SREP : processus de contrôle prudentiel

Nous préparons votre établissement au processus de contrôle et d’évaluation prudentiels (SREP) : modèle d’affaires, gouvernance interne, adéquation du capital (ICAAP), adéquation de la liquidité (ILAAP), tests de résistance et dialogue prudentiel avec la BCE et la Banque d’Espagne.

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Échelle de notation
1 à 4
P2R couvert par du CET1
56,25 %
Base légale
Art. 97 CRD
Orientations de l’EBA
EBA/GL/2022/03

Le SREP s’adapte à chaque type d’établissement

Établissement important (SI) supervisé par la BCE ou établissement moins important (LSI) supervisé par la Banque d’Espagne : l’intensité et la profondeur du SREP varient selon la catégorie.

Établissement important (SI)

Contrôle direct de la BCE

« Les établissements importants sont supervisés directement par des équipes conjointes (JST) de la BCE et de l’autorité nationale. Le SREP est annuel, avec une évaluation complète des quatre piliers et une décision individuelle de capital (P2R et P2G). »

Établissement moins important (LSI)

Contrôle de la Banque d’Espagne

« Les LSI sont supervisés directement par la Banque d’Espagne, la BCE exerçant une supervision indirecte. Le SREP est adapté de manière proportionnée à la taille et à la complexité de l’établissement, conformément aux orientations de l’EBA. »

Entreprises d’investissement et sociétés de gestion

Entreprises d’investissement

« Les entreprises d’investissement (ESI) et les sociétés de gestion sont soumises à un SREP adapté au titre de l’IFD/IFR (Investment Firms Directive/Regulation). La CNMV et la Banque d’Espagne exercent le contrôle selon le type d’établissement et les services fournis. »

Assureurs

Solvabilité II et SRP

« Les assureurs ont leur propre processus de contrôle prudentiel (SRP) au titre de Solvabilité II, dont les principes sont analogues à ceux du SREP bancaire : gouvernance, gestion des risques, capital (SCR/MCR) et ORSA. »

Que signifie une mauvaise note SREP ?

Une évaluation SREP négative peut entraîner des exigences de capital supplémentaires, des restrictions d’activité et un préjudice de réputation pour l’établissement.

Exigence de capital supplémentaire (P2R) : le superviseur peut exiger de l’établissement qu’il détienne du capital au-delà des minimums du Pilier 1, ce qui réduit sa capacité de distribution de dividendes et de croissance.

Orientation de capital (P2G) : outre le P2R, le superviseur peut fixer une orientation de capital supplémentaire fondée sur les résultats des tests de résistance. Son non-respect déclenche des restrictions automatiques.

Mesures qualitatives : le superviseur peut imposer des mesures de gouvernance, exiger des changements au sein du conseil, limiter des activités ou demander des plans d’action assortis d’échéances définies.

IGRMGouvernance interne

Une mauvaise note de gouvernance interne (IGRM) peut avoir un effet transversal sur l’ensemble de l’évaluation SREP. La BCE a renforcé l’évaluation de la diversité, de l’efficacité des organes et de la gestion du risque de LCB-FT.

Stress testTests de résistance

Les résultats des tests de résistance (stress tests) alimentent directement le SREP. Un résultat défavorable peut accroître sensiblement les exigences de capital de l’établissement.

RéputationMarché et notation

Les résultats agrégés du SREP sont publiés chaque année. Un établissement dont la note est faible peut subir un préjudice de réputation, la pression des analystes et une dégradation de sa notation de crédit.

Vous devez préparer votre établissement au SREP ?

Nous vous aidons dans une préparation complète : diagnostic des écarts, gouvernance interne, ICAAP, ILAAP, tests de résistance et accompagnement dans le dialogue prudentiel avec la BCE ou la Banque d’Espagne.

SREP : questions fréquentes

Qu’est-ce que le SREP ?

Le SREP (Supervisory Review and Evaluation Process, processus de contrôle et d’évaluation prudentiels) est le processus par lequel le superviseur bancaire (la BCE pour les établissements importants, la Banque d’Espagne pour les LSI) évalue de manière globale le profil de risque d’un établissement de crédit. L’objectif est de déterminer si l’établissement dispose d’une gouvernance interne adéquate, gère correctement ses risques et détient suffisamment de capital et de liquidité.

Le SREP est réalisé chaque année et repose sur les orientations de l’EBA (EBA/GL/2022/03) et sur la méthodologie élaborée par la BCE dans le cadre du Mécanisme de surveillance unique (MSU/SSM).

Quels sont les quatre piliers du SREP ?

Les quatre éléments du SREP

  • Modèle d’affaires : viabilité et soutenabilité du modèle d’affaires de l’établissement, principales activités, environnement concurrentiel et vulnérabilités.
  • Gouvernance interne et gestion des risques (IGRM) : efficacité des organes d’administration, fonctions de contrôle, dispositif d’appétence au risque, compliance, audit interne et gestion du risque technologique.
  • Risques pour le capital : risque de crédit, risque de marché, risque de taux d’intérêt (IRRBB), risque opérationnel et adéquation du capital (ICAAP).
  • Risques de liquidité et de financement : risque de liquidité à court terme, risque de financement et adéquation de la liquidité (ILAAP).
Qu’est-ce que l’ICAAP ?

L’ICAAP (Internal Capital Adequacy Assessment Process) est le processus interne par lequel l’établissement évalue sa propre adéquation du capital au regard de son profil de risque. La CRD exige que chaque établissement tienne un ICAAP proportionné à sa taille et à sa complexité.

Le superviseur examine l’ICAAP dans le cadre du SREP pour déterminer les exigences de capital du Pilier 2 (P2R). Un ICAAP insuffisant peut entraîner des exigences de capital supplémentaires.

Qu’est-ce que l’ILAAP ?

L’ILAAP (Internal Liquidity Adequacy Assessment Process) est l’équivalent de l’ICAAP pour la liquidité. L’établissement doit évaluer en interne s’il dispose de coussins de liquidité suffisants pour faire face à des scénarios défavorables.

Le superviseur examine l’ILAAP au titre du pilier des risques de liquidité du SREP et peut imposer des exigences de liquidité supplémentaires s’il juge l’ILAAP insuffisant.

Quelle note attribue le SREP ?

Le SREP attribue à chaque établissement une note globale de 1 à 4 (1 étant la meilleure et 4 la pire), ainsi que des notes individuelles pour chacun des quatre piliers. La note repose sur une méthodologie harmonisée et détermine les mesures prudentielles applicables.

Les notes 3 et 4 révèlent des déficiences importantes et s’accompagnent généralement de mesures prudentielles (exigences de capital, restrictions d’activité, plans d’action assortis d’échéances).

Que sont le P2R et le P2G ?

Le P2R (Pillar 2 Requirement) est l’exigence de capital supplémentaire que le superviseur impose à l’établissement à l’issue du SREP, au-delà des minimums du Pilier 1. Il est contraignant et doit être respecté en permanence avec du CET1.

Le P2G (Pillar 2 Guidance) est une orientation de capital supplémentaire fondée sur les résultats des tests de résistance. Il n’est pas contraignant au sens strict, mais son non-respect peut déclencher des restrictions à la distribution de dividendes (MDA).

Le SREP inclut-il les risques ESG ?

Oui. La méthodologie SREP de la BCE intègre progressivement et de manière transversale les risques climatiques et environnementaux (ESG) dans les quatre piliers. Les établissements doivent intégrer les risques ESG dans leur gouvernance interne, leur stratégie, leur gestion des risques et leurs processus ICAAP/ILAAP.

La mise à jour de la méthodologie SREP 2024 renforce l’intégration des facteurs ESG dans l’évaluation de la gouvernance interne (IGRM) et dans l’évaluation des risques pour le capital.

Comment un établissement se prépare-t-il au SREP ?

La préparation au SREP exige une approche globale couvrant les quatre piliers : revue du modèle d’affaires, renforcement de la gouvernance interne, amélioration de l’ICAAP et de l’ILAAP, et préparation du dialogue prudentiel.

  • Analyse des écarts (gap analysis) au regard des attentes prudentielles de la BCE et de la Banque d’Espagne.
  • Revue de l’efficacité des organes d’administration et des fonctions de contrôle.
  • Mise à jour de l’ICAAP et de l’ILAAP conformément aux orientations de l’EBA en vigueur.
  • Préparation des documents et des données que le superviseur demandera.
  • Simulation du dialogue prudentiel et préparation des réponses.

Les quatre piliers du SREP

Le superviseur évalue l’établissement selon quatre dimensions complémentaires. La note globale dépend du résultat obtenu dans chacune d’elles.

Pilier 1

Modèle d’affaires

Viabilité et soutenabilité du modèle d’affaires : principales lignes d’activité, sources de revenus, environnement concurrentiel, vulnérabilités et capacité à dégager des bénéfices de manière récurrente.

Pilier 2

Gouvernance interne et gestion des risques

Efficacité des organes d’administration, fonctions de contrôle (compliance, risques, audit interne), dispositif d’appétence au risque, agrégation des données, risque technologique, LCB-FT et diversité.

Piliers 3 et 4

Capital et liquidité

Évaluation des risques pour le capital (crédit, marché, IRRBB, opérationnel) et des risques de liquidité. Revue de l’ICAAP et de l’ILAAP et fixation des exigences du Pilier 2 (P2R et P2G).

Checklist : 10 clés pour une bonne évaluation SREP

  1. Un modèle d’affaires documenté, avec une analyse de la viabilité, de la soutenabilité et des principales vulnérabilités.
  2. Des organes d’administration efficaces : composition, diversité, disponibilité et formation adéquates.
  3. Un dispositif d’appétence au risque (RAF) approuvé par le conseil et opérationnel dans tout l’établissement.
  4. Des fonctions de contrôle indépendantes : compliance, gestion des risques et audit interne dotés de ressources suffisantes.
  5. Un ICAAP solide : identification des risques significatifs, quantification, planification du capital et tests de résistance.
  6. Un ILAAP complet : gestion de la liquidité, coussins, plan de contingence et tests de résistance de liquidité.
  7. Une agrégation des données de risques conforme aux principes BCBS 239.
  8. L’intégration des risques ESG dans la stratégie, la gouvernance et la gestion des risques de l’établissement.
  9. Un dispositif LCB-FT solide et intégré dans l’évaluation de la gouvernance interne.
  10. La préparation du dialogue prudentiel : documents, données et équipe chargée du contact avec le JST ou la Banque d’Espagne.

Si vous avez besoin d’aide pour préparer le SREP, consultez nos services en matière de marché des valeurs ou demandez une consultation gratuite.

Le SREP en détail

Anatomie du SREP : ce que le superviseur évalue

Le SREP n’est pas un examen ponctuel : c’est un processus de contrôle continu qui combine analyse sur pièces, inspections sur place, tests de résistance et dialogue avec l’établissement.

SREP : modèle d’affairesActivité

Analyse du modèle d’affaires

Le superviseur analyse la viabilité actuelle et la soutenabilité future du modèle d’affaires de l’établissement.

  • Principales lignes d’activité et concentrations
  • Sources de revenus et marges
  • Position concurrentielle et plan stratégique
SREP : gouvernance interneIGRM

Gouvernance interne et gestion des risques

Évaluation du cadre de gouvernance : organes, fonctions de contrôle, RAF, agrégation des données, LCB-FT, risque technologique et résilience opérationnelle.

  • Efficacité du conseil et des comités
  • Indépendance des fonctions de contrôle
  • Dispositif d’appétence au risque opérationnel
SREP : risques pour le capitalCapital

Risques pour le capital et ICAAP

Évaluation du risque de crédit, de marché, IRRBB et opérationnel. Revue de l’ICAAP et fixation des exigences du Pilier 2.

  • Risque de crédit et de concentration
  • IRRBB / CSRBB
  • Adéquation de l’ICAAP et tests de résistance
SREP selon le type d’établissementPar établissement

Intensité du SREP selon l’établissement

SI (BCE)

SREP annuel complet. JST dédié. Décision individuelle de P2R et de P2G. Test de résistance biennal.

LSI (Banque d’Espagne)

SREP proportionné. Fréquence et intensité selon la catégorie. Orientations de l’EBA adaptées.

ESI

SREP au titre de l’IFD/IFR. CNMV ou Banque d’Espagne selon le type. Proportionnalité selon la taille et l’activité.

Playbook SREP

SREP : notation et conséquences par pilier

Pilier
Ce que le superviseur évalue
Effet d’une mauvaise note

Modèle d’affaires

Viabilité, soutenabilité, diversification des revenus, plan stratégique et capacité à dégager des bénéfices.

Mesures qualitatives : changements stratégiques exigés, limitation d’activités, plan de restructuration.

Gouvernance (IGRM)

Organes d’administration, fonctions de contrôle, RAF, LCB-FT, risque technologique, agrégation des données et ESG.

Exigences de gouvernance : changements au sein du conseil, renforcement des fonctions de contrôle, plans d’action assortis d’échéances.

Capital

Risque de crédit, de marché, IRRBB, opérationnel. ICAAP, tests de résistance et planification du capital.

Exigence de capital supplémentaire (P2R). Orientation de capital (P2G). Restrictions sur les dividendes (MDA).

Liquidité

LCR, NSFR, ILAAP, coussins de liquidité, plan de contingence et tests de résistance de liquidité.

Exigences de liquidité supplémentaires. Plans de financement exigés. Restrictions d’activité.

Red flags : les signaux qui alertent le superviseur dans le SREP

Ces déficiences peuvent avoir un effet négatif sur la note SREP de votre établissement.

  • Un conseil d’administration manquant de diversité, insuffisamment disponible ou dépourvu de formation financière.
  • Un ICAAP ou un ILAAP traités comme des exercices formels, sans réelle intégration dans la gestion de l’établissement.
  • Un dispositif d’appétence au risque (RAF) générique, non opérationnel ou déconnecté des limites de la première ligne.
  • Des déficiences persistantes dans l’agrégation et le reporting des données de risques (BCBS 239).
  • Un dispositif LCB-FT faible : depuis 2020, la BCE intègre les déficiences en matière de LCB-FT dans l’évaluation de la gouvernance interne.
Glossaire

Les concepts clés du SREP

Si votre établissement est confronté au SREP, voici les termes que vous devez maîtriser.

SREPProcessus

Supervisory Review and Evaluation Process

Processus annuel par lequel le superviseur évalue le profil de risque de l’établissement de crédit et détermine les mesures prudentielles nécessaires, y compris les exigences de capital et de liquidité.

Base légale : art. 97 CRD IV/V. Orientations EBA/GL/2022/03.
ICAAPCapital

Internal Capital Adequacy Assessment Process

Processus interne d’évaluation de l’adéquation du capital. L’établissement identifie ses risques significatifs, quantifie ses besoins en capital et planifie sa solvabilité à moyen terme.

Donnée clé du SREP pour déterminer le P2R.
ILAAPLiquidité

Internal Liquidity Adequacy Assessment Process

Processus interne d’évaluation de l’adéquation de la liquidité. L’établissement évalue ses besoins de liquidité, ses coussins, ses sources de financement et sa capacité de résistance face à des scénarios défavorables.

Il complète l’ICAAP sur le volet de la liquidité.
P2RCapital

Pillar 2 Requirement

Exigence contraignante de capital supplémentaire imposée par le superviseur à l’issue du SREP, au-delà des minimums du Pilier 1. Elle doit être couverte par du CET1 (au moins 56,25 %).

Propre à chaque établissement. Non publiée individuellement.
P2GCapital

Pillar 2 Guidance

Orientation de capital supplémentaire fondée sur les résultats des tests de résistance. Elle n’est pas contraignante au sens strict, mais son non-respect peut déclencher des restrictions automatiques à la distribution (MDA).

Elle est déterminée à partir des résultats du scénario défavorable.
MSU / SSMSupervision

Mécanisme de surveillance unique

Cadre européen de supervision bancaire dans lequel la BCE supervise directement les établissements importants (SI) et supervise indirectement les établissements moins importants (LSI) par l’intermédiaire des autorités nationales.

Opérationnel depuis novembre 2014.
JSTÉquipe

Joint Supervisory Team

Équipe de supervision conjointe composée de personnel de la BCE et de l’autorité nationale compétente, affectée à chaque établissement important. Elle est responsable du SREP et du dialogue prudentiel continu.

Interlocuteur principal de l’établissement auprès du superviseur.
IGRMGouvernance

Internal Governance and Risk Management

Pilier du SREP qui évalue l’efficacité de la gouvernance interne de l’établissement : organes d’administration, fonctions de contrôle, dispositif d’appétence au risque, culture du risque et gestion du risque technologique.

Note IGRM : effet transversal sur l’ensemble du SREP.
IRRBBRisque

Interest Rate Risk in the Banking Book

Risque de taux d’intérêt dans le portefeuille bancaire. Évalué dans le pilier des risques pour le capital du SREP. Les orientations de l’EBA et la CRD VI renforcent son traitement réglementaire.

Inclut désormais le CSRBB (Credit Spread Risk).

SREP ASSESSMENT CONSOLE

Panneau d’évaluation SREP : notation par pilier et par type d’établissement

La note SREP (1 à 4) est attribuée à chaque pilier et de manière globale. Le niveau d’exigence et l’intensité de la supervision varient selon la catégorie de l’établissement.

Intensité du SREP par catégorie d’établissement

La proportionnalité est un principe clé : les établissements les plus grands et les plus complexes font l’objet d’une supervision plus intensive.

Dimension
SI (BCE)
LSI (Banque d’Espagne)
ESI
Fréquence
AnnuelComplet
Annuel/biennalProportionné
AdaptéIFD/IFR
ICAAP/ILAAP
ObligatoireExamen approfondi
ObligatoireProportionné
SimplifiéSelon la taille
Stress test
EBA biennalDonnée directe pour le P2G
Banque d’Espagne périodiqueProportionné
InterneSelon la complexité

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SREP : cadre réglementaire et contrôle prudentiel en Europe

Le SREP (Supervisory Review and Evaluation Process) est le processus central du contrôle prudentiel bancaire dans l’Union européenne. Sa base normative se trouve à l’article 97 de la CRD IV/V (directive sur les exigences de fonds propres), qui impose aux autorités compétentes de revoir et d’évaluer de façon continue les profils de risque des établissements de crédit et de déterminer si leurs fonds propres et leurs procédures sont adéquats.

Le SREP dans le Mécanisme de surveillance unique (MSU)

Depuis novembre 2014, la BCE supervise directement les établissements importants (SI) de la zone euro par l’intermédiaire d’équipes de supervision conjointes (JST). La BCE a élaboré une méthodologie SREP harmonisée, alignée sur les orientations de l’EBA (EBA/GL/2022/03), qui est mise à jour périodiquement pour tenir compte des nouvelles réglementations et de l’évolution des pratiques prudentielles. La méthodologie SREP 2024 apporte des améliorations significatives à l’évaluation de la gouvernance interne (IGRM) et au cadre de risque de capital.

Les quatre piliers du SREP

Le SREP évalue quatre dimensions : le modèle d’affaires (viabilité et soutenabilité), la gouvernance interne et la gestion des risques (IGRM), les risques pour le capital (crédit, marché, IRRBB, opérationnel et adéquation de l’ICAAP) et les risques de liquidité et de financement (ILAAP, LCR, NSFR). Le superviseur attribue une note de 1 à 4 à chaque pilier et une note globale, et peut imposer des exigences de capital supplémentaires (P2R), des orientations de capital (P2G) et des mesures qualitatives.

Le SREP en Espagne

En Espagne, la Banque d’Espagne est l’autorité nationale compétente au sein du MSU. Elle supervise directement les établissements moins importants (LSI) et participe aux JST des établissements importants. Le SREP se déroule conformément aux orientations de l’EBA et à la méthodologie de la BCE, en appliquant le principe de proportionnalité selon la taille et la complexité de chaque établissement.

SREPBCEEBABanque d’EspagneCRD VICAAPILAAPMSU / SSM

Sources officielles

Textes de référence, avec lien vers le texte officiel :

Textes et liens vérifiés en .