organes de prévention opèrent séparés du service d’audit interne.

Art. 26 ter.6 loi 10/2010.
ManuelDocument

Manuel de prévention

Document qui rassemble les procédures de contrôle interne, y compris le fonctionnement des organes de contrôle.

Art. 33 décret royal 304/2014.
Playbook

Unité technique ou organe de contrôle interne : le rôle de chacun

Aspect
Unité technique
Organe de contrôle interne

Obligatoire pour

Unité technique : entités dont le chiffre d’affaires dépasse 50 M€ ou le total de bilan 43 M€.

Organe de contrôle interne : toutes les entités assujetties, sauf les exceptions de l’art. 35.2 du règlement.

Fonction

Unité technique : analyser l’information : alertes, examen spécial et propositions.

Organe de contrôle interne : appliquer les politiques et procédures de prévention et adopter des décisions.

Composition

Unité technique : personnel spécialisé affecté à titre exclusif.

Organe de contrôle interne : avec représentation, le cas échéant, des différents domaines d’activité.

Documentation

Unité technique : analyse et examen spécial par écrit.

Organe de contrôle interne : procès-verbaux de chaque réunion avec les décisions adoptées.

En cas d’absence

Unité technique : infraction grave (art. 52.1.ñ de la loi 10/2010).

Organe de contrôle interne : infraction grave (art. 52.1.ñ de la loi 10/2010).

Les erreurs que le SEPBLAC relève dans une unité technique

Ce sont des défaillances qui apparaissent dès que l’on examine les dossiers d’examen spécial.

  • Du personnel qui partage son temps avec des fonctions commerciales ou opérationnelles.
  • Des alertes closes sans analyse écrite ni motivation.
  • Une unité sans formation spécifique à l’analyse ni plan annuel.
  • Des scénarios et seuils de l’outil non révisés depuis sa mise en place.
  • Un manuel qui ne décrit ni l’unité technique, ni son rattachement, ni ses moyens.

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Dites-nous quel type d’entité assujettie vous êtes, vos chiffres de chiffre d’affaires et de total de bilan et comment vous analysez aujourd’hui les alertes, et nous vous disons ce dont a besoin votre unité technique.

L’unité technique dans la loi 10/2010 et dans son règlement

Mis à jour le 15 octobre 2026

La loi 10/2010, relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, laisse au règlement le soin de déterminer quelles entités assujetties doivent avoir des unités techniques pour le traitement et l’analyse de l’information (art. 26 ter.7). Le décret royal 304/2014 le précise à son art. 35.3.

Qui doit en avoir une

Les entités assujetties dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 50 millions d’euros ou dont le total de bilan annuel dépasse 43 millions. Les seuils s’interprètent conformément à la recommandation 2003/361 de la Commission (art. 31.3 du règlement). En dessous de ces montants, elle n’est pas obligatoire, alors que l’organe de contrôle interne l’est, sauf les exceptions de l’art. 35.2.

Comment elle doit être composée

L’unité technique doit disposer d’un personnel spécialisé, affecté à titre exclusif et ayant une formation adéquate en matière d’analyse. Les organes de prévention doivent disposer des ressources matérielles, humaines et techniques nécessaires (art. 26 ter.5 de la loi) et opérer en séparation fonctionnelle de l’audit interne (art. 26 ter.6). Les recommandations du SEPBLAC sur les mesures de contrôle interne demandent en outre que le manuel LCB-FT décrive son rattachement, ses fonctions, son personnel et son affectation.

Ce qu’elle fait au quotidien

Elle analyse les alertes des systèmes de surveillance, réalise l’examen spécial des opérations qui l’exigent et prépare la déclaration d’opérations suspectes sur laquelle décide le représentant auprès du SEPBLAC. Son travail est documenté par écrit et examiné dans le rapport de l’expert externe.

Ce qui change avec le décret royal 813/2026

Le décret royal 813/2026 modifie l’art. 35.1 du règlement : depuis le 28 octobre 2026, le représentant et jusqu’à deux personnes autorisées (trois dans les groupes) sont proposés par déclaration responsable. L’exigence d’une unité technique de l’art. 35.3 ne change pas.

Où cela s’inscrit

L’unité technique est une pièce du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux de l’entité et le soutien naturel du responsable de la conformité qu’exigera le règlement européen AMLR à partir de juillet 2027.

Unité technique Loi 10/2010 DR 304/2014 Organe de contrôle interne SEPBLAC Examen spécial Contrôle interne AMLR