Ce que confère le token
Nous analysons les droits économiques, de vote, d’usage ou de remboursement, à partir du white paper, des contrats et, si nécessaire, du code.
Avant de lancer un token, il faut savoir ce qu’il est juridiquement. Nous analysons ses droits au regard du règlement MiCA et des lignes directrices de l’ESMA, nous vous remettons un rapport motivé et, s’il s’agit d’un crypto-actif, nous préparons l’explication de l’art. 8.4 de MiCA qui accompagne le white paper.
Vous ne savez pas si votre token est une valeur mobilière ?
Indiquez-nous quels droits confère votre token et comment vous comptez le vendre : nous vous dirons si un rapport de qualification est nécessaire et combien il coûte.
De la qualification du token dépendent la règle applicable, le document dont vous avez besoin, l’autorité qui vous supervise et qui peut le commercialiser.
Nous analysons les droits économiques, de vote, d’usage ou de remboursement, à partir du white paper, des contrats et, si nécessaire, du code.
Nous appliquons les critères de l’ESMA pour les valeurs mobilières, les instruments du marché monétaire, les parts d’organismes de placement collectif et les dérivés.
Nous vérifions si le token vise à maintenir une valeur stable référencée à une monnaie officielle ou à d’autres actifs.
Nous passons en revue les exclusions : NFT uniques, dépôts, assurances et les autres cas de l’art. 2 de MiCA.
Nous vous remettons un rapport avec la qualification, le raisonnement et les conséquences pratiques pour votre projet.
S’il s’agit d’un crypto-actif, nous rédigeons l’explication qui accompagne la notification du white paper, avec le modèle des AES.
Ce sont les situations pour lesquelles on nous demande le plus souvent un rapport de qualification.
MiCA exige de joindre à la notification une explication des raisons pour lesquelles le token n’est ni un instrument financier, ni un jeton référencé ou de monnaie électronique.
Les banques, les plateformes et les prestataires de services sur crypto-actifs demandent de plus en plus une analyse juridique avant de travailler avec un token.
Les investisseurs veulent savoir si le token est une valeur mobilière, car cela change leurs droits et leur risque réglementaire.
Si le token donne un droit d’usage et, en plus, une participation aux bénéfices, l’ESMA indique qu’il faut d’abord examiner s’il s’agit d’un instrument financier.
Données du règlement MiCA, de la loi 6/2023 et des lignes directrices de l’ESMA et des autorités européennes de surveillance (AES).
MiCA ne s’applique pas aux crypto-actifs qui sont des instruments financiers : ils relèvent de la réglementation sur les valeurs mobilières.
L’autorité n’approuve pas le white paper avant sa publication ; il lui est notifié.
La notification explique pourquoi le token n’est pas exclu de MiCA, n’est pas un jeton de monnaie électronique et n’est pas un jeton référencé à des actifs.
Délai minimal de préavis avec lequel le white paper et l’explication sont notifiés avant d’être publiés.
La qualification repose sur les droits et le contenu économique du token, non sur son nom ni sur la technologie.
Autorité compétente pour MiCA en Espagne ; la Banque d’Espagne supervise les jetons référencés à des actifs et les émetteurs de jetons de monnaie électronique.
Envoyez-nous le white paper ou une description des droits du token : nous vous indiquerons quelle règle s’applique et de quel document vous avez besoin.
On analyse son contenu économique, non son nom. Selon les lignes directrices de l’ESMA sur la qualification des crypto-actifs en instruments financiers, un token est une valeur mobilière négociable s’il n’est pas un instrument de paiement, appartient à une catégorie de valeurs et est négociable sur le marché des capitaux ; conférer des droits équivalents à ceux d’une action (dividendes, vote) ou d’une obligation (remboursement du principal, intérêts) va dans ce sens.
Il sort du champ de MiCA (art. 2.4) et relève de la réglementation sur les valeurs mobilières : loi 6/2023, MiFID et règlement Prospectus. S’il est représenté dans un registre distribué, il faut une ERIR. Nous l’expliquons dans avocats en tokenisation.
C’est le document qui accompagne la notification du white paper d’un crypto-actif qui n’est ni un jeton référencé ni un jeton de monnaie électronique. Il doit expliquer pourquoi le token n’est pas exclu de MiCA, n’est pas un jeton de monnaie électronique et n’est pas un jeton référencé à des actifs. Les AES ont publié un modèle et un test standardisé, applicables depuis le 12 mai 2025.
Au moins 20 jours ouvrables avant sa publication (art. 8.5 de MiCA). L’autorité ne l’approuve pas au préalable (art. 8.3), mais elle peut demander des modifications ou suspendre l’offre si elle détecte des problèmes. En Espagne, l’autorité est la CNMV. Plus d’informations sur le white paper.
Pas toujours. L’ESMA avertit qu’un token dit « utilitaire » peut être un instrument financier s’il reproduit des droits propres à une valeur mobilière. La simple attente d’une hausse du prix ne suffit pas à le qualifier ainsi, mais le droit à une part des bénéfices pèse très lourd.
Les NFT uniques et non fongibles sont hors du champ de MiCA, sauf s’ils remplissent les critères de l’instrument financier. L’ESMA précise que l’unicité s’apprécie d’après le contenu du token, et non d’après son identifiant technique, et que les fractions d’un NFT ne sont pas automatiquement considérées comme uniques.
Cela dépend de la complexité du token et de la documentation disponible. Après examen du white paper et des contrats, nous vous remettons un devis forfaitaire qui inclut, si vous en avez besoin, l’explication de l’art. 8.4.
Nous suivons l’ordre proposé par l’ESMA et les AES : d’abord l’instrument financier, puis les jetons et les exclusions.
S’il remplit les critères d’une valeur mobilière ou d’un autre instrument, cette qualification l’emporte.
Dans le cas contraire, nous vérifions s’il s’agit d’un jeton de monnaie électronique ou d’un jeton référencé à des actifs.
NFT uniques et autres cas qui restent hors du champ de MiCA.
Source : Règlement (UE) 2023/1114 (art. 2, 3 et 8), lignes directrices de l’ESMA du 19-03-2025 et lignes directrices conjointes des AES JC 2024 28.
Termes du règlement MiCA, de MiFID II et des lignes directrices de l’ESMA.
Représentation numérique d’une valeur ou d’un droit qui peut être transférée ou stockée au moyen de la DLT ou d’une technologie similaire.
Catégorie de valeurs négociables sur le marché des capitaux, comme les actions et les obligations.
Token qui vise à maintenir une valeur stable référencée à une monnaie officielle.
Token qui vise à maintenir une valeur stable référencée à d’autres actifs ou à une combinaison d’actifs.
Token qui donne accès à un bien ou à un service de l’émetteur.
Il combine plusieurs fonctions ; s’il remplit les critères de l’instrument financier, cette nature prévaut.
Règle et document : Loi 6/2023 et MiFID ; prospectus sauf exemption ; ERIR s’il est sur DLT.
Qui supervise et qui commercialise : CNMV ; entreprises de services d’investissement.
Règle et document : MiCA, titre IV ; seuls les établissements de crédit ou de monnaie électronique peuvent l’émettre.
Qui supervise et qui commercialise : Banque d’Espagne pour l’émetteur.
Règle et document : MiCA, titre III ; agrément de l’émetteur (ou notification, s’il s’agit d’un établissement de crédit) et avis juridique.
Qui supervise et qui commercialise : Banque d’Espagne.
Règle et document : MiCA, titre II ; white paper notifié avec l’explication de l’art. 8.4.
Qui supervise et qui commercialise : CNMV ; prestataires de services sur crypto-actifs.
Ce sont celles que nous rencontrons le plus souvent dans les white papers et les présentations aux investisseurs.
Indiquez-nous quels droits confère votre token et comment vous comptez le distribuer : nous préparons pour vous un diagnostic et un devis sur mesure.
Mis à jour le 4 novembre 2026
Le règlement (UE) 2023/1114 (MiCA) ne s’applique pas aux crypto-actifs qui sont des instruments financiers (art. 2.4). C’est pourquoi la première question de tout projet est de savoir si le token est un instrument financier : si oui, il relève de la réglementation sur les valeurs mobilières ; sinon, de MiCA.
L’ESMA a publié le 19 mars 2025 ses lignes directrices sur les conditions et critères de qualification des crypto-actifs en instruments financiers. Elles reposent sur deux principes : la neutralité technologique, car la tokenisation ne change pas la nature de l’instrument, et la primauté du fond sur la forme. Elles analysent les valeurs mobilières négociables, les instruments du marché monétaire, le placement collectif, les dérivés, les jetons utilitaires, les NFT et les tokens hybrides.
La personne qui offre un crypto-actif qui n’est ni un jeton référencé ni un jeton de monnaie électronique notifie son white paper à l’autorité au moins 20 jours ouvrables avant de le publier, avec une explication des raisons pour lesquelles le token n’est pas exclu de MiCA et n’est pas l’un de ces jetons (art. 8). Les autorités européennes de surveillance ont fixé le modèle et un test standardisé dans leurs lignes directrices conjointes, applicables depuis le 12 mai 2025.
Si le token est un crypto-actif, passez au white paper et, si vous comptez le distribuer, à la licence CASP. S’il s’agit d’un stablecoin, consultez jetons de monnaie électronique et jetons référencés à des actifs. S’il s’agit d’une valeur mobilière, voyez avocats en tokenisation.